Poutine prédit des «Jeux moins spectaculaires»

Retenant ses larmes, la perchiste russe Yelena Isinbayeva,... (AFP, Alexander Zemlianichenko)

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Retenant ses larmes, la perchiste russe Yelena Isinbayeva, la tête d'affiche des 67 athlètes russes exclus des Jeux olympiques de Rio, a demandé aux membres de la délégation de son pays de montrer au monde «de quel bois ils se chauffent».

AFP, Alexander Zemlianichenko

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Agence France-Presse
Moscou

Le président russe, Vladimir Poutine, en a remis une couche dans les critiques envers le Comité internatinal olympique (CIO) en estimant mercredi que l'exclusion de nombreux sportifs russes «dépassait l'entendement» et que cela rendra les Jeux de Rio «moins spectaculaires».

Sous les ors du Kremlin, le président russe, lui-même grand amateur de sport, a reçu mercredi la sélection russe sur le départ pour Rio. Une sélection chaque jour un peu moins nombreuse avec les exclusions exigées par le CIO.

Ces exclusions «injustes» ont porté «un coup de poignard à l'ensemble du monde du sport», a insisté Poutine. «Je pense, et vos collègues des autres grandes puissances sportives mondiales le comprennent, que la qualité de leurs médailles sera différente. C'est une chose de gagner face à des rivaux à sa hauteur, c'en est une autre de gagner face à ceux d'une classe inférieure», a mentionné le président russe à la foule, qui comprenait plusieurs athlètes punis.

«C'est une campagne bien orchestrée qui visait nos athlètes, laquelle était fondée sur le principe du deux poids, deux mesures et le concept de sanction collective, qui n'a rien à voir avec les principes de justice et d'équité», a ajouté Poutine sous l'oeil attentif de la double championne olympique de saut à la perche, Yelena Isinbayeva, qui est la principale tête d'affiche des 67 athlètes russes écartés des JO.

En retenant ses larmes, Isinbayeva a confié aux athlètes russes qui se rendront à Rio qu'ils devaient «montrer de quel bois ils se chauffent. Pour vous-mêmes, mais pour nous également».

D'autres décisions attendues

Loin de ces états d'âme, les diverses Fédérations internationales continuaient pour leur part de faire le tri parmi les sportifs russes autorisés ou pas à concourir au Brésil, conformément à la demande du CIO. Plus d'une dizaine de fédérations internationales doivent encore se prononcer alors que, sur les 387 noms présentés initialement par le Comité olympique russe pour Rio, ils ne sont déjà plus que 279 à pouvoir encore prétendre décrocher une médaille au Brésil.

Pour qu'un sportif russe soit autorisé à participer aux Jeux, le CIO avait fixé trois critères dimanche : ne jamais avoir été sanctionné pour dopage, quand bien même la peine aurait été purgée; ne jamais avoir été cité dans le rapport McLaren qui a révélé l'étendue du système de dopage d'État depuis 2011 dans 30 sports, dont 20 des 28 disciplines olympiques présentes à Rio; et pouvoir présenter des tests antidopage négatifs et crédibles. Avec Associated Press

Une porte s'ouvre pour le Canada en kayak

Le Canada devrait hériter de la place libérée par l'exclusion de la Russie à l'épreuve du K2 200 m masculin en canoë-kayak. Le bateau russe ne pourra pas se pointer aux Jeux de Rio en raison des accusations de dopage qui pèsent sur les athlètes de ce pays. Leur laissez-passer a donc été offert la nation qui suivait au classement mondial, mais la Suède l'a refusé, ce qui ouvre la porte à un équipage canadien. «Le quota nous revient, la Fédération internationale de canotage devrait le confirmer sous peu. Je ne sais pas encore qui le formera, je dois me pencher sur la question, trouver une façon de trancher et me décider rapidement. Bien sûr, c'est en lien avec le dopage et ça nous affecte directement. Mais pour nous, contrairement aux Russes, c'est une bonne nouvelle. Tant pis pour eux, tant mieux pour nous», disait Frédéric Jobin, l'entraîneur de l'équipe canadienne de sprint (200 m). Il a le choix entre Ryan Cochrane, Étienne Morneau, Hugues Fournel et Marc-Alexandre Gagnon. L'équipe nationale de sprint s'entraîne à Lac-Beauport, même le champion du monde et favori Mark De Jong y a passé tout l'été. Du côté féminin, Andréanne Langlois et Émilie Fournel font déjà partie de l'équipe olympique. Carl Tardif

