Rôdeurs sur les verts

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Le Brésilien Adilson Da Silva à l'entraînement sur le parcours de Barra da Tijuca

AP, Charlie Neibergall

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Pendant toute la durée des Jeux, nous vous présentons des portraits et des histoires hors du commun. Aujourd'hui : le retour olympique du golf... sous haute surveillance

Nombre des plus grandes vedettes ont renoncé aux Jeux en prétextant la crainte d'une piqûre de moustique. Sur le parcours de Barra da Tijuca, ce sont toutefois des créatures autrement plus inquiétantes qui rôderont autour des golfeurs alors que le golf fait son retour olympique, jeudi.

Caïmans, capybaras, singes, bradypes (paresseux à trois doigts prolongés de longues griffes), chevêches des terriers (chouettes aux longues pattes), voire boas constrictors... Tous sont susceptibles de faire des apparitions sur le parcours où les hommes, puis les femmes (17-20 août), qui ont décidé de braver la menace du virus Zika transmis par les moustiques, se disputeront la première médaille d'or olympique de golf depuis 1904.

S'ils ne sont pas aussi communs sur les parcours que l'eau ou le sable des fosses de sable, les reptiles ne sont pas des obstacles tout à fait inconnus pour les joueurs de la PGA qui peuvent en croiser sur les golfs de Floride. Mais les panneaux prévenant du danger disséminés sur le parcours des Jeux olympiques ont de quoi inquiéter, même si le responsable des verts Mark Johnson assure ne pas trop craindre les caïmans vivant dans les lacs près des trous 2, 3, 5 et 9.

«Ils ne mesurent que cinq pieds au maximum. Bon sang, j'en ai dans mon jardin qui mesurent 10 à 12 pieds!» lance cet Américain vivant en Floride. Selon lui, en outre, les caïmans de Barra da Tijuca ne sortent que la nuit et sont plutôt timides.

Reste que des dresseurs seront placés tout au long du parcours et que tout caïman repéré trop près du public ou des joueurs sera capturé et évacué vers le parc naturel voisin.

Les jardiniers chargés de l'entretien du parcours de... (AFP, Jim Watson) - image 2.0

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Les jardiniers chargés de l'entretien du parcours de golf olympique considèrent que ce sont les capybaras (photo), les plus gros rongeurs vivant sur la planète, qui sont susceptibles de créer le plus de dégâts.

AFP, Jim Watson

Zone marécageuse

Le parcours olympique de l'architecte Gil Hanse a été construit exprès pour les Jeux dans la zone marécageuse de Marapendi. Depuis que le golf de Barra da Tijuca existe, le nombre d'espèces animales vivant dans la zone est passé de 118 à 263.

Les jardiniers chargés de l'entretien du parcours considèrent que ce sont les capybaras, les plus gros rongeurs vivant sur la planète, qui sont susceptibles de créer le plus de dégâts. «Ils mangent l'herbe durant la nuit», explique Johnson. «Il y en a entre 30 et 40 à l'intérieur du périmètre du parcours. Mais eux, ils vivent ici, nous, on joue au golf. Alors, il faut qu'on coexiste...»

Outre ces rongeurs de la taille d'un chien, et sans compter différentes espèces de serpents, dont des boas, et des singes ayant élu domicile dans les arbres autour du vert du 12e trou, il y a toutes sortes d'oiseaux; notamment des chevêches des terriers.

«Je pense qu'elles sont allées dans 80 % des fosses de sable» du parcours, estime Johnson, précisant qu'une famille avait actuellement établi son nid dans une trappe en bordure du vert du neuvième trou.

Ray Whitney reconverti en «caddie» pour le Canada

Ray Whitney troquera son bâton de hockey pour... (AP, Sharon Ellman) - image 4.0

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Ray Whitney troquera son bâton de hockey pour un sac de golf lors des JO de Rio. 

AP, Sharon Ellman

À compter de jeudi, le Canada va amorcer la défense de son titre de golf olympique... 158 ans plus tard. C'est en effet le Canadien George Lyon qui avair remporté l'or aux JO de St. Louis en 1904, dernière présence de cette discipline au grand rendez-vous planétaire. 

À Rio, Graham DeLaet pourra miser sur un ex-joueur de la Ligue nationale de hockey pour tenter de graver son nom à la suite de son compatriote. Son «caddie» sera en effet Ray Whitney, qui a disputé 1330 matchs dans la LNH et remporté la Coupe Stanley en 2006. 

Les deux hommes se sont liés d'amitié au club Whisper Rock de Scottsdale (Arizona), où ils sont membres. Et lorsque le Montréalais Julien Trudeau, le «caddie» régulier de DeLaet, a refusé de se rendre à Rio en raison des inquiétudes concernant le virus Zika, le golfeur de 34 ans s'est tourné vers Whitney, qui a déjà été le «caddie» de l'Américaine Juli Inkster. Whitney soutient qu'il aidera DeLaet à rester positif dans les moments plus frustrants. «C'était la même chose quand je jouais avec Eric Staal en Caroline et qu'il connaissait une mauvaise séquence. Je lui disais qu'il ne lui fallait qu'un petit but facile pour le relancer. Les athlètes n'ont pas besoin d'être ensevelis sous les critiques, ils se critiquent déjà suffisamment eux-mêmes.» David Hearn est l'autre golfeur canadien inscrit aux JO de Rio.  Avec La Presse canadienne

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