La porte se referme pour une étape du Tour de France à Québec

Le patron du Tour de France, Christian Prudhomme,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le patron du Tour de France, Christian Prudhomme, était à Québec à la suite de l'invitation du directeur des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal, Serge Arsenault.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le directeur du Tour de France avait entrouvert la porte à une éventuelle étape de la Grande Boucle à Québec en matinée; le directeur des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal l'a refermée en après-midi, vendredi, en marge de la course disputée dans les rues de la capitale.

«On en a discuté. [...] Non, ce serait d'un ridicule sur le plan sportif. On ne peut pas demander à des athlètes de souffrir six heures de décalage à l'allée, six heures au retour, et d'être compétitifs dans une course aussi difficile que le Tour de France», a lancé Serge Arsenault après une rencontre de 90 minutes avec le patron de la Grande Boucle, Christian Prudhomme, et le maire de Québec, Régis Labeaume. Arsenault et Prudhomme se rencontraient d'abord pour discuter du développement et de l'avenir du cyclisme, un sujet cher à l'homme de vélo québécois.

«Deuxièmement, les coûts engendrés pour un tel déploiement, pour recevoir les mêmes cyclistes que nous avons aujourd'hui, sont tout à fait ridicules», a poursuivi Arsenault. «L'argent qu'on a servira à développer les cyclistes de chez nous. On a convenu tout de suite que c'était une très mauvaise idée. [...] Il nous faut des événements récurrents où nous sommes les propriétaires et décideurs de chaque geste que nous posons.»

Rôle considérable d'un champion local

Pourtant, Prudhomme avait tenu plus tôt un discours différent, même si c'était du bout des lèvres. Les problèmes logistiques, comme le coûteux déplacement outre-mer, ne sont pas des obstacles incontournables, avait-il indiqué. Confiance, histoire, tradition et présence de champions locaux devront toutefois être au rendez-vous pour que cette idée, d'abord lancée en marge du 400e anniversaire de Québec en 2008, devienne réalité.

«La logistique pour moi n'est jamais la première question», a souligné le directeur de la plus grande compétition cycliste au monde. «La première question,  c'est : est-ce que ça a un sens? Est-ce que c'est naturel? Est-ce qu'il y a des champions? Est-ce qu'il y a une histoire? [...] Sans la victoire de Bradley Wiggins en 2012 sur le Tour de France, nous ne serions jamais partis en Angleterre deux ans après. Les champions ont un rôle considérable dans un projet comme ça.

«Les courses installées à Québec et à Montréal par Serge Arsenault sont très belles», a aussi affirmé Prudhomme. «Après, pour imaginer la suite, il faut que les gens se connaissent. Je ne veux jamais mettre la charrue avant les boeufs. Il faut d'abord tisser des relations avec les gens pour que les choses soient possibles. [...] Ça ne se décrète pas comme ça.»

Présent à ses côtés, Régis Labeaume a aussi démontré un signe d'intérêt : «On est ouverts à toutes propositions», a-t-il réagi.

Mais Prudhomme l'a précisé : il n'est pas venu pour ça. Il a simplement répondu à l'invitation d'Arsenault. Il s'agit de sa première visite au Grand Prix de Québec.

«C'est très sympa. Déjà, la base du cahier de charge d'un organisateur, c'est qu'il se mette à faire beau au moment où la course part. C'est la première chose, qu'on ne respecte pas toujours...», a-t-il rigolé sous un soleil radieux et un peu inespéré.  Avec Patricia Cloutier

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