Odum, esprit vaudou de la force, aide Neymar!

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Helio Sillman, propriétaire d'une boutique spécialisée dans la pratique du «macumba», a effectué un rituel vaudou pour aider l'équipe de soccer du Brésil.

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Claire DE OLIVEIRA NETO
Agence France-Presse
Rio de Janeiro, Brésil

Helio Sillman, adepte des religions afro-brésiliennes, a préparé à Rio de Janeiro un rituel de «macumba» pour donner force et énergie à la Seleçao de football de Neymar, qui ont évité une élimination honteuse dès le premier tour des JO-2016 en l'emportant 4-0 face au Danemark.

Neymar da Silva Santos
... (AFP, Evaristo Sa) - image 1.0

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Neymar da Silva Santos

AFP, Evaristo Sa

«Il manque l'esprit olympique à l'équipe brésilienne. Je vais demander à Odum, l'esprit de la force, d'attirer sur Neymar les "bons fluides" pour lui redonner l'envie de se donner à fond», avit expliqué Helio à l'AFP.

Il portait pour la circonstance un tee-shirt de la Seleçao, et, autour du cou, plusieurs colliers de petites perles typiques du Candomblé, de l'Umbanda ou de la Macumba (rites afro-brésiliens). Ceux-là sont vert et jaune, aux couleurs du Brésil.

Il a monté son petit autel vaudou dans sa boutique «Monde des Orixas» du grand marché populaire de Madureira, dans la zone nord et populaire de Rio. On y trouve plus de cinq mille amulettes, objets rituels comme des tam-tam et toutes les statuettes des orixas (divinités) comme Yemanja, la déesse de la mer dans le Candomblé.

Neymar, poupée N.10

«Dans ce grand plat en bois ovale, je mets les 11 poupées représentant les joueurs de la Seleçao, les uns à côté des autres. Au milieu, je place des grains de raisin, des grains de riz et des épis de blé, qui représentent la prospérité. J'allume ces deux bougies jaune et verte pour envoyer de la lumière aux joueurs», poursuit Helio.

Il attrape la poupée numéro 10, lui bouge la jambe gauche puis la droite vers l'avant: «Là, c'est Neymar, il court, il drible. Vous verrez, demain (mercredi), il va marquer des buts», assure-t-il.

Dans le plat, l'entraîneur du Brésil correspond à la poupée numéro 13: «C'est Zagallo, car l'actuel entraîneur (Rogerio Micale) est inconnu. Zagallo, même à l'hôpital, est capable d'envoyer sa force spirituelle aux joueurs», poursuit Helio.

Mario Zagallo, 84 ans, triple champion du monde avec le Brésil, deux fois comme joueur (1958, 62) et une fois comme sélectionneur, en 1970 au Mexique, a été hospitalisé cette semaine à Rio.

Joueurs en mal d'«axé»

Même pendant les jeux Olympiques, le football reste le sport roi au Brésil.

Mais le foot masculin va de désastre en fiasco depuis le Mondial-2014 et sa déroute traumatisante 7-1 contre l'Allemagne en demi-finale.

Avant le match contre le Danemark, l'ambiance était électrique autour de la «seleçao olimpica» après deux 0-0 contre l'Afrique du Sud et l'Irak, les deux équipes les moins redoutables du groupe A.

«Les joueurs manquent d'inspiration et ils ont bien besoin d'un 'axé'«(énergie, pouvoir, force en langue africaine yoruba utilisée dans les rituels du Candomblé), déclare à l'AFP Simone Silva, venue acheter un plat en terre pour faire une offrande à son orixa, même si elle est catholique.

Dans le plus grand pays catholique du monde, le syncrétisme religieux est toujours très présent.

Malgré des préjugés ancestraux et l'intolérance actuelle des puissantes églises évangéliques néo-pentecôtistes, le Candomblé et l'Umbanda ont encore beaucoup d'adeptes dans ce pays de 204 millions d'habitants.

Rage

Les Brésiliens sont tellement exaspérés par leur équipe olympique que nombre d'entre eux ont barré rageusement d'une croix sur leur tee-shirt de partisan le 1 du N.10 (du capitaine Neymar), ne laissant apparaître que le 0.

D'autres ont barré le nom de Neymar pour le remplacer par celui de Marta, la capitaine de l'équipe féminine de foot qui fait honneur au "jogo bonito" (beau jeu).

«Il faut que les Brésiliens ne se découragent pas, qu'ils supportent leur équipe, au lieu de la huer. Vous verrez demain, ce sera un autre match! Neymar aura retrouvé son esprit sportif et de leader de groupe!», avait assuré Helio, sûr de la bienveillance des «esprits».

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