L'après JO difficile de Pendrel

Catharine Pendrel a reconnu vendredi que ses succès... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Catharine Pendrel a reconnu vendredi que ses succès olympiques de l'an dernier ont probablement eu un impact négatif sur sa saison actuelle.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Catharine Pendrel l'admet sans détour : sa saison 2017 n'est pas à la hauteur de ses attentes. Le résultat, en partie, de ses succès en 2016.

Il est parfois difficile de se retrousser les manches après les Jeux olympiques. Même après un succès. Médaillée de bronze à Rio l'été dernier, championne de la Coupe du monde en 2016, championne en titre au mont Sainte-Anne, la Néo-Brunswickoise admet avoir ressenti de la fatigue inhabituelle au début de la nouvelle saison. Même motivée au maximum, difficile de contourner le problème, constate l'athlète.

Au quotidien, rien n'a vraiment changé pour Pendrel depuis qu'elle est pour toujours devenue médaillée olympique. On la sent toutefois habitée par un sentiment de fierté différent de celui créé par ses deux titres de championne du monde, en 2011 et en 2014.

«C'est juste spécial, quand tu sais avoir travaillé si fort pour quelque chose, d'en avoir fait une réalité. Ce n'est pas tant la médaille que la façon dont je l'ai obtenue», affirme Pendrel, rappelant qu'elle a été victime de deux chutes pendant sa course à Rio.

C'est là qu'elle a devancé sa compatriote Emily Batty par deux secondes. Cette même Batty qui avouait candidement, jeudi, avoir vécu une période dépressive après les JO. Pendrel se rappelle bien ses premiers moments avec sa collègue, au fil d'arrivée.

«Je lui ai dit qu'elle venait d'avoir une performance incroyable. Quatrième aux Jeux olympiques, il n'y a pas de raison d'être déçue. C'est facile de penser à ce qui aurait pu arriver. Mais ça doit être une motivation pour les quatre prochaines années. Au lieu de penser à ce qu'elle a perdu, elle doit se dire : "Wow! Regarde ce que j'ai accompli"», a affirmé Pendrel, d'ailleurs tout aussi sympathique que Batty.

Pendrel admet avoir eu une petite frousse dans les derniers mètres de l'épreuve à Rio. Toujours redoutable en fin de course, Batty s'amenait à plein régime. «Il n'y avait plus beaucoup de temps pour me rendre à l'arrivée, mes jambes se crispaient!» se souvient Pendrel.

En piste à Tokyo?

La cycliste de 36 ans ignore si elle poursuivra l'aventure jusqu'aux Jeux de Tokyo en 2020. «Je pense que quand je le saurai, ça va m'aider à mieux performer d'avoir cette concentration. J'aime encore ce que je fais, je crois que je peux encore m'améliorer.» Elle admet s'inspirer de Gunn Rita Dahle-Flesjaa, le Norvégienne de 44 ans toujours au sommet de son art.

Est-ce qu'un échec à Rio l'aurait motivé davantage à continuer? «Peut-être moins, répond-elle après une hésitation. Quand tu gagnes le bronze, tu te dis : peut-être que je peux avoir l'or!» ajoute Pendrel en riant.

Cette année, un ennui mécanique a gâché sa première coupe du monde (21e), une blessure au pouce la deuxième (14e). Mais elle a senti sa force revenir lors de la dernière (10e) et aux Championnats canadiens (2e). «J'espère que Sainte-Anne sera le porte-bonheur qui fera tourner les choses», lance-t-elle.

Et pourquoi pas? Après tout, la cycliste détient au Vélirium le record pour le nombre de titres chez les femmes avec quatre. L'an dernier, elle a complètement dominé un plateau très relevé. N'empêche, un objectif réaliste dimanche serait un top 5, analyse-t-elle.

***

Faire le tour du monde, une photo à la fois

Antonio Obregón visite de 20 à 25 destinations... (collaboration spéciale Jean-Nicolas Patoine) - image 3.0

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Antonio Obregón visite de 20 à 25 destinations par année, de la Nouvelle-Zélande aux États-Unis, en passant bien sûr par l'Europe.

collaboration spéciale Jean-Nicolas Patoine

Ils sont une douzaine comme lui, à suivre les spécialistes du vélo de montagne à la trace, à travers le monde, en quête des clichés qui feront la joie des amateurs... et des éditeurs.

Antonio Obregón visite de 20 à 25 destinations par année. De la Nouvelle-Zélande aux États-Unis, en passant bien sûr par «toute» l'Europe.

Ses collègues et lui font partie du contingent de 51 journalistes et photographes étrangers venus couvrir la 25e Coupe du monde de vélo de montagne disputée au Mont-Sainte-Anne. Un nombre plus élevé que lors des autres événements organisés par Gestev, comme la Coupe du monde de ski de fond ou le Jamboree.

Vêtu de l'obligatoire camisole orange, ils passent leur journée dans la montagne, le doigt sur le déclencheur. En revenant dans la salle de presse, ils épluchent des centaines, voire des milliers de clichés, en quête des perles rares. Vendredi, Obregón pouvait prendre son temps, car les magazines européens pour lesquels il travaille n'attendaient rien de lui avant le lendemain matin. Ce n'est pas toujours comme ça.

Photographe depuis plus de 20 ans, Obregón suit le circuit de la Coupe du monde de vélo de montagne depuis six ans. La première fois, «j'ai tant aimé, j'ai dit : je veux rester», raconte cet Espagnol natif de la Suisse, dans un excellent français.

L'un de ses clients est l'AS, l'équivalent espagnol du journal L'Équipe, un quotidien sportif. Mais il travaille pour plusieurs médias à la fois. Pas le choix, s'il veut rentabiliser ses déplacements, qu'il paye de sa poche. Un métier passionnant plus que payant.

«Si j'avais un autre travail à la maison, dans un bureau, sûrement que je gagnerais plus [d'argent]. Mais je travaille dans ce que j'aime», affirme-t-il, assurant bien s'en sortir malgré tout.

Belle camaraderie

La crise dans les médias, il la vit aussi. Un magazine espagnol a annulé un de ses contrats plus tôt cette année, faute d'argent. À la fin de chaque saison, «tu ne sais vraiment pas si tu vas continuer. Il y a toujours de l'incertitude», explique Obregón.

Dans ce milieu, pas de compétition entre les journalistes-photographes. Au contraire, une camaraderie indéniable. L'an dernier, Obregón avait brisé son objectif en arrivant au Mont-Sainte-Anne. Un collègue a ouvert son sac, lui disant de se servir. «On est vraiment, vraiment copains.»

Loin de sa fille de neuf ans et de sa femme une semaine sur deux, Obregón assure se reprendre par le temps de qualité passé chez lui. «Quand je suis à la maison, je suis à la maison», illustre-t-il.

C'est parfois plus ardu pour sa femme. «Tout ce que je fais quand je suis à la maison, elle doit le faire [quand je suis parti]. Et elle travaille.» C'était d'ailleurs l'anniversaire de sa douce, vendredi. Certaines journées sont plus difficiles à manquer que d'autres...




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