Un comité du CIO tranchera sur le sort de chaque athlète russe

Des anneaux olympiques ont été installés près du... (AFP, Yasutoshi Chiba)

Agrandir

Des anneaux olympiques ont été installés près du stade de volleyball de plage à Copacabana.

AFP, Yasutoshi Chiba

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Les Jeux de Rio

Sports

Les Jeux de Rio

Tous nos textes sur les Jeux de Rio 2016 »

Associated Press
Rio de Janeiro

Le Comité international olympique (CIO) a mis sur pied un comité spécial de trois personnes qui aura la tâche d'approuver la participation de chaque athlète russe aux Jeux olympiques de Rio.

Le conseil exécutif du CIO a pris cette décision, samedi, lors de sa dernière rencontre avant l'ouverture des Jeux de Rio, vendredi prochain. Le porte-parole du CIO, Mark Adams, a expliqué que le comité allait trancher sur le sort des candidatures des athlètes russes qui auront été acceptées par les fédérations sportives et par un arbitre indépendant.

«Ce comité va décider d'accepter ou de refuser la proposition finale, a déclaré Adams. Nous voulons montrer que nous avons le dernier mot.»

Cette décision survient alors qu'un scandale de dopage a mené à l'exclusion de plus de 100 athlètes russes qui ont participé à un système de dopage étatisé. Plus de 250 athlètes ont reçu le feu vert des fédérations sportives pour participer aux Jeux de Rio.

Le comité va devoir rendre ses décisions avant la cérémonie d'ouverture, dans six jours.

«Nous manoeuvrons avec un échéancier extrêmement serré, a déclaré Adams. Ça doit être fini d'ici vendredi au plus tard.»

«Pour s'assurer que le CIO soit heureux»

Le comité sera composé de trois membres du conseil exécutif: le Turc Ugur Erdener, président de la commission médicale du CIO, l'Allemande Claudia Bokel, présidente de la commission des athlètes, et l'Espagnol Juan Antoinio Samaranch fils, le vice-président de la Fédération de pentathlon moderne.

Adams a révélé que le comité allait revoir le cas de chaque athlète accepté par les fédérations, mais ne s'attardera pas aux dossiers de ceux qui ont été bannis. Un arbitre du Tribunal arbitral du sport procédera à un jugement initial avant que la décision finale soit acheminée au comité.

«Ce comité de révision se penchera sur chaque décision, sur chaque athlète, pour s'assurer que le CIO soit heureux avec la décision qui est prise, a dit Adams. C'est très important que le CIO prenne la décision finale en se basant sur des recommandations indépendantes.»

La rencontre de samedi est survenue moins d'une semaine après que le CIO eut décidé de ne pas bannir la délégation russe des Jeux en raison du scandale de dopage. En rejetant les demandes de plusieurs agences antidopage qui exigeaient une interdiction complète à l'égard de la Russie, le CIO a confié le mandat aux fédérations sportives d'accepter ou de refuser des athlètes.

Outre les 67 Russes de la délégation d'athlétisme, plus de 30 autres athlètes ont vu leur candidature être refusée selon les nouveaux critères de sélection du CIO. Les huit membres de l'équipe d'haltérophilie ont été bannis vendredi pour les résultats de tests antidopage «extrêmement choquants» qui ont «déshonoré» le sport.

Le CIO a été sévèrement critiqué par les agences antidopages, par les athlètes et par les médias occidentaux pour ne pas avoir banni la Russie. Les demandes pour une interdiction complète ont fusé de toutes parts après la publication du rapport de l'Agence mondiale antidopage mené par l'avocat canadien Richard McLaren. Ce dernier a mis en lumière un système de dopage dirigé par le ministère des Sports russe.

Le président du CIO, Thomas Bach, a défendu sa décision en disant qu'il voulait protéger les athlètes qui n'avaient pas été impliqués dans le scandale.

Les Jeux «ne seront pas propres», croit un ancien contrôleur

Yuliya Stepanov a dévoilé les rouages d'un système... (AP) - image 3.0

Agrandir

Yuliya Stepanov a dévoilé les rouages d'un système de dopage à grande échelle, orchestré par les autorités sportives russes et couvert par de la corruption.

AP

«Il n'y a aucune raison de penser que les Jeux de Rio seront propres», a affirmé samedi Vitali Stepanov, ancien contrôleur de l'agence antidopage russe et à l'origine, avec son épouse Yuliya, des révélations sur le dopage dans l'athlétisme de son pays.

«Cela a toujours été le cas aux jeux Olympiques, il n'y a jamais eu de Jeux propres, et il n'y a aucune raison de penser que Rio sera propre. Malheureusement, des athlètes dopés seront en compétition», a déclaré le lanceur d'alerte au journal brésilien O Estado de Sao Paulo.

L'entrevue s'est déroulée sur Skype depuis «un endroit en Amérique du nord», où les époux Stepanov vivent en exil, loin de la Russie où leurs révélations a fait d'eux des parias, voire des traîtres pour certains.

La faute aux déclarations de Yuliya, visage découvert, dans un documentaire de l'ARD diffusé en décembre 2014. Cette ancienne coureuse de 800 m, suspendue deux ans pour dopage, y dévoile les rouages d'un système de dopage à grande échelle, orchestré par les autorités sportives russes et couvert par de la corruption.

Mais Yuliya, bien que soutenue par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) qui l'avait repêchée pour les JO de Rio, a été interdite de concourir au Brésil par le Comité international olympique (CIO), en raison d'un contrôle positif en 2013.

«Ils ne veulent pas de la vérité»

L'instance olympique «n'a jamais soutenu ceux qui ont dénoncé le dopage ou la corruption. Elle craint les lanceurs d'alerte parce ça serait la fin d'un système entier», a expliqué Stepanov.

«Ils ne veulent pas de la vérité, a-t-il insisté. Nous avons les preuves de corruption dans le noble sport des jeux Olympiques, mais le CIO ne veut pas savoir.»

Le fait que le CIO n'ait pas voulu exclure l'intégralité de la délégation russe, laissant le soin aux fédérations de ''faire le tri'' montre que «c'est tolérance zéro non pour le dopage, mais pour l'éthique», a-t-il estimé.

«Ils veulent montrer au monde que tout se passe bien et tout doit être couvert. Ils préfèrent cacher quelque chose de négatif, parce que les problèmes font perdre de l'argent. Le CIO n'est pas animé par les valeurs olympiques, mais par l'argent», a-t-il ajouté.

Le CIO avait décidé d'inviter les époux Stepanov à Rio, mais ils ont fait savoir qu'ils n'avaient pas l'intention de se rendre au Brésil comme simples spectacteurs.

L'Agence mondiale antidopage et l'Agence américaine antidopage ont apporté leur soutien à Stepanova après son exclusion et une pétition en ligne réclamant sa participation aux JO-2016 a déjà reçu 20000 signatures.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer