Coupe Memorial: l'homme aux petits soins de la glace du Colisée

François Martindale, responsable de la patinoire du Centre... (Le Soleil, Erick Labbé)

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François Martindale, responsable de la patinoire du Centre Bell, est à Québec pour bichonner celle du Colisée Pepsi pour la Coupe Memorial.

Le Soleil, Erick Labbé

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Les jeux sont faits! À partir du 22 mai, les Rockets de Kelowna, les Generals d'Oshawa, l'Océanic de Rimouski et les Remparts de Québec s'affronteront au Colisée Pepsi, dans le but de décrocher le symbole de la suprématie au hockey junior canadien, la Coupe Memorial. »

(Québec) Son sourire est chaleureux et son énergie contagieuse, mais pas de doute : François Martindale est un véritable homme de glace.

Celui qui est chargé de la patinoire du Centre Bell était de passage à Québec ces jours-ci pour bichonner celle du Colisée Pepsi en vue de la Coupe Memorial. C'est la compagnie Top Shelf, engagée par la Ligue canadienne de hockey, qui a fait appel à ses services. Le patron de l'entreprise, Mike Craig, travaille sur la demi-finale de la LNH entre Chicago et Anaheim.

Mais Martindale a bien failli ne pas y être. D'abord parce qu'une victoire du Canadien en deuxième ronde l'aurait retenu à Montréal, mais surtout car il vient de subir 10 mois de traitements - dont des semaines intenses de radiothérapie et de chimiothérapie - pour combattre un virulent cancer de l'amygdale.

Lorsqu'il reçoit son diagnostic, il pèse 175 livres, un poids santé pour un homme d'environ six pieds. Mais pendant six mois, il se nourrit à l'aide d'un tube branché directement dans son estomac. Son poids descend à 133 livres.

«Je me gavais 10, 11, 12 heures par jour», raconte Martindale, 54 ans. «J'étais assis dans mon salon à écouter des séries télévisées toute la journée, ce que j'avais jamais fait de ma vie. Je suis un gars hyperactif. [...] Ç'a tué mon erre d'aller ben raide», raconte-t-il, spécifiant qu'il n'a jamais fumé et toujours pris soin de son corps.

Mais il choisit de se battre, surtout pour ses enfants, une fille de 25 ans et un fils de 21 ans. «Ç'est ça qui m'a maintenu à flot.»

Après les plus dures semaines de traitement, il prend du mieux, petit à petit. Il se rappelle aujourd'hui ses premières bouchées après six mois de sevrage. «J'aurais jamais pensé que le café et le beurre de peanuts goûtaient aussi bon!» lance-t-il en riant. Il retourne au travaille le 10 mars. Il pèse maintenant 160 livres et n'a plus l'air malade; plutôt d'un adepte de la course à pied.

Dans les petites annonces

En 1994, la vie de Martindale bascule - pour le mieux, cette fois - quand il voit une annonce dans Le Journal de Montréal. Chauffeur de surfaceuse recherché, dit-elle en gros. Martindale a un bon boulot au gouvernement, mais il tente sa chance. Il est choisi parmi quelque 375 postulants.

Avec le temps, il devient technicien de glace. Il participe au premier match extérieur de la LNH, entre le Canadien et les Oilers à Edmonton, le 22 novembre 2003. Depuis, il est toujours là lorsque la LNH met le nez dehors. Sauf quand le Canadien, son principal employeur, joue le même jour - c'est arrivé une fois - ou quand un cancer l'oblige à rester à la maison...

Il garde un contact étroit avec certains joueurs afin d'obtenir leur avis sur ce qui doit être amélioré sur sa glace. «Qu'est-ce qu'ils aiment, qu'est-ce qu'ils n'aiment pas, c'est quoi leur sentiment lorsqu'ils patinent, énumère Martindale. J'aime avoir ce feedback-là. Tu ne peux pas te fier seulement sur ton expertise. C'est pas moi qui patine!»

C'est ainsi que le Remparts Anthony Duclair est devenu son «contact» la semaine dernière. Chez le Canadien, Stéphane Quintal, Saku Koivu et Brian Gionta font partie de ces athlètes qui l'ont aidé. «Au Centre Bell, c'est un environnement que je connais. J'ai réussi à établir une recette. Si je la respecte, j'arrive toujours au même gâteau.» 

Son talent de «cuisinier» a d'ailleurs été mis à l'épreuve à Québec, puisqu'un problème de compresseur a endommagé la glace quelques jours avant le début du tournoi. Martindale donne le crédit à ses adjoints de la semaine. «La volonté des opérateurs de Zamboni [du Colisée] a été extrêmement importante pour ramener tout ça. Si ça n'avait pas été des gens sur place, on n'aurait pas la qualité de glace qu'on a.»

Les entraînements de jeudi dernier, d'abord prévus au Colisée, ont été déplacés au Pavillon de la jeunesse pour permettre aux opérateurs de travailler. Le premier match a eu lieu le lendemain, sur une glace «de qualité de la Ligue nationale!» a lancé Duclair.

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