Floyd Landis: après la dope, la drogue

Champion déchu du Tour de France 2006 pour... (Archives AP, Peter Dejong)

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Champion déchu du Tour de France 2006 pour dopage, Floyd Landis tient maintenant au Colorado une boutique de produits issus du cannabis.

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Agence France-Presse
Paris

L'Américain Floyd Landis, vainqueur déclassé du Tour de France 2006 pour dopage, a trouvé un second souffle en commercialisant des produits issus du... cannabis.

«Oui, je sais, le raccourci est facile : après la dope, la drogue», admet celui dont les confessions à l'Agence américaine antidopage (Usada), en 2010, ont contribué à faire tomber son ancien coéquipier et leader chez US Postal, Lance Armstrong. 

Landis n'est pas sans jouer, lui-même, sur ce «raccourci», raconte samedi L'Équipe Magazine. Posant avec un t-shirt au nom de sa marque, Floyd's of Leadville (la petite ville de 2700 habitants où est installée sa boutique, au Colorado), barré d'un arc-en-ciel qui rappelle celui qu'arborent les champions du monde de cyclisme.

«J'ai environ 25 sortes de produits dans ma gamme», vante l'ex-cycliste de 41 ans. «De l'huile pour la vape, des cartouches, des lotions, des patches...»

L'ancien paria des pelotons, tombé six jours après sa victoire dans le Tour de France pour un contrôle positif à la testostérone, a fait de son histoire son meilleur argument de vente.

Sauvé par la marijuana

Dépressif, accro au cocktail alcool et médicaments, il assure avoir trouvé son salut dans la marijuana, autorisée à usage médical depuis 2009 dans l'État américain du Colorado et depuis 2014 à usage récréatif. «Elle m'aidait à dormir. Et puis on m'avait opéré à la hanche en 2006, après le Tour. Je prenais des antalgiques, des tas de saloperies. Le cannabis les a remplacés.

«Vous savez, il y a plein de raisons de l'utiliser. Il vous permet de dormir, de mieux supporter les douleurs, d'être un peu plus heureux...»

Le commerce florissant du cannabis aux États-Unis a aussi pour vertu d'arrondir les fins de mois : «Ici, il y a environ 3500 pots à 2000 $ pièce. Faites le compte», lance Landis, depuis la plantation dans laquelle il se fournit.

De son ancien métier, il a tout abandonné, ou presque. «J'ai tout donné, vélos, maillots. Ah non, j'ai trois maillots jaunes quelque part chez moi. Mais ce sont ceux de Lance avec "Thank you" écrit dessus. Je pense qu'il n'est pas près de m'en redonner, il faut que je les garde», plaisante-t-il.

Dans cet entretien, l'ancien coureur ne fait pas mention de ce qui faisait sa particularité au sein du peloton du temps de sa splendeur : ses croyances mennonites, un mouvement chrétien évangéliste.

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