Kittel par... ,0003 seconde!

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La photo-finish montre à quel point l'arrivée a été serrée entre Marcel Kittel (en bas) et Edvald Boasson Hagen.

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Agence France-Presse
Nuits-Saint-Georges

Par une marge inférieure à... six millimètres, l'Allemand Marcel Kittel a été déclaré vainqueur de la septième étape du Tour de France, vendredi à Nuits-Saint-Georges, au prix d'un examen très attentif de la photo-finish.

Le Norvégien Edvald Boasson Hagen, deuxième, a terminé sur la même ligne. Kittel, lancé, a projeté son vélo. L'écart précis en temps après 5h03:18 de course? Trois dix-millièmes de seconde, autrement dit 0,0003 seconde, selon les chronométreurs.

Kittel semblait convaincu d'avoir gagné, allant même jusqu'à lever trois doigts de la main pour commémorer ses trois victoires depuis le début de l'éreintante épreuve. «Quand il y a examen de la photo-finish, on doute toujours un peu sur le résultat. J'ai été chanceux», a toutefois déclaré le vainqueur du jour.

«C'est définitivement la victoire la plus serrée de ma carrière. [...] Six millimètres décident entre beaucoup de joie et une grande déception. Je suis heureux d'avoir pu jeter mon vélo assez loin pour avoir un avantage de six millimètres», a souligné Kittel.

«L'équipe a si bien travaillé. Ils m'ont emmené jusqu'à la ligne de façon parfaite. C'est vraiment dommage que je ne sois pas allé au bout», a regretté Boasson Hagen. «Je suis cependant content de cette seconde place, même si j'aurais aimé gagner. Je ne suis pas un pur sprinteur, être à ce niveau sur des étapes de plat me donne beaucoup de confiance pour le reste du Tour.»

En vert

Indiscutable homme fort du sprint de ce 104e Tour, Kittel (Quick-Step) a dépossédé le champion de France Arnaud Démare de son maillot vert. «Je veux me concentrer maintenant sur ce maillot. C'était important aujourd'hui, c'est dans ces étapes que l'on marque le plus de points», a noté le cycliste de 29 ans, qui s'est imposé pour la troisième fois depuis le départ de Düsseldorf après ses sprints victorieux de Liège (dimanche) et de Troyes (jeudi).

À son palmarès, il compte désormais 12 étapes et rejoint Erik Zabel en tête du classement des Allemands le plus souvent victorieux dans les étapes du Tour. Sans que la statistique semble le passionner. «C'est super de n'être qu'à une victoire du record, mais je ne cours pas pour les records.»

Pour la dernière fois de la semaine, l'attention s'est surtout portée sur les hommes-jet du peloton. La prochaine étape favorable est programmée mardi prochain à Bergerac.

À l'attaque!

Samedi, la huitième étape (187,5 km) s'attaque au massif jurassien entre Dole, dans la plaine, et Les Rousses, près de la frontière suisse. Trois ascensions, d'une difficulté progressive de la troisième à la première catégorie, sont au programme. 

«L'étape de dimanche sera beaucoup plus dure, elle sera plus décisive que celle des Rousses», a estimé Chris Froome, dont l'équipe Sky tient le maillot jaune depuis le premier jour. «C'est un scénario rêvé pour nous. Heureusement, on n'a pas eu à rouler devant tout le temps.

«De mes rivaux, Fabio Aru est le plus menaçant, c'est le plus proche au classement, mais tout le top 10 est resserré», a ajouté le vainqueur sortant, qui détient 12 secondes d'avance sur son coéquipier Geraint Thomas (Pays de Galles) et 14 secondes sur l'Italien Aru. 

Au moins la course prendra-t-elle une autre tournure. La litanie des échappées lancées dès les premiers kilomètres et reprises systématiquement dans le final laisse la place à des mouvements de course plus variés. À l'attaque! 

Avec AP

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En bref

Wellens allergique au soleil

Certains coureurs supportent très mal la chaleur comme le Belge Tim Wellens (Lotto-Soudal) qui souffre d'une allergie au... soleil. «J'ai des plaques rouges partout sur les jambes et cela m'affaiblit. Je prends trois médicaments différents et, cet hiver, j'allais régulièrement au sauna pour habituer mon corps à la chaleur.» Son gérant , Marc Sergeant, est inquiet : «Une allergie au soleil, je n'avais jamais vu ça chez un coureur!»

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Boonen pilote automobile

Récent retraité des pelotons, le Belge Tom Boonen amorce cette fin de semaine sa carrière de... pilote automobile. Après avoir obtenu sa licence, l'ancien champion du monde dispute samedi et dimanche les 25 Heures de la VW Fun Cup sur le circuit de Spa-Francorchamps au volant d'une Coccinelle. En marge de cette course, il a tout de même commenté l'actualité cycliste, estimant que l'exclusion du Tour de Peter Sagan était «logique». Le champion du monde a été exclu à la suite d'un incident lors duquel il a semblé donner un coup de coude au Britannique Mark Cavendish lors du sprint final de la quatrième étape, mardi.

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Robert Millar, roi de la montagne devient Philippa York

«Cyclingnews voudrait vous présenter Philippa York, contributeur régulier du site depuis des années qui écrivait avant sous le nom de Robert Millar.» L'ex-cycliste britannique, meilleur grimpeur du Tour de France en 1984, a officialisé ainsi, à 58 ans, de manière originale son changement de sexe, un secret de polichinelle dans le peloton.

