Gardez la tête hors de l'eau à Rio!

Une étude démontre que les 1400 athlètes devant... (AP, Leo Correa)

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Une étude démontre que les 1400 athlètes devant prendre part aux compétitions aquatiques ainsi que les touristes fréquentant les plages de Rio courent le risque de tomber gravement malades.

AP, Leo Correa

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Jenny Barchfield
Associated Press
Rio de Janeiro

À quelques jours du début des Jeux olympiques d'été au Brésil, les cours d'eau de Rio de Janeiro sont toujours aussi sales, contaminés par des eaux usées non traitées grouillantes de virus et de bactéries, selon une étude de 16 mois commandée par l'Associated Press.

Non seulement les quelque 1400 athlètes devant prendre part aux compétitions aquatiques risquent-ils de tomber gravement malades, mais les touristes qui fréquentent les légendaires plages d'Ipanema et de Copacabana, qui ont aussi fait l'objet de tests pour le compte de l'Associated Press, pourraient aussi éprouver de sérieux problèmes de santé.

L'étude a révélé des taux élevé et dangereux de virus dans les eaux des installations aquatiques des Jeux olympiques et paralympiques en raison de la pollution, un coup dur pour le projet olympique de Rio qui a sonné l'alarme chez les marins, les rameurs et les nageurs en eaux libres.

Les premiers résultats publiés il y a plus d'un an montraient des taux de virus jusqu'à 1,7 million de fois plus élevés que ce qui serait considéré comme inquiétant aux États-Unis et en Europe. Avec ces concentrations, les athlètes qui ingèrent aussi peu que trois cuillères à thé d'eau sont presque certains de contracter des virus pouvant causer des maladies de l'estomac et du système respiratoire et, plus rarement, une inflammation du coeur ou du cerveau. Le risque de tomber malade dépend toutefois d'une série de facteurs, dont la force du système immunitaire des individus concernés.

Un échec

Depuis la publication de ces données préliminaires, beaucoup d'athlètes ont pris des précautions poussées pour prévenir toute maladie qui pourrait potentiellement les forcer à abandonner la compétition, incluant consommer des antibiotiques de manière préventive, blanchir leurs avirons ainsi que porter des combinaisons et des gants en plastique afin de limiter les contacts avec l'eau.

Mais les antibiotiques combattent les infections causées par les bactéries, pas celles provoquées par les virus. Or, l'étude de l'Associated Press a découvert la présence d'adénovirus, détectée grâce à la culture cellulaire et confirmée par des protocoles de biologie moléculaire, sur près de 90 % des sites testés pendant 16 mois.

«C'est un pourcentage très, très, très élevé, a déclaré la Dre Valerie Harwood, directrice du département de biologie intégrative de l'University of South Florida. De tels taux de virus pathogènes pour l'humain, c'est pas mal du jamais vu dans les eaux de surface des États-Unis. Vous ne verriez jamais ce type de taux ici parce que nous traitons nos eaux usées.»

Si les athlètes ont décidé de prévoir le coup, qu'en est-il des 300 000 à 500 000 étrangers qui doivent se rendre à Rio pour les Olympiques? Les tests effectués sur plusieurs des plages les plus célèbres de la ville ont révélé non seulement des taux de virus élevés, mais aussi la présence importante de marqueurs bactériologiques provenant des eaux usées qui susciteraient des inquiétudes dans d'autres pays et excèdent même les normes plutôt laxistes de Rio concernant la propreté des eaux.

Les autorités locales, dont le maire de Rio, reconnaissent que le nettoyage des cours d'eau a été un échec, ce qui n'empêche pas les représentants du comité olympique de continuer à répéter que les eaux de Rio seront sécuritaires pour les athlètes comme pour les visiteurs.

Malgré tout, à la lumière des découvertes de l'Associated Press, la Dre Harwood a un seul conseil à donner aux athlètes et voyageurs : «Ne mettez pas votre tête dans l'eau.»

Une vraie course contre la montre

Le CIO et les organisateurs des JO de Rio sont lancés dans une véritable course contre la montre, à quatre jours de la cérémonie d'ouverture vendredi toujours sur fond d'interrogation sur la participation des sportifs russes.

C'est presque un ultimatum. La question de la participation des sportifs russes doit être tranchée rapidement, et en tout cas avant l'ouverture des Jeux vendredi.

Le ministre russe des Sports, Vitali Moutko a indiqué lundi qu'il attendait même une réponse avant mardi. «J'espère qu'aujourd'hui ou demain, toutes les formalités permettant à notre équipe [de concourir à Rio] seront remplies», a affirmé M. Moutko à Paris.

La décision finale revient à un panel de trois membres nommés par le Comité international olympique (CIO). Ce trio est chargé d'éplucher - et éventuellement d'amender - les listes de sportifs russes proposées par les fédérations internationales de chaque sport.

Un village olympique qui laisse à désirer

Le temps manque aussi cruellement aux organisateurs. Les athlètes du monde entier débarquent à Rio, alors que le village olympique laisse à désirer.

Lors de son inauguration le 24 juillet, des problèmes de finition touchaient la moitié de ses 31 immeubles (de la fuite d'eau aux toilettes bouchées par des blocs de béton), désormais tous résorbés après le recours en urgence à quelque 630 plombiers...

Bref, les organisateurs jouent sans filet. Y compris pour certaines installations. Dans le parc olympique, on donne les derniers coups de peinture et on livre les derniers équipements.

La principale interrogation tourne autour du vélodrome, qui n'a été livré que fin juin. Ce qui a empêché l'organisation d'une véritable épreuve «test» avant le début des compétitions, prévu le 11 août.

Cette précipitation de dernière minute a également accompagné la construction de la nouvelle ligne de métro vers le parc olympique inaugurée samedi. Elle est entrée (partiellement) en service lundi. Faute d'essais grandeur nature, elle ne transportera pour l'instant que les membres de la «famille olympique».  

Le plombier britannique

La Grande-Bretagne s'est préparée au pire après la polémique autour des Australiens et de leur chaotique installation au village olympique de Rio. «Nous avons notre propre plombier, qui sera là quotidiennement. Peut-être que les douches de certains seront un peu plus froides que ce qu'ils souhaitent, mais on est préparés», a expliqué le chef de mission Mark England. En revanche, pas de pompier britannique dépêché, alors qu'un incendie s'est déclaré dimanche chez les Australiens.  

Un drôle d'envoi...

Une mauvaise manipulation de Draymond Green et ce qui ne devait rester qu'une blague dans sa sphère privée s'est retrouvé visible sur son compte Snapchat pendant une dizaine de minutes dimanche après-midi. «J'ai appuyé sur le mauvais bouton et ça craint. C'était censé être privé», a regretté l'ailier fort des Warriors de Golden State Warriors, tête d'affiche de l'équipe américaine de basketball. L'objet de la controverse : une photo de son pénis. Lors de ses prochaines sessions Snapchat, il vérifiera sans doute sept fois le destinataire de son message avant de cliquer sur «envoyer».  

Quatre Saoudiennes

L'Arabie saoudite, qui alignera des sportives pour la deuxième fois seulement aux JO, sera représentée par quatre femmes, soit deux de plus qu'en 2012. Elles ont été invitées par le Comité international olympique, aucune n'étant parvenue à se qualifier directement. Il est très compliqué pour les femmes de pratiquer un sport dans le royaume d'Arabie Saoudite, celles-ci devant notamment être couvertes de la tête aux pieds lors des compétitions.  Avec AFP

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