L'ingénierie pour conquérir le monde

Ingénieur civil, le Canadien Mark de Jonge est... (La Presse Canadienne, Sean Kilpatrick)

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Ingénieur civil, le Canadien Mark de Jonge est impliqué «dans tous les aspects scientifiques» touchant le kayak.

La Presse Canadienne, Sean Kilpatrick

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Joshua Clipperton
La Presse Canadienne

Mark de Jonge pense constamment à la course.

Ingénieur civil, le kayakiste canadien a remporté la médaille de bronze au K1 200 mètres aux Jeux olympiques de 2012. Il est aussi le double champion en titre au sprint.

De Jonge pense et soupèse sans arrêt, que ce soit relativement à son équipement ou à sa mécanique. Il est en quête de n'importe quel avantage qui puisse lui permettre de réaliser son rêve, soit de remporter la médaille d'or aux Jeux olympiques de Rio de Janiero.

«Je suis vraiment impliqué dans tous les aspects scientifiques qui touchent mon sport. Cela m'a permis de devenir champion du monde et, je l'espère, de devenir un champion olympique», déclare l'athlète de 32 ans.

Quand il n'est pas dans les bassins d'eau, de Jonge se sert de ses connaissances afin de s'entraîner de façon optimale. Comme il le dit sur son site Web personnel : «Je suis l'athlète le mieux informé dans mon sport relativement aux techniques utilisées pour pagayer.»

«Le fait de travailler avec ma propre équipe et de pouvoir me servir de mes qualités d'ingénieur dans mon sport m'ont grandement aidé, note le diplômé de l'université Dalhousie. Se servir de l'ingénierie dans le sport, c'est vraiment formidable pour moi.»

Scott Logan, le directeur technique de haute performance de Canoë Kayak Canada, dit que le besoin de de Jonge de remettre en question des pratiques courantes d'entraînement lui permet de relaxer.

De Jonge l'intellectuel

«C'est un intellectuel et il veut demeurer alerte, note Logan. Il trouve toujours de petits projets pour se distraire ou pour s'occuper. Sinon, on en revient à : "Mange, dors et entraîne-toi. Mange, dors et entraîne-toi." Ça devient monotone. À temps perdu, tu peux penser à plein de choses négatives, te mettre à douter, etc.

«Si tu sais t'occuper, ça te permet d'être plus mature et d'être plus impliqué dans tout le processus d'entraînement. Beaucoup d'autres athlètes doivent être encadrés.» Figurant au nombre des favoris dans sa discipline, de Jonge concède qu'il ne peut changer grand-chose au plan technique en raison des réglements stricts qui prévalent lors des compétitions, mais il admet que cela lui apporte une tranquillité d'esprit de savoir qu'il a supervisé tous les aspects d'une course.

«J'ai scruté tous les paramètres techniques entourant mon embarcation et mes pagaies, a dit de Jonge, qui a remporté la médaille d'or aux Jeux panaméricains en 2015 à Toronto. Je suis plus ou moins au même niveau de préparation quant à ma façon de pagayer afin d'être sûr que tout fonctionne bien. Il y a quelques embarcations différentes et quelques pagaies différentes. On peut ajuster certaines choses en fonction des besoins de chaque athlète.»

Congé prolongé

Après avoir raté la qualification en vue des Jeux olympiques de 2004 et de 2008 sur de longues distances, de Jonge a travaillé durant trois ans avec une firme d'ingénierie avant de prendre un congé prolongé afin de se qualifier pour les Jeux de 2012 quand l'épreuve de 200 mètres K-1 a été ajoutée au programme olympique. Et c'est à ce moment que sa carrière a pris son envol.

De Jonge a remporté sa première médaille à la Coupe du monde en 2011 et il a fait fi d'une blessure au doigt afin d'obtenir la dernière place au sein de l'équipe olympique canadienne pour Londres, où il a remporté sa médaille de bronze.

Puis, il a remporté la médaille d'argent aux Championnats du monde de 2013 avant de mettre la main sur la médaille d'or, tant en 2014 qu'en 2015.

«Il a des prédispositions pour cette distance, estime Logan, en parlant de l'athlète de 5 pieds et 9 pouces, 200 livres. Durant des années, il n'a jamais réussi à s'imposer sur 1000 mètres. Puis, l'épreuve de 200 mètres a été inscrite au programme et il s'est naturellement imposé.»

Athlète méconnu à la veille des JO de 2012, de Jonge sait que les attentes à son endroit à l'approche des JO de Rio l'ont contraint à prioriser tout ce qui pourra lui permettre de monter sur la plus haute marche du podium.

Et le fait que ses épreuves s'amorcent uniquement le 19 août, soit deux jours avant la fin des JO, implique qu'il devra s'occuper d'ici là. «C'est une année plus importante que pour Londres, note de Jonge. Ma préparation m'aide dans l'approche, mais il est facile de s'emporter.»

Une semaine fertile en émotions pour Fournel

Le kayakiste Hugues Fournel est passé par toute la gamme des émotions la semaine dernière avant d'obtenir la confirmation qu'il vivra sa deuxième expérience olympique en compagnie de Ryan Cochrane aux Jeux de Rio.

C'est la suspension d'un équipage russe en K2 à la suite d'une infraction de dopage qui a ouvert la porte à Fournel et à Cochrane. Le Canada sera donc représenté par 11 athlètes à Rio dans les épreuves de canoë et kayak.

«J'ai commencé à avoir vent de la rumeur que le Canada avait obtenu deux autres places de quota pour le K2 200 m masculin mercredi dernier, a confié Fournel. À partir de ce moment, j'ai vécu des émotions en montagne russe.»

Sa période d'incertitude a pris fin dimanche lorsqu'il a reçu l'appel de l'entraîneur de l'équipe canadienne Frédéric Jobin.

«Il m'a invité à le rejoindre pour prendre un café et il n'est pas passé par quatre chemins. Ces premiers mots ont été de me dire : "C'est toi qui y va". Le stress vécu pendant cinq jours est tombé en l'espace d'une seconde», a confié celui qui fêtera ses 28 ans, vendredi, journée de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Rio.

Fournel et Cochrane, originaire de Halifax, ont repoussé au maximum la date de leur départ, question de passer le plus de temps possible sur l'eau au lac Beauport. Comme l'épreuve de K2 200 mètres est prévue à l'horaire des jeux les 17 (demi-finales) et 18 août (finale), ils quitteront pour le Brésil le 12. Et l'athlète de Dorval se montre confiant en vue de la compétition, même s'ils auront eu peu de temps pour se préparer.

«Nous avons repris l'entraînement depuis plusieurs jours. Et déjà aujourd'hui [mardi], nous nous sommes approchés de nos meilleurs temps. Nous avons tellement d'expérience ensemble - six championnats du monde et une présence aux Jeux olympiques - que nous savons exactement ce qu'il faut faire pour atteindre la vitesse maximale.» Le duo s'est classé 7e au 200 mètres aux Jeux de Londres en 2012.

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