«Mentionner les progrès et les avancées me conduit à évoquer des sujets plus personnels concernant le voyage que moi et les gens autour de moi avons commencé au début du millénaire», écrit l'Écossaise dans une tribune sur le site spécialisé. «Ce que cela signifie à l'arrivée de ce voyage, c'est que je vis depuis un temps considérable maintenant dans la peau de Philippa.

«Si j'ai gardé secrète ma vie intime toutes ces années, c'est parce ce qu'il y a quelques raisons, évidentes je crois, pour lesquelles je n'ai pas eu d'image publique depuis la fin de ma carrière. C'est agréable cependant de voir que les temps ont changé depuis dix ans, alors que ma famille, mes amis et moi-même étions victimes des vues archaïques de certaines personnes, de certaines pages des tabloïds», poursuit-elle.

Une transformation qui fait écho à celle du décathlonien américain Bruce Jenner, champion olympique en 1976 devenu publiquement Caitlyn en 2015, à l'âge de 66 ans.

«Je sais que je suis différente depuis l'âge de mes cinq ans, mais cela a pris un certain temps pour mettre un terme à cette différence et savoir comment vivre avec. Heureusement, les questions d'identité sexuelle ne souffrent plus de l'ignorance et de l'intolérance, il y a une meilleure acceptation, une meilleure compréhension», se réjouit encore Philippa York.

Victorieux dans cinq étapes

Dans une première vie, Philippa a donc été Robert, issu d'une famille modeste de Glasgow et devenu cycliste professionnel à force d'utiliser son vélo pour ses déplacements. Il va faire carrière de 1980 à 1995.

Trois fois champion de Grande-Bretagne (1978, 1979, 1995), il va surtout montrer ses prédispositions dès que la route s'élève et remporter cinq étapes dans les trois grands tours : trois sur le Tour de France, dont il devient même le meilleur grimpeur lorsqu'il finit quatrième du général en 1984, une dans le Giro et une dans la Vuelta.

Sa personnalité discrète et son individualisme ont pourtant compliqué la carrière du coureur. Des relations difficiles avec ses coéquipiers et le jeu des coalitions d'équipe l'empêcheront même de remporter en 1985 le Tour d'Espagne, qu'il achève finalement dans l'amertume à la deuxième place alors qu'il était en tête à deux étapes de l'arrivée après avoir porté huit jours le maillot amarillo.

Pascal Simon, brièvement leader du Tour de France en 1983, a couru plusieurs saisons avec Millar. «Nous avons souvent voyagé et fait chambre ensemble. J'étais loin d'imaginer la suite. Mais on n'avait aucune nouvelle», a-t-il déclaré vendredi, au départ de la septième étape du Tour de France 2017.

Le changement de sexe de l'Écossais n'a pas surpris les habitués du Tour. «On l'a su déjà voici quelques années, par ouï-dire», a confirmé Pascal Lance, autre ancien équipier de Millar. «Quand il courait, on ne se doutait de rien. Par la suite, on s'est complètement perdu de vue, car on ne le voyait plus sur le Tour ou dans les autres courses.»

En 1995, après avoir essentiellement couru pour des formations françaises, Millar raccrochera le vélo à 37 ans, trois jours après son dernier titre national. «Si j'ai signé sous l'ancienne identité de Robert dans différents articles et blogues, et bien, c'était ainsi et c'est comme ça maintenant. Je saisis également cette occasion pour remercier les différentes organisations qui étaient dans le secret et l'ont gardé», poursuit York.

Analyste sportif

Retiré d'un peloton qui, indifférent, n'ignorait pas grand chose de son orientation, Millar était depuis resté dans son milieu de coeur et il livrait pour différents médias ses analyses sur le cyclisme et les courses d'aujourd'hui.

«Sur ce Tour de France, on m'a invitée à travailler avec ITV4 pour apporter aux commentateurs des contributions avisées [...] et c'est une perspective très excitante», commence d'ailleurs la chronique de Philippa York, juste en dessous d'une photo-portrait la montrant souriant timidement derrière ses longs cheveux roux.

«J'espère que je vais pouvoir continuer mes articles, qu'un retour à une activité plus orientée vers le vélo sera possible et je suis ravie d'avoir accepté ce défi avec ITV4», conclut-elle. La roue tourne.

Karol-Ann Canuel finit neuvième de la huitième étape

Karol-Ann Canuel a aidé sa coéquipière Megan Guarnier à terminer en troisième place lors de la huitième étape du Tour d'Italie féminin, vendredi.

Guarnier, de l'équipe Boels Dolmans, a terminé à une minute et 33 secondes de la gagnante du jour.

La Néerlandaise Lucinda Brand (Team Sunweb Women) a remporté l'étape en solo, stoppant le chrono à 3:46:10.

La Gatinoise s'est classée au neuvième rang lors... (Archives, Associated Press) - image 6.0

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La Gatinoise s'est classée au neuvième rang lors de la huitième étape du Tour d'Italie féminin.

Archives, Associated Press

Canuel s'est quant à elle glissée au neuvième rang, avec le même temps que Guarnier.

La Néerlandaise Anna Van Der Breggen, aussi membre de Boels Dolmans, trône toujours au sommet du classement général.

Elle a réussi à protéger son avance de 1:03 sur l'Italienne Elisa Longo Borghini (Wiggle High), qui occupe le deuxième rang.

Canuel pointe maintenant au huitième rang.

Avec La Presse Canadienne




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