L'escrime russe épargnée

Au coeur de la tourmente à la suite de l'exclusion d'une centaine de sportifs olympiques pour cause de dopage, la Russie a appris une bonne nouvelle, mercredi, lorsque la Fédération internationale d'escrime a indiqué que 197 tests réalisés sur les athlètes russes dans 35 pays différents au cours des deux dernières années s'étaient tous révélés négatifs. Seize escrimeurs russes se sont donc qualifiés pour les Jeux de Rio et quatre agissent à titre de réservistes. Richard McLaren, l'enquêteur de l'Agence mondiale antidopage, avait cependant rapporté la semaine dernière que quatre tests qui s'étaient révélés positifs chez des escrimeurs russes avaient disparu au cours des dernières années. AP

Bach «peut être acheté», estime Claudia Pechstein

Claudia Pechstein... (Photo: AP) - image 5.0

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Claudia Pechstein

Photo: AP

L'ancienne championne olympique allemande de patinage de vitesse Claudia Pechstein s'est jointe mercredi au flot de critiques visant Thomas Bach, le président du Comité international olympique, après sa décision de ne pas suspendre le Comité olympique russe des Jeux de Rio. «À mes yeux, Bach peut être acheté politiquement», a déclaré à l'agence SID, filiale de l'AFP, la quintuple médaillée d'or olympique entre 1994 et 2006. «Il ment au monde quand il prône publiquement qu'il est nécessaire de respecter la présomption d'innocence de tous les athlètes», a argumenté celle qui avait été suspendue deux ans pour dopage en 2009 à cause d'anomalies dans son passeport biologique. «Dans mon cas, il n'y a jamais eu de présomption d'innocence», a affirmé la patineuse, qui a toujours contesté sa suspension, clamant, médecins à l'appui, que ces anomalies étaient dues à une maladie congénitale. «J'ai été condamnée sans aucune justification, sans aucune preuve, juste à cause d'un calcul de probabilités absurde.» En qualifiant de «lâche» la décision du CIO, Pechstein s'est jointe à d'autres athlètes allemands qui ont exprimé leur colère. Bach «fait partie du système de dopage, pas du système antidopage. J'ai honte de Thomas Bach», avait notamment déclaré le champion olympique du disque Robert Harting, mardi. «Un dérapage inacceptable», a répondu Bach. AP et AFP

Un kangourou contre les clés de la ville de Rio

Les clés de la ville et des excuses en échange d'un kangourou en peluche :le maire de Rio a voulu tourner la page mercredi, après l'incident qui l'a opposé à l'Australie en raison des problèmes rencontrés par ses athlètes à leur arrivée au Village olympique.

«C'est la seule délégation qui va recevoir les clés de la ville, donc Rio est ouverte aux Australiens», a déclaré le maire Eduardo Paes lors d'une cérémonie au Village olympique. «J'ai vu les problèmes, c'était le pire bâtiment, je reconnais les problèmes qu'ils ont eus. Je voulais leur présenter mes excuses formelles.»

À son arrivée dimanche, la délégation australienne avait refusé d'intégrer son bâtiment «inhabitable» avec des problèmes électriques, de plomberie et de gaz. Depuis, des réparations de dernière minute ont été effectuées dans le bâtiment de l'Australie et dans le reste des 3600 appartements du Village.

Les athlètes australiens, qui avaient été placés dans des hôtels, ont commencé à s'installer dans le Village mardi soir. «Nous sommes très contents d'être ici, contents du Village olympique, de la ville qui est merveilleuse, de ses habitants», a indiqué Kitty Chiller, chef de la délégation australienne, qui a remis au maire mercredi un kangourou en peluche avec des gants de boxe et un t-shirt de l'équipe australienne.

Ce geste se voulait une réponse à la boutade lancée dimanche par le maire :«On va leur mettre un kangourou pour que les Australiens se sentent à l'aise.» L'humour du maire avait suscité un certain émoi dans la presse australienne. «On n'a pas besoin de kangourous, mais de plombiers», avait répliqué sèchement la délégation australienne. AFP

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