Les vols et agressions se multiplient aux JO

Un phénomène que connaissent bien les Cariocas, un... (AP, Alessandra Tarantino)

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Un phénomène que connaissent bien les Cariocas, un peu moins les étrangers de passage: les vols et agressions sont fréquents à Rio de Janeiro. Même si le christ veille sur la cité...

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Didier Lauras
Agence France-Presse
Rio de Janeiro, Brésil

Le phénomène est certes fréquent lors de chaque Jeux olympiques, mais à Rio, il a pris des proportions inquiétantes: les vols et agressions diverses se multiplient dans et à proximité des compétitions, mettant les organisateurs sous pression dans une ville connue pour sa criminalité.

Les journalistes, en particulier photographes et cameramans, payent un lourd tribut avec des appareils photo, des caméras voire des sacs entiers d'équipements hors de prix qui disparaissent dans les bureaux de la presse accréditée, en centre-ville, dans les bus, voire dans les stades.

Un phénomène que connaissent bien les Cariocas, un peu moins les étrangers de passage, émus notamment par le mort de deux personnes par balles, près du stade Maracana et du boulevard olympique, le jour de la cérémonie d'ouverture.

Photographes et journalistes visés

L'histoire du photographe de News Corp, Brett Costello, a ainsi fait le tour de la ville. L'Australien s'est fait subtiliser pour des dizaines de milliers de dollars de matériel. Il a ensuite reconnu son voleur quelques jours plus tard, portant sa chasuble d'accrédité.

«Je connaissais mon numéro, les chasubles en portent toutes un. Si un mec arrive avec une veste qu'il m'a piquée il y a deux jours, il y a bien un problème, non?», a-t-il raconté sur le site internet The Australian.

La vidéo du vol, filmée par les caméras de sécurité, a été publiée par le site australien Daily Telegraph. On y découvre en pleine lumière un manège à trois: une femme qui détourne l'attention, un homme qui part avec le sac et un troisième qui oriente la victime en panique du côté opposé de celui où est parti son complice.

Même un ministre étranger

L'Agence France-Presse (AFP), qui dispose de 700 mètres carrés dans le Parc Olympique pour quelque 180 accrédités, a été dépouillée à plusieurs reprises dans ses locaux. Un de ces vols a été capté par les caméras de surveillance, montrant un homme et une femme repartir avec une valise pleine de matériel, et là encore une chasuble numérotée.

«Nous avons alerté les autorités évidemment. Il y a un problème de sécurité, certaines personnes parviennent à entrer sur les sites et dans les bus de l'organisation sans accréditation», a regretté Éric Baradat, chef des opérations de la photo pour l'AFP.

Mais les médias ne sont pas les seuls exposés. Plusieurs athlètes chinois se sont plaints de vols et autres désagréments. Shi Dongpeng, spécialiste du 110 m haies, a expliqué à un média d'État qu'il s'était fait voler son ordinateur. «Perdre de l'argent m'évitera peut-être de plus grands problèmes par la suite», a-t-il commenté avec philosophie.

Idem pour la délégation danoise, détroussée au Village olympique. «À cause des nombreux travailleurs, personnel d'entretien et femmes de chambre supplémentaires qui ont été introduits dans le Village olympique à notre demande, nous avons été sujets à une série de vols», a expliqué Morten Rodtwitt à la chaîne danoise TV 2. «Ça va des téléphones aux iPads en passant par (...) des draps».

Même les hauts responsables n'y échappent pas. Le ministre de l'Éducation du Portugal, Tiago Brandao Rodrigues, a été attaqué samedi dernier à Ipanema, l'un des quartiers les plus chics de Rio.

Le CIO ne regrette rien

Selon le quotidien Extra, le ministre a été agressé à la pointe du couteau et forcé de remettre son argent, son téléphone portable et un sac. «Cela a été une frayeur, la nuit a passé et tout va bien maintenant», a déclaré le lendemain une de ses collaboratrices.

Difficile d'espérer une amélioration radicale. Rio est une ville notoirement dangereuse, dans laquelle une certaine richesse cotoie l'immense pauvreté des favelas, qui représentent quelque 20% de la population de la mégalopole.

Mais Mark Adams, porte-parole du Comité international olympique (CIO), a affirmé ne pas regretter le choix du Brésil. «Ces choses là arrivent dans les rues malheureusement et c'est terrible», a-t-il convenu alors qu'il était interrogé sur l'agression de deux rameurs australiens.

«Mais est-ce qu'on aurait quand même choisi de venir pour les premiers Jeux en Amérique du Sud? J'en suis sûr, a ajouté Adams. C'est important que les jeux Olympiques ne soient pas juste un petit club européen ou américain. Ils doivent se répandre tout autour du monde. Ils doivent porter ce sentiment universel».

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