Boire ou tirer, telle est la question

L'interdiction de l'alcool pour les archers va de... (AP, Natacha Pisarenko)

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L'interdiction de l'alcool pour les archers va de la première flèche de l'entraînement officiel jusqu'au podium.

AP, Natacha Pisarenko

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Agence France-Presse
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Boire ou tirer, il faut choisir. Impossible de participer aux concours olympiques de tir à l'arc avec de l'alcool dans le sang. Et comme sur la route, un éthylomètre est chargé d'appliquer la loi.

«C'est une petite boîte, à peu près aussi grosse qu'un paquet de cigarettes, avec des embouts interchangeables et un lecteur digital dessus. On souffle dedans 5 à 6 secondes jusqu'à ce qu' il y ait un bip. Une fois le bip passé, il y a l'analyse de la machine et, là, on nous annonce notre taux d'alcoolémie dans le sang. Nous, on doit être à zéro», explique le Français Jean-Charles Valladont, quatrième archer mondial et récent champion d'Europe.

En cas de taux interdit, une prise de sang suit. L'interdiction de l'alcool va «de la première flèche de l'entraînement officiel, donc la veille de la compétition en général, et jusqu'au podium», précise l'archer.

Du dopage

La Fédération internationale de tir à l'arc est stricte : ce sport se pratique uniquement à jeun. Ici, pas question de sécurité, il s'agit surtout de lutter contre une forme de dopage, lié au côté relaxant et désinhibant de l'alcool.

«Au tir à l'arc, l'alcool est interdit en compétition parce que ça peut améliorer nos performances», déclare Valladont. «C'est sûr, quand tu as quatre grammes, tu ne vas pas mettre une flèche au milieu de la cible, mais si tu as un petit degré d'alcool, ça te permet d'inhiber tout ce qui se passe autour, le stress. Tout ça permet d'être un peu plus performant.»

Heureusement pour l'équipe de France, l'alcool n'est pas interdit hors compétition. «Ma soeur est devenue vigneronne, mon père a toujours fait du vin. C'est le hobby de mon père, on a un petit vignoble dans le Doubs. Donc, forcément, j'ai été habitué, ça fait partie de mon éducation», assure Valladont. «J'aime bien boire un coup, déguster des bonnes bouteilles de vin. J'ai énormément de vin à la maison parce que je suis un grand amateur.»

«Heureusement qu'on ne nous interdit pas de boire de l'alcool, sinon je ne ferais pas de tir à l'arc», décoche le passionné de chasse et de pêche. 

Pour les archers, il faudra quand même attendre encore un peu pour siroter une caïpirinha à Copacabana.

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