Langlois revient de loin

Bruno Langlois a subi une fracture de la... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Bruno Langlois a subi une fracture de la clavicule en juillet dernier. Il effectue son retour à la compétition à Québec, à l'endroit même où il a brillé en 2012 alors qu'il avait remporté le titre de meilleur grimpeur du Grand Prix cycliste.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Bruno Langlois revient de loin. Et il a parcouru la distance en bien peu de temps...

Le 17 juillet, en Colombie-Britannique, le cycliste né à Matane se fracture la clavicule lorsqu'un adversaire chute devant lui, l'entraînant au sol à son tour. «Je savais que ce n'était pas bon», se rappelle avoir pensé Langlois, tout de suite après sa chute.

Une blessure sérieuse et douloureuse, suivie d'une opération cinq jours plus tard. Il est à l'écart de la compétition depuis ce temps.

L'os a volé en éclats. Langlois doit se faire poser une plaque et 12 vis dans l'épaule. Pendant quatre semaines, il fait du vélo stationnaire à une main. Il aurait aimé utiliser le Tour de l'Alberta, disputé la semaine dernière, pour se remettre en forme en vue de Québec. Mais ses médecins et lui optent pour la sagesse et décident de faire l'impasse sur l'Ouest canadien.

«J'aimais mieux arriver frais et super motivé [à Québec], même si c'est une petite coche en dessous de ma forme de course», explique Langlois, rencontré jeudi lors de la conférence de presse d'Équipe Canada, dont il fait partie pour les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal.

Langlois effectuera donc son retour à la compétition dans la capitale, vendredi, à l'endroit même où il a brillé en 2012. Cette année-là, il avait remporté le titre de meilleur grimpeur.

Mais sa longue convalescence le force à être un peu plus réaliste en 2016. Il estime son épaule rétablie à 85-90 %; il avoue ressentir une certaine douleur après quelques heures en piste. Mais «physiquement, je suis proche de mon meilleur niveau», ajoute-t-il.

Il mettra donc son corps à l'épreuve, vendredi. Mais aussi sa tête. «C'est sûr que demain, je vais être stressé. Il ne faut pas que je retombe [sur mon épaule], avec la plaque et tout ça. Il ne faudrait pas trop que je pense à ça. Mais j'ai fait cinq éditions et je n'ai jamais chuté. On va espérer que tout aille bien», indique le détenteur du dossard numéro 201.

Enfin champion canadien!

La blessure de Langlois a terni une saison impressionnante. À 37 ans, il est enfin devenu champion canadien. Un titre qu'il reluquait depuis près de 20 ans! Après quelques podiums et plusieurs top 10, le voilà enfin au sommet de la hiérarchie. Son maillot rouge est là pour le prouver.

Une surprenante victoire, acquise à Ottawa. Car après le Tour de Beauce, Langlois a souffert de la grippe. «J'ai vraiment failli ne pas y aller. Finalement, parce que j'étais malade, je me suis reposé [avant l'épreuve]. Je suis arrivé là-bas et j'avais des jambes de feu», raconte celui qui court habituellement pour l'équipe Garneau-Québecor.

Il y a un an, il parlait de retraite. Mais ses succès en 2016 le poussent à revoir ses plans, même s'il est fort occupé avec son entreprise d'entraînement, BL Coaching. D'ici la fin de la saison, il espère être sélectionné pour ses premiers Mondiaux.

Et pour 2017? «J'ai des offres d'équipes. Il faut que je soupèse le pour et le contre, avec ma business à Québec. Est-ce que je vais être capable de faire les deux? J'ai une décision personnelle à prendre.» N'empêche qu'il compte défendre son titre canadien.

Au sein d'Équipe Canada, Langlois pédale aux côtés de Guillaume Boivin, Alex Cataford, Matteo Dal-Cin, Nigel Ellsay, Nicolas Masbourian, Benjamin Perry et David Drouin.

Drouin dans la grande ligue

Comme l'a souligné le présentateur Louis Bertrand lors de la conférence de presse d'Équipe Canada, David Drouin accède à la Ligue nationale du vélo en participant aux Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal. Une comparaison à propos, a confirmé l'athlète de Saint-Prosper. «C'est un peu ça. C'est la plus grosse ligue, les meilleurs au monde. En plus, devant mes parents et amis, ça va être très spécial. Ils vont voir ce que c'est, la Ligue nationale du vélo», a dit le Beauceron de 21 ans, auteur d'une solide 10e place au Tour de Beauce, en juin.

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David Drouin

Le Soleil, David Drouin

Il n'a appris que mercredi sa sélection pour les deux épreuves du UCI World Tour, Ryan Roth lui cédant sa place. Pas de problème. «Je savais que c'était possible. Je m'étais préparé en espérant avoir un coup de chance», a expliqué Drouin, qui souhaite un bon résultat à Montréal, un parcours à son goût.  

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