Froome à 103 km d'un autre triomphe

Dans ce Tour, qu'il a estimé être «le... (AFP, Philippe Lopez)

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Dans ce Tour, qu'il a estimé être «le plus serré» depuis sa première victoire en 2013, Chris Froome a vite tué le suspens samedi en dominant ses rivaux directs lors du contre-la-montre de 22,5 kilomètres.

AFP, Philippe Lopez

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Jean Montois
Agence France-Presse
Marseille

Chris Froome n'est plus qu'à 103 kilomètres de sa 4e victoire dans le Tour de France après le contre-la-montre de la 20e et avant-dernière étape à Marseille qui a failli tourner au désastre pour Romain Bardet.

Chris Froome n'est plus qu'à 103 kilomètres de sa quatrième victoire dans le Tour de France après le contre-la-montre de la 20e et avant-dernière étape à Marseille qui a failli tourner au désastre pour Romain Bardet.

À une seconde près, le Français a sauvé sa place sur le podium. Dans un mauvais jour, Bardet a payé la fatigue du Tour malgré le soutien d'un public acquis à sa cause dans les rues de Marseille et au stade Vélodrome, site inédit du départ et d'arrivée de l'étape.

Dans ce Tour, qu'il a estimé être «le plus serré» depuis sa première victoire en 2013, Froome a vite tué le suspens samedi. Troisième à 6 secondes du vainqueur, Maciej Bodnar, le Britannique a dominé ses rivaux sur les 22,5 kilomètres.

«Tout se jouait aujourd'hui, il y avait moins de 30 secondes entre les trois favoris, a-t-il poursuivi. Je n'ai jamais été sûr de la victoire jusqu'à Marseille. Heureusement, mes jambes tournaient bien pour ce chrono, je n'étais pas dans un mauvais jour. La bataille pour le classement général est terminée».

Le Colombien Rigoberto Uran a récupéré la deuxième place du classement général, à 54 secondes du maillot jaune. Il a frôlé la chute dans l'un des derniers virages. Mais il est parvenu à se classer 8de l'étape, à 31 secondes du vainqueur.

Bardet épuisé

Le Colombien a salué le «résultat le plus important» de sa carrière. «La clef pour moi dans le Tour par rapport à Froome ont été les (51) secondes que j'ai perdu dans le prologue de Düsseldorf» car «dans la montagne, il n'y a pas eu de grandes différences», a-t-il tout juste regretté.

Bardet, pour sa part, a de fortes chances de monter pour la deuxième année sur le podium (2e en 2016). Mais la fin aura un goût amer.

À l'entrée du stade Vélodrome, Bardet a été presque rejoint par Froome, parti deux minutes après lui. Épuisé, livide à l'arrivée, il s'est consolé en sauvant la troisième place devant l'Espagnol Mikel Landa, un coéquipier du maillot jaune.

Le Français a expliqué être affaibli par un refroidissement depuis la journée de l'Izoard (jeudi). «Je n'étais pas dans mon assiette», a-t-il reconnu. «J'ai payé la note cash».

S'il doit impérativement travailler le contre-la-montre à l'avenir, son résultat catastrophique de Marseille (52e) se situe évidemment en deçà de son niveau normal.

Dans le stade Vélodrome, moins rempli qu'espéré, son visage blanc et las a contrasté avec la mine très souriante de Froome, quasiment assuré d'un quatrième succès.

Mauvaise passe

Froome (32 ans) a reconnu avoir connu une mauvaise passe dans ce Tour. «J'ai souffert dans les Pyrénées quand j'ai perdu une vingtaine de secondes à Peyragudes, je suis content que cela n'ait pas été pire que ça. Normalement, on perd des minutes quand on connaît une mauvaise journée en montagne.Je dois reconnaître que je me suis mal ravitaillé sur cette étape. Je me suis mis dans le rouge, je n'avais pas assez d'essence dans le réservoir», a-t-il donné pour explication à son recul de Peyragudes (12e étape).

Les deux premières places du «chrono» de Marseille sont revenues sous une chaleur estivale à des Polonais. Bodnar a devancé de peu, une seconde seulement, Michal Kwiatkowski, le coéquipier de Froome.

Bodnar, qui avait été repris dans la ligne droite finale de Pau (11e étape) après une longue échappée, s'est imposé pour la première fois dans le Tour. En l'absence de son chef de file, le champion du monde Peter Sagan, auprès de qui il court depuis six ans.

Après le transfert aérien, il restera 103 km entre Montgeron et la ligne d'arrivée, pour boucler ce Tour.

La dernière étape est généralement considérée comme un défilé jusqu'à Paris avant le circuit final sur les Champs-Élysées. 

En cas de victoire, Froome se rapprocherait du record de cinq triomphes, détenu par quatre coureurs : le Français Jacques Anquetil, le Belge Eddy Merckx, le Français Bernard Hinault et l'Espagnol Miguel Indurain.

***

«Le Tour le plus serré»

Chris Froome a salué samedi, après le contre-la-montre de Marseille, «le Tour le plus serré» que le Britannique s'apprête à remporter à Paris.Froome précède le Colombien Rigoberto Uran de 54 secondes au classement.

Q Vous vous rapprochez du record des victoires. Qu'en pensez-vous?

R C'est déjà un honneur d'être mentionné au niveau des grands qui ont gagné cinq Tours de France. Mais je prends les courses et les saisons une par une. Il faut d'abord arriver à Paris avec le peloton. Je réalise à quel point c'est difficile de remporter cinq Tours de France. Chaque année, c'est de plus en plus difficile.

Q C'est le Tour le plus serré, mais est-ce aussi le plus dur?

R Chaque Tour est difficile. Je ne sais pas si c'est plus difficile, car on souffre chaque fois. C'est sans conteste le plus serré.

Q Est-ce une déception de ne pas avoir gagné d'étape cette année?

R Non. À partir du parcours, il y a toujours été question de se consacrer aux trois semaines du Tour, pas à une étape.

Q Quel a été votre meilleur moment du Tour?

R Aujourd'hui, à l'entrée du stade Vélodrome, avec Romain Bardet en point de mire. Pour moi, c'est un grand tour dans le sens où il a fallu être efficace, prévoyant, pendant trois semaines.

Q Allez-vous essayer de placer Mikel Landa (4e, à 1 seconde de la 3e place) sur le podium?

R Je n'en ai pas discuté avec les autres de l'équipe, mais ça m'étonnerait beaucoup. La bataille pour le classement général est terminée. Demain [dimanche], c'est une bataille entre sprinteurs. 

Q Avez-vous changé depuis votre premier succès?

R Je me sens plus vieux, j'apprends chaque année et je me développe en tant que coureur. Je suis plus complet. J'ai beaucoup travaillé la descente, le positionnement dans le peloton.




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