Un an de repos forcé pour Marie-Ève Croteau

La paracycliste de Charlesbourg Marie-Ève Croteau... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La paracycliste de Charlesbourg Marie-Ève Croteau

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La loi de la moyenne doit quelques faveurs à Marie-Ève Croteau. Le mauvais sort s'acharne à nouveau sur la paracycliste, forcée de rester à l'écart de la compétition pour une longue année en raison d'ennuis de santé. «Faut croire que les bactéries m'aiment bien. Un petit peu trop, même», lance la Charlesbourgeoise.

Depuis son retour des Jeux de Rio, en septembre dernier, l'état de la paralympienne s'est détérioré. Elle a été hospitalisée plusieurs fois dans les derniers mois en raison d'infections urinaires récurrentes et sévères qui nécessitent une chirurgie urologique. Croteau subira aussi une chirurgie intestinale. Mais elle doit d'abord se débarrasser des bactéries. Il est beaucoup plus sage pour elle de prendre une longue pause, juge son médecin.

«Actuellement, c'est pas de travail, pas de vélo, pas d'entraînement, pas de voyage, énumère Croteau. Je ne peux pas aller dans les lieux publics où il y a plein de monde, parce que je peux chopper n'importe quoi. Mon système immunitaire est pas mal faible. [...] Je me croise les doigts, je suis bien entourée. C'est vraiment une journée à la fois.»

Croteau était déjà ennuyée par ces problèmes dans les semaines précédant Rio. Elle avait été hospitalisée pendant plusieurs jours à l'approche de son départ pour le Brésil, et avait participé aux épreuves olympiques sous un strict protocole médical. Malgré tout, elle avait décroché une quatrième place à la course sur route et une sixième au contre-la-montre.

Elle a bien failli rater sa chance, comme en 2012, alors qu'une commotion cérébrale l'avait forcée à faire une croix sur les JO de Londres. «La journée où j'ai été hospitalisée [cet été], le médecin disait qu'avec ce que j'avais, c'était pas sûr que je puisse prendre l'avion et qu'il y avait de grosses chances que je manque mes Jeux. [...] Je lui ai dit : "non, non, non. Tu ne me feras pas ce coup-là!"»

Voilà pourquoi elle est partie deux semaines plus tard que prévu, deux jours seulement avant sa première épreuve. À Rio, elle a couru sous antibiotiques, un cathéter veineux central [picc line] inséré dans une veine.

Dès son retour au Québec, elle a repris la direction de l'hôpital. Elle y passe depuis une bonne partie de son temps. Et elle n'est pas remontée sur un vélo. «Mon chum dit qu'il a une lionne en cage à la maison», illustre Croteau, en manque de son sport favori.

Bientôt une vie normale

Malgré sa santé vacillante, malgré ses 37 ans, Croteau vise un retour. D'ordinaire - et les preuves sont nombreuses -, elle récupère bien de ses ennuis de santé. Si tout va bien, elle retrouvera une vie normale, lui a dit son médecin.

Elle est loin d'en être à ses premiers coups de malchance. À 14 ans, Croteau est victime d'un accident de la route laissant des séquelles à son bras gauche. En 2010, un virus lui fait perdre l'usage de sa jambe gauche. Trois ans après sa commotion cérébrale, en 2015, un test à l'effort la plonge dans un coma de cinq jours.

Et comme si ce n'était pas assez, on lui vole les deux vélos conçus pour elle à quelques semaines des Jeux de Rio. Heureusement, elle retrouve l'un d'eux à temps, pendant que l'homme d'affaires Louis Garneau se charge de lui en concevoir un autre. Le procès de l'homme arrêté dans cette affaire commence d'ailleurs jeudi matin, au palais de justice de Québec.




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