Tri des athlètes russes à géométrie variable

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Les fédérations internationales ont entamé le tri des sportifs russes en vue des JO de Rio, avec un zèle et une rigueur à géométrie variable.

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Agence France-Presse

Les fédérations internationales ont entamé le tri des sportifs russes en vue des JO de Rio, avec un zèle et une rigueur à géométrie variable. Au moins 105 athlètes de la délégation olympique russe, qui en comptait initialement 387, ont été exclus jusqu'à présent.

Les fédérations réactives

Les fédérations les plus réactives (aviron, canoë, natation) ne sont certes pas allées aussi loin que l'athlétisme, qui avait suspendu l'ensemble de la Fédération russe en novembre, pour ne finalement repêcher qu'une seule athlète, Darya Klishina, sur les 68 inscrits.

La natation (FINA) a ajouté lundi trois nageurs à la liste des indésirables présentée par le Comité olympique russe, dont la vedette Vladimir Morozov. Tous étaient cités dans le rapport McLaren comme ayant bénéficié des manipulations de leurs échantillons.

Le canoë (ICF), qui avait déjà exclu totalement les concurrents roumains et biélorusses, a pour sa part sanctionné cinq céistes et kayakistes russes engagés dans les épreuves en ligne, dont le champion olympique en titre du K2 200 m, Alexander Dyachenko. Une disqualification qui permettra à quatre pays d'engager des bateaux supplémentaires.

«C'est un autre coup dur pour le mouvement olympique et nous sommes attristés par le fait que notre sport soit impliqué, a déclaré le secrétaire général de l'ICF, Simon Toulson. L'ICF suivra sa politique de tolérance zéro et exclura tous les athlètes qui enfreindront les règlements... Si vous franchissez la ligne, vous n'atteindrez pas la ligne de départ.»

L'aviron (FISA), qui avait déjà disqualifié trois rameurs lundi, en a exclu 19 de plus mardi en raison de contrôles antidopage considérés comme non crédibles. Avec seulement six rameurs éligibles [sur 28 initialement engagés], la Russie ne pourra présenter qu'une seule embarcation à Rio. Les quatre places vacantes ont été réattribuées à l'Italie (2), la Grèce et l'Australie.

Mardi, le volleyball a annoncé la non-participation d'un joueur, contrôlé positif au meldonium, sans pour autant compromettre la participation de l'équipe. De son côté, le pentathlon moderne a exclu Maxim Kustov et Ilia Frolov, triple champion du monde. La Fédération internationale de voile a, elle, déclaré inéligible le Russe Pavel Sozykin, engagé en 470.

Les fédérations au travail

Parmi les décisions les plus attendues, dans la foulée du verdict du Comité international olympique (CIO) dimanche, celle de l'Union cycliste internationale (UCI).

Parmi les 17 cyclistes russes engagés dans toutes les disciplines, au moins deux pourraient faire les frais du critère imposé par le CIO selon lequel les sportifs russes contrôlés positif au cours de leur carrière ne sont pas éligibles au Jeux. Il s'agit d'Olga Zabelinskaya et d'Ilnur Zakarin, tous deux qualifiés pour l'épreuve sur route.

La Fédération internationale de gymnastique (FIG), discipline où les Russes excellent, a annoncé être au travail pour vérifier l'admissibilité de ses 20 sportifs engagés. Idem pour la boxe avec les 11 qualifiés russes pour Rio, la lutte pour laquelle 17 Russes avaient été retenus, ainsi que le triathlon (6 athlètes) et le tennis de table (3).

L'équipe féminine de handball sera, elle, entièrement testée dans les jours qui viennent.

L'haltérophilie, dont la fédération internationale (IWF) n'avait pas hésité, comme l'IAAF, à bannir une délégation entière (la Bulgarie), revoit actuellement les huit candidatures des qualifiés, avec forcément en tête le chiffre de 117, le nombre de cas d'haltérophiles russes cités dans le rapport McLaren.

Enfin l'escrime (FIE), présidée par le Russe Alisher Ousmanov, serait également au travail, ce qui n'a pas empêché les 16 tireurs de la délégation initiale de prendre un vol pour le Brésil.

Les fédérations récalcitrantes

La palme de la mauvaise volonté revient sans conteste au patron du judo mondial, l'Autrichien Marius Vizer, proche de Vladimir Poutine.

Quelques heures après la déclaration du CIO, dimanche, sa fédération s'était fendue d'un communiqué expliquant que tous les participants potentiels aux Jeux avaient suffisamment été testés hors compétition et qu'à ce stade, les 11 Russes qualifiés étaient partants pour Rio. Huit judokas apparaissent pourtant dans le rapport McLaren.

Les fédérations non concernées

Si certaines instances n'ont, pour l'instant, donné aucun signe de vie (taekwondo, golf, basket), le tennis, l'équitation, le tir et le tir à l'arc ont fait savoir qu'ils ne se sentaient pas concernés par les requêtes du CIO, aucun engagé russe n'ayant été contrôlé positif par le passé ni cité dans le rapport de la commission indépendante de l'AMA.

Le soccer et le hockey sur gazon n'avaient, eux, aucune équipe russe sélectionnée à Rio.

Au cours des prochains jours, plusieurs athlètes pourraient se tourner vers les tribunaux pour récupérer leur passeport pour Rio.

Lundi, la nageuse Yulia Efimova avait été la première à annoncer faire appel de sa sanction devant le Tribunal arbitral du sport. La Fédération russe d'aviron a fait de même pour ses trois premiers rameurs exclus.

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