L'Océanic ramène Guindon devant le filet à la place de Desrosiers

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Le gardien Louis-Philip Guindon aura la tâche de ramener l'Océanic sur le chemin de la victoire contre les Rockets de Kelowna.

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Les jeux sont faits! À partir du 22 mai, les Rockets de Kelowna, les Generals d'Oshawa, l'Océanic de Rimouski et les Remparts de Québec s'affronteront au Colisée Pepsi, dans le but de décrocher le symbole de la suprématie au hockey junior canadien, la Coupe Memorial. »

(Québec) Pas de cachette ni de secret d'État à propos du gardien partant pour le deuxième match de l'Océanic de Rimouski, aujourd'hui, contre les Rockets de Kelowna. «Je vais vous le dire tout de suite, ça va être [Louis-Philip] Guindon», répondait l'entraîneur Serge Beausoleil après l'entraînement des siens.

En finale de la LHJMQ, il n'avait pas hésité à utiliser ses deux gardiens. Et voilà que le même scénario se répète à la Coupe Memorial. Cette situation pourrait-elle affecter la confiance des siens?

«Vous devriez connaître la culture de notre équipe pour comprendre que ça n'affecte nullement les joueurs de savoir qui est devant le filet. On a deux gardiens en qui nous avons totalement confiance. On s'est rendus en finale à cause du brio de Guindon et on a gagné la Coupe du Président à cause de celui de Desrosiers», précisait Beausoleil, en reprenant l'analogie du joueur de cartes disposant de deux as dans son jeu.

La décision est importante puisque l'Océanic doit l'emporter pour éviter de se retrouver au bord du gouffre. En fait, Rimouski et Kelowna sont dans une position identique, étant les deux clubs n'ayant pas encore savouré la victoire dans le tournoi à la ronde.

«Il s'agit d'un court tournoi. Il y a trois matchs à jouer et il faut se positionner le mieux possible. Avec une victoire, tu es sûr d'un bris d'égalité; avec deux, tu accèdes à la demi-finale; et avec trois, tu passes direct en finale, l'équation est simple. Demain [lundi], on affronte une équipe qui n'a pas très bien joué dans son premier match, qui est bien meilleure que ce qu'on a vu et qui sera aussi affamée que nous.»

Limiter les revirements

Contrairement à samedi, sa formation devra limiter les revirements. Il a revu le match, et a noté une par une les 50 fois où les siens ont donné la rondelle à l'adversaire. «Chez les pros, c'est 10-15 fois par match et contre les Remparts, on l'a fait 19 fois lors d'une rencontre, ce qui est excellent pour du junior. Mais 50, c'est beaucoup trop, c'est énorme et anormal», avouait celui qui aimerait aussi voir les siens connaître un meilleur début de match, ce qui n'est pas arrivé souvent ces derniers temps.

«J'ai le goût de dire que ça fait partie intégrante de notre identité. En saison, on aurait pu vraiment aller chercher le championnat [du calendrier régulier], mais on s'est redressé lorsqu'on a eu le dos acculé au mur alors qu'on était face au vide, face à l'abyme. Dans les séries, ç'a été la même chose, il a fallu haranguer les gars.» Dans son point de presse, il invitait ses joueurs à afficher une plus grande concentration. Il demandait aussi à certains de relever leur jeu d'un cran.

«Il y a des gars qui auraient pu mieux jouer. Il y a de nos attaquants prolifiques qui sont complètement absents, présentement. Si tu es invisible pendant tout un match et qu'on te voit seulement lorsque tu donnes la rondelle à l'adversaire, ça ne marche pas. C'est du hockey de haut niveau, présentement, avec quatre équipes de fort calibre dans la Ligue la plus puissante au monde chez les juniors. Il faut être capable de s'ajuster. On l'a pas fait, hier [samedi], on peut le faire.»

Comme un septième match pour Kelowna

Favoris d'entrée de jeu, les Rockets de Kelowna n'ont pas encore affiché leur vrai visage depuis l'ouverture de la compétition. Le match d'aujourd'hui contre l'Océanic serait un bon moment pour qu'ils prennent leur envol!

«Il faut l'aborder comme s'il s'agissait d'un septième match. Nous devrons être meilleurs que l'autre soir. À quel point peut-on l'être, on verra bien», répondait l'entraîneur-chef Dan Lambert (photo).

Son ton était sobre, ses commentaires, prudents. À l'évidence, l'ancien défenseur des Nordiques reconnaît l'importance du rendez-vous qui l'attend à 19h30.

Son impression sur l'Océanic? «Un bon club. Nous avons perdu contre Québec et Rimouski a battu les Remparts en finale, alors on devra jouer du bon hockey pour l'emporter, c'est la réalité de ce tournoi. L'Océanic a montré beaucoup de caractère en revenant de l'arrière [contre Oshawa], on n'a même pas eu le temps de cligner des yeux et c'était 2-2.»

Les Rockets ne seront pas pris au dépourvu de voir Louis-Philip Guindon devant le filet, même si Philippe Desrosiers était le gardien partant, samedi. «On le connaît, nous avons des vidéos de lui. Nous avions compris qu'ils utilisaient deux gardiens dans les séries, les deux sont bons.»

Les Rockets devront éviter de jouer les touristes au banc de punitions, comme ils l'ont fait - parfois malgré eux - vendredi contre les Remparts. Une inconduite de 10 minutes à Leon Draisaitl a coûté cher à son club.

«Je pense que les gars ont compris qu'il fallait afficher plus de discipline. Parmi les ajustements que l'on doit apporter, il faudra aussi diminuer les chances de marquer contre nous. On en a eu, nous aussi, mais on en a accordé des plus importantes. Lorsqu'on joue bien, on ne fait pas cela. Tous les clubs, ici, sont capables de fabriquer des occasions de marquer, même en désavantage numérique.»

Une première pour Morin

À six pieds et sept pouces, Samuel Morin n'a pas jeté souvent les gants contre un joueur aussi grand que lui. Samedi, il s'est frotté le museau avec Michael McCarron, qui ne lui concédait qu'un pouce. «Admettons que ce n'était pas un gros combat. Je dirais même que c'en était pas un... C'est la première fois que je pognais un gars de ma grandeur, je ne savais même pas quoi faire», disait en riant le défenseur de Saint-Henri-de-Lévis.

Sur un ton plus sérieux, le numéro 55 reconnaissait l'importance du match d'aujourd'hui pour son équipe. «Ce n'est pas une question de vie ou de mort, mais si on perdait, on se retrouverait dans une position difficile. Nos débuts de matchs contre les Remparts [et samedi face à Oshawa], il faudra faire de quoi. On se rendrait la vie plus facile si on partait mieux», ajoutait celui qui peut «jouer du meilleur hockey qu'il ne l'a fait contre les Remparts et Oshawa», précisait son entraîneur-chef.

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