La flamme olympique a connu l'épreuve du feu

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La flamme olympique a parcouru une certaine distance sur une planche de surf jeudi, portée par le Brésilien Rico de Souza.

AP, Charlie Riedel

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Rio

Un jaguar tué par balle, des attaques à l'eau, un accident policier ou encore un roi à la flamme vacillante... La torche olympique a passé l'épreuve du feu avant son entrée au Maracana vendredi pour la cérémonie d'ouverture des JO de 2016.

Un athlète tient la torche olympique devant un... (Archives AFP) - image 1.0

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Un athlète tient la torche olympique devant un jaguar, considéré comme le symbole de l'Amazonie. Un des jaguars exhibés sur le parcours de Manaus a dû être abattu après qu'il se soit échappé de son enclos.

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Allumé le 21 avril dans les ruines de la cité antique d'Olympie en Grèce, le feu sacré du sport a atterri au Brésil le 3 mai et en a parcouru plus de 300 villes dans ses 27 États régionaux, porté par quelque 12 000 personnes, le plus souvent en courant, mais aussi à cheval, en bateau, sur une planche de surf... Au cours d'un aussi long périple, cela ne pouvait aller sans heurt dans la vie d'une flamme.

Extinction

Plus grand félin des Amériques en voie de disparition, un des jaguars exhibés sur le parcours de la torche à Manaus fin juin s'échappe soudain lors de son passage d'un enclos à l'autre. Il doit être abattu par balle, car les tranquillisants tardent à faire effet alors qu'il attaque l'un de ses soigneurs.

L'incident connaît un certain retentissement et le comité organisateur Rio2016 déplore «une erreur» d'avoir associé la torche à «un animal sauvage attaché». Ironie du sort, le jaguar est précisément le symbole de la délégation brésilienne aux Jeux...

Extinction (bis)

Plusieurs personnes essaient sans succès d'éteindre le feu olympique, la plupart pour dénoncer les dépenses publiques afférentes : fin juin à Maracaju, un homme tente son coup avec un seau d'eau; à Porto Alegre début juillet, deux personnes se lancent avec une bouteille et un verre; mi-juillet, c'est carrément un extincteur qu'un homme emploie à Joinville; fin juillet à Guarulhos, un jeune utilise une bombe à eau.

Le cortège policier ceinture chaque fois rapidement l'intrus, promis à un tour au poste, alors que seule la nature réussit là où ils échouent, lorsque la pluie éteint la flamme pendant quelques minutes à Salvador fin mai. Mais le comité organisateur relativise ces désagréments : le convoi compte huit lanternes de sécurité, contenant chacune un peu du feu olympique.

Étincelles

Le 21 juillet à Osasco, dans la banlieue de São Paulo, se produit un accident parmi les membres du cortège : un policier à moto vient percuter violemment un de ses confrères roulant à vélo, juste devant le porteur de la torche. Plus de peur que de mal, finalement, pour les deux hommes malgré quelques bobos. Signe des temps, pendant qu'ils gisaient à terre, les membres tout endoloris, un homme s'est précipité afin de faire un selfie devant eux.

Embrasements

C'est la présidente Dilma Rousseff, quelques jours avant sa suspension dans une procédure de destitution, qui embrase la première torche avec le feu olympique à Brasilia. Et dès le premier jour, le cortège passe parmi des groupes à pancartes et slogans hostiles à son vice-président Michel Temer, devenu chef d'État par intérim le 12 mai.

Pelé et la flamme olympique lors d'une photo... (Archives AFP) - image 2.0

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Pelé et la flamme olympique lors d'une photo prise le 22 juillet

Archives AFP

À partir de fin juillet, le climat social s'invite, notamment à Angra dos Reis, où la manifestation réclamant une meilleure santé publique tourne à l'affrontement violent avec les forces de l'ordre, jets de projectiles contre grenades assourdissantes et gaz lacrymogènes. Une partie du parcours est annulée.

Mercredi à Rio, la police repousse des manifestants anti-Temer. L'un des porteurs, tout à trac, baisse son short pour laisser apparaître un «Temer, dégage» écrit sur ses fesses.

Allumage

Pelé, le «Roi» du sport roi, est pressenti pour être le dernier porteur de la flamme, celui qui allumera la vasque du Maracana. Les engagements de l'ex-joueur de soccer de 75 ans avec ses commanditaires, évoqués dans un premier temps, ne s'y opposeront pas.

«Ce n'est plus le problème. La question maintenant c'est la douleur musculaire qui affecte sa mobilité. Il s'est fait examiner par un médecin. Mais il ne sait toujours pas s'il pourra allumer la vasque. Il fait tout son possible», a expliqué son porte-parole, José Fornos Rodrigues. Pelé, qui ne se déplace plus que difficilement et avec une canne, ressent des douleurs à la hanche dont il s'est fait opérer deux fois ces dernières années.

L'ex-tennisman Gustavo «Guga» Kuerten est très populaire au Brésil : une alternative si Pelé infligeait un revers à l'olympisme?

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