Le sort de la Russie fixé «d'ici 7 jours»

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La médaillée d'or russe Natalia Ishchenko pourrait être de ceux qui manquent les Jeux.

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Moscou

Le plus haut responsable de l'olympisme russe a révélé qu'il attend une décision finale, dimanche, quant à savoir si toute la délégation du pays sera bannie des Jeux de Rio le mois prochain dans la foulée des allégations d'un système de dopage d'État.

Le Comité international olympique (CIO) a déclaré que sa commission exécutive se réunira par téléconférence, dimanche, pour examiner la question, mais il a ajouté que la décision finale était attendue «dans les sept prochains jours».

Le CIO étudie les options juridiques d'une sanction collective à la suite de la publication du rapport accablant de l'enquêteur de l'Agence mondiale antidopage Richard McLaren, qui a accusé le ministère des Sports de la Russie d'avoir supervisé un vaste programme de dopage des athlètes olympiques du pays.

«La situation sera finalement résolue d'ici la fin de cette semaine, probablement dimanche», a déclaré le président du Comité olympique russe, Alexandre Joukov, mercredi, lors d'une réunion de l'organisme.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) rendra sa décision, jeudi, concernant l'appel de la Russie pour annuler la suspension des membres de son équipe d'athlétisme par la Fédération internationale d'athlétisme. Le CIO tiendra compte de cela avant de prendre sa propre décision.

Joukov a ajouté qu'il avait bon espoir de gagner l'appel, ajoutant que la Russie présume dans ses préparatifs des Jeux olympiques que l'équipe d'athlétisme du pays serait autorisée à y participer. La Russie envisage d'envoyer un total de 387 athlètes à Rio, dont 68 en athlétisme, a-t-il dit.

«Bien entendu, nous espérons une décision en notre faveur de la part du TAS», a déclaré Joukov à la télévision d'État. «Ce serait, je dirais, un grave précédent pour les autres fédérations.»

Boycottage

Indépendamment de la façon dont les différents cas liés au dopage sont résolus, Joukov a déclaré qu'un boycottage russe des Jeux olympiques était hors de question.

«Ces boycottages conduiraient simplement à l'éclatement du mouvement olympique, a-t-il dit. Je pense que la Russie ne participera jamais à un boycottage.»

L'Union soviétique a boycotté les Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles, en représailles du boycottage des États-Unis des Jeux de Moscou en 1980 qui faisait suite à l'invasion soviétique de l'Afghanistan.

La pression est grande

À 16 jours du coup d'envoi des JO de 2016, la pression est grande sur le CIO. Les appels se multiplient pour une exclusion totale de la Russie des Jeux de Rio après les révélations du rapport McLaren sur le système de dopage d'État mis en place dans ce pays depuis 2011, avec l'aide active des «magiciens» du FSB, les services secrets du Kremlin.

Poussé de toutes parts à exclure totalement la Russie, et pas seulement ses athlètes, le CIO veut prendre son temps. Cette temporisation fait douter certains de la détermination réelle du CIO à sanctionner la Russie. Dick Pound, membre du CIO et ancien président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), craint ainsi que le CIO soit «très réticent» à bannir la Russie.

Pour prendre «une décision aussi grave que suspendre un pays entier», il faut certes «être certain de ne pas trébucher sur un obstacle juridique». «Mais j'ai quand même l'impression que le CIO est très réticent à envisager une exclusion totale des Russes», a confié le Canadien à la BBC, mercredi.

«Nous disposons de quasiment tous les éléments nécessaires pour exclure la Russie des JO de Rio», a reconnu Juan Antonio Samaranch Salisachs, fils de l'ancien président du CIO. «Mais on ne peut pas agir à la légère, [...] il existe des Russes propres», a ajouté l'Espagnol, l'un des 15 membres de la commission du CIO qui a étudié le rapport McLaren.

Seul le comité italien s'est exprimé, pour regretter par avance une éventuelle absence des Russes. «Dans l'imaginaire collectif, les JO sont la manifestation de tout le monde et je n'arrive pas à les imaginer sans la Russie», a commenté Giovanni Malago, le président du Comité olympique national italien, selon qui «l'important est de ne perdre personne». Agence France-Presse

Le Laboratoire de Rio réautorisé

Le Laboratoire de Rio (LBCD), qui avait été suspendu fin juin par l'Agence mondiale antidopage (AMA), pourra finalement officier pendant les JO de 2016, un problème en moins dans le dossier antidopage secoué par le cas russe.

«Cette réautorisation permet au Laboratoire de Rio de reprendre ses analyses d'échantillons d'urine et de sang avec effet immédiat», a annoncé l'AMA dans un communiqué.

Le ministère des Sports s'en est immédiatement réjoui, assurant de son côté que «la confirmation du laboratoire comme institution responsable pour la réalisation des tests antidopage durant les Jeux olympiques et paralympiques de Rio-2016 renforce la confiance du ministère des Sports et de l'Agence brésilienne antidopage dans le travail fourni par le LBCD».

«Toutes les parties ont travaillé avec diligence pour résoudre le problème identifié de sorte que le Laboratoire pourra oeuvrer de manière optimale» lors des deux événements sportifs, a déclaré le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli, cité sur le site de l'Agence.

«Les athlètes peuvent être sûrs que les analyses antidopage d'échantillons ont été solides pendant la suspension du Laboratoire, et ce sera également le cas durant les Jeux», a-t-il affirmé.

La récupération de l'accréditation par le LBCD s'est faite à la suite de travaux menés par une commission de discipline ad hoc. Elle clôt une parenthèse de près d'un mois ouverte le 24 juin, lorsque l'AMA avait jeté un froid dans le monde olympique en prononçant la suspension du laboratoire carioca, à 42 jours seulement des premiers JO tenus en Amérique du Sud.

Problèmes de conformité

L'Agence estimait que le LBCD connaissait des problèmes de conformité : lors de tests de routine envoyés par l'AMA, il avait produit un résultat positif sur un échantillon négatif.

Le LBCD avait réagi à sa suspension provisoire en assurant qu'il allait «renforcer son excellence, ainsi que sa capacité technique et éthique pour la réalisation des analyses».

Depuis la fin de juin, plusieurs laboratoires avaient été sollicités pour remplacer au pied levé celui de Rio s'il devait ne pas récupérer son accréditation d'ici quelques jours.

La FIFA avait opéré ainsi lors de la Coupe du monde 2014 alors que le Laboratoire de Rio, déjà suspendu, n'avait pas encore récupéré son accréditation. Agence France-Presse

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