Hugo Houle et Antoine Duchesne, entre fierté et réalisme

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Hugo Houle et Antoine Duchesne sont deux des six Québécois qui participeront, vendredi, au Grand Prix cycliste de Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) L'un a pédalé le Tour de France, l'autre le Giro d'Italie, deux fois. Les deux étaient aux Jeux olympiques de Rio. On les a vus à la télé! Maintenant, tout le Québec croit qu'ils peuvent gagner.

«Je performe de mieux en mieux. Mais je suis encore loin de gagner le Tour des Flandres ou les Championnats du monde. Une course comme celle du Grand Prix cycliste de Québec, réussir un coup d'éclat sur un malentendu des autres coureurs, ce n'est pas impossible. Mais pour être franc, je ne pense pas. Dans une situation de course normale, je ne gagnerai pas», admet d'emblée Antoine Duchesne, l'un des deux cyclistes québécois membres d'une équipe WorldTour.

Duchesne roule avec Direct Energie, Hugo Houle avec AG2R La Mondiale. En juillet, Duchesne est devenu le deuxième Québécois de l'histoire à compléter le Tour de France, après David Veilleux en 2013.

«Quand ma participation au Tour de France a été annoncée, c'est comme si on venait d'annoncer aux Québécois que je faisais du vélo. Et c'est partout pareil dans le monde. Le public en général qui suit le cyclisme de loin suit juste le Tour. Si tu ne fais pas le Tour, on te demande ce que tu fais d'autre dans la vie!» affirme celui qui aura 25 ans lundi.

Le même âge que Houle, son colocataire à Saint-Restitut, en France. Même après deux Tours d'Italie, c'est sa participation à l'émission Je vais à Rio! de Radio-Canada qui l'a fait connaître au public québécois. Il a fini 21e au contre-la-montre olympique.

«Antoine et moi, ça fait longtemps qu'on se connaît et qu'on roule ensemble. Si tu nous avais dit il y a juste deux ou trois ans qu'il ferait le Tour de France et qu'on serait ensemble aux Jeux olympiques, pas sûr qu'on t'aurait cru. On a monté étape par étape et il n'y a pas de limite pour penser atteindre les plus hauts sommets», fait valoir celui qui rêve d'une médaille aux JO de 2020 ou encore 2024.

Quand à l'épreuve de vendredi, dont le départ sera donné à 11h, Houle avoue avoir été «un peu juste physiquement dans les derniers tours», les années précédentes. Il estime avoir gravi les échelons et s'estime «plus fort qu'il y a 12 mois, mais de là à avancer un top 10 à Québec, ce serait beaucoup».

Si Duchesne voit son coéquipier Bryan Coquard en avant et qu'il fera tout pour l'y amener, Houle épaulera les ambitions de Romain Bardet et d'Alexis Vuillermoz. «Ce sera déjà une réussite si j'arrive dans le groupe de tête et que je suis en mesure de jouer un rôle», résume Houle, lui aussi 25 ans.

Ils devraient atteindre le sommet