Chouinard et Gagné n'ont pas oublié le grand saut au Colisée

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Éric Chouinard et Simon Gagné  placent parmi leurs beaux souvenirs de leur passage chez les Remparts le déménagement de l'équipe au Colisée.

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Les jeux sont faits! À partir du 22 mai, les Rockets de Kelowna, les Generals d'Oshawa, l'Océanic de Rimouski et les Remparts de Québec s'affronteront au Colisée Pepsi, dans le but de décrocher le symbole de la suprématie au hockey junior canadien, la Coupe Memorial. »

(Québec) Éric Chouinard et Simon Gagné n'ont jamais pu réaliser leur rêve de jouer pour les Nordiques, mais ils ont été parmi les premiers Remparts à profiter du vestiaire qui a vu passer les Stastny, Goulet et Sakic. Les deux hommes ont été présentés à la foule, mercredi, comme plusieurs anciens joueurs d'équipes qui ont fait vibrer le bâtiment au fil des ans.

Lorsque Gagné et Chouinard amorcent leur carrière junior, les Diables rouges jouent au PEPS de l'Université Laval. Ce n'est que lors des séries de 1999, deux ans après le retour de l'équipe, que les Remparts font le saut dans le grand amphithéâtre.

«C'était spécial, y'a pas de doute», se souvient Chouinard. «Je me rappelle très bien que les boys se demandaient qui était assis où dans la chambre» à l'époque des Bleus. «On a grandi avec les Nordiques», ajoute Gagné. «C'était notre rêve de jouer pour eux quand on était jeunes.

«Je me rappelle du vieux bain tourbillon. Les estrades, ce n'étaient pas celles d'aujourd'hui, mais les estrades rouges. Et de savoir qu'il y aurait 10 ou 15 000 personnes... Ç'a vraiment été un de mes plus beaux souvenirs avec les Remparts», raconte celui qui n'a pas goûté à une saison complète au Colisée, car il s'est taillé un poste chez les Flyers de Philadelphie en 1999-2000.

Lors du septième match de la série contre l'Océanic de Rimouski, en 1999, le Colisée affiche complet. Le public répond si bien que les Diables rouges ne retourneront jamais au PEPS.

«Les Remparts se sont repositionnés rapidement dans le coeur des amateurs de hockey pour devenir le club favori de la ville de Québec», estime le président de la LHJMQ, Gilles Courteau, rappelant que les Citadelles de la Ligue américaine étaient là au tournant des années 2000.

«La fin arrive»

Par ailleurs, Gagné garde espoir de faire un retour dans la LNH, mais il ne se fait pas d'illusion. «J'ai pas pris de décision», assure-t-il. «On va laisser passer le mois de juin. Pour l'instant, je vais me tenir en forme pour garder la porte ouverte. [...] J'ai une bonne idée de la décision que je vais prendre au mois de juillet si y'a rien qui me donne le goût. Disons que la fin arrive», a laissé tomber l'attaquant, qui a disputé 822 matchs dans la LNH.

Quant à Chouinard, il jouera l'an prochain sa deuxième saison avec les Brûleurs de Loups de Grenoble, en France, où il côtoie plusieurs Québécois, dont l'ancien Remparts Félix Petit.

«Ç'a été une des années où j'ai eu le plus de fun à jouer», explique celui qui a participé à 90 matchs dans la LNH, avant de jouer sept saisons dans la ligue d'élite allemande. «En plus, ils me donnent des responsabilités au deuxième étage», ajoute Chouinard, qui se dit intéressé par le «côté business» du hockey.

Jean-Jacques Pichette et son fils Dave ont vécu... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

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Jean-Jacques Pichette et son fils Dave ont vécu deux époques différentes du Colisée. 

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Les Pichette attristés

Pour Jean-Jacques Pichette, se retrouver sur la glace du Colisée avec les Citadelles, au début des années 50, a été «extraordinaire». Un changement drastique avec ce qu'avait connu le joueur de 18 ans dans les années précédentes. «J'ai joué au parc Victoria, on jouait dehors dans les premières années. Il fallait pelleter entre les périodes!» se souvient M. Pichette, qui a aujourd'hui 82 ans.

Chez les Citadelles, il n'a jamais côtoyé Jean Béliveau, mais a foulé la glace avec Camille Henry, qui allait plus tard connaître une belle carrière dans la LNH. «Dans le temps des Citadelles, on était neuf de Québec. Une année, on a attiré plus de monde que les As pour qui Jean Béliveau jouait», raconte l'ancien ailier gauche.

Il se souvient entre autres d'un match hors concours disputé contre les Red Wings au profit d'une organisation caritative, où il s'est fait taquiner par un hockeyeur de Detroit. «J'étais en train de patiner, et un moment donné, je reçois un coup de hockey dans le ventre. Je tombe sur le derrière. C'était Gordie Howe. Il m'a dit : "Tu vas un peu trop vite"», raconte M. Pichette en riant.

Quelques années plus tard, il allait voir son fils Dave jouer deux saisons avec les Remparts, puis trois saisons et demie avec les Nordiques.  Le meilleur souvenir du «jeune» Pichette demeure son passage au Tournoi pee-wee. «Mon père me coachait à ce moment-là. On a perdu au troisième match les deux années que j'ai jouées. Quand t'as 12 ans et que tu joues dans un amphithéâtre de 10 000 personnes, plein, c'est vraiment impressionnant.»

Le deux hommes se disent attristés à l'idée que la vie du Colisée s'achève. «Ça me fait de la peine de le voir partir», lance le père. «C'est une décision économique», analyse le fils, qui est courtier immobilier. «On n'a peut-être pas une ville assez grande pour avoir deux amphithéâtres.» 

Bergie perd sa «maison d'hiver»

Michel Bergeron ne cache pas sa tristesse devant l'éventuelle disparition du Colisée dans lequel il a dirigé les Nordiques. «J'ai demandé à être ici [lors de la démolition]. Parce que je veux sentir ce départ-là. Mais lorsqu'on va faire "boom", que ce sera terminé... C'est quand même huit ans de ma vie.  Le Colisée de Québec, j'ai souvent dit que c'était ma maison d'hiver. À toutes les fois que je reviens ici, je fais le petit tour du couloir... C'est des souvenirs incroyables», raconte celui qui a été l'entraîneur des Nordiques de 1980 à 1987, puis lors de la saison 1989-1990.

Les souvenirs semblaient trop nombreux pour que l'ex-coach détermine le plus marquant, mercredi. Il a tout de même mentionné son premier match à la tête du Fleurdelisé, une nulle de 3-3 contre Vancouver, le 29 octobre 1980. Il a aussi glissé un mot sur Dale Hunter, «le coeur et l'âme» de l'équipe à l'époque. Il y a aussi tout ce qui s'est passé dans le vestiaire... et qui restera dans le vestiaire. «J'ai vu des engueulades, j'ai vu des bagarres entre coéquipiers. Au cours d'une longue saison, ce sont des choses qui arrivent», a raconté Bergeron sans nommer les belligérants.

Gilles Courteau a amorcé sa carrière dans la LHJMQ au Colisée. L'actuel président de la Ligue se rappelle du 1er août 1977, sa première journée au boulot. «Les bureaux étaient dans le lobby du Colisée. Aujourd'hui, c'est la sécurité qui est là, c'était peut-être déjà un bon indice de ce que la Ligue junior majeur deviendrait», a-t-il rigolé. «L'histoire de la Ligue origine d'ici. Quand ça va être démoli, il va y avoir une grande partie de l'histoire qui va partir avec le Colisée.» 

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