Le «Pistolero» Contador prend sa retraite

Alberto Contador, prendra sa retraite le mois prochain... (AP, Christophe Ena)

Agrandir

Alberto Contador, prendra sa retraite le mois prochain à l'issue du Tour d'Espagne.

AP, Christophe Ena

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Madrid

Une dernière Vuelta et puis il s'en ira : à 34 ans, Alberto Contador va mettre un terme à sa carrière, symbole de son époque faite d'un génie absolu sur les pédales, mais aussi d'une part d'ombre et de dopage.

«Je fais cette vidéo pour vous informer de deux choses : la première c'est que je vais participer à la prochaine Vuelta, la seconde c'est que ce sera ma dernière course cycliste professionnelle», a annoncé le «Pistolero» Contador sur les réseaux sociaux, là aussi symbole d'une génération toute numérique.

Neuf ou sept? Cette simple question autour du nombre de grands tours remportés par le Madrilène aux sourcils de jais résume à elle seule sa carrière.

Sur le terrain, Contador s'est imposé à neuf reprises entre 2007 et 2015 dans tous les grands tours, inscrivant son nom au palmarès du Giro, du Tour de France et de la Vuelta, côtoyant les Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Felice Gimondi, Bernard Hinault et Vincenzo Nibali dans ce cercle très fermé. Un tour de force que Lance Armstrong n'est jamais parvenu à réaliser, l'Américain jetant son dévolu sur la Grande Boucle.

Mais dans ces années post-Armstrong, où le cyclisme international fait une chasse sans merci au dopage, l'Espagnol est rattrapé par la patrouille. Pour quelques nanogrammes de clenbutérol, il est contrôlé positif lors du Tour de France 2010.

Tour 2010 et Giro 2011 retirés

S'il clame son innocence et plaide l'intoxication alimentaire, il est tout de même suspendu fin septembre 2010 par l'Union cycliste internationale (UCI) à titre provisoire. Blanchi par la Fédération espagnole et autorisé à recourir, il remporte son deuxième Giro en 2011, avec en prime ses deux premiers (et seuls) succès d'étapes.

Mais là encore, les autorités reviennent à la charge : l'UCI et l'Agence mondiale antidopage vont devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui prononce en février 2012 une suspension rétroactive de deux ans.

Adieu donc le gain du Tour de France 2010 et la victoire finale dans le Giro 2011, ramenant à sept ses succès au palmarès des grands tours, une sanction qu'il n'a jamais acceptée. «Tout le monde sait que c'est ma troisième victoire», lâchera-t-il fin mai 2015, après son dernier sacre sur le Giro.

Grimpeur orgueilleux, au style d'une grande fluidité, Contador n'a donc jamais gagné une seule étape du Giro, puisque ses deux victoires d'étapes en 2011 lui ont été retirées. Un paradoxe pour ce coureur qui aime passer à l'attaque, mener des raids d'envergure, surprendre ses adversaires. Mais qui est passé maître aussi dans l'art d'analyser les situations de course, de calculer, de gérer.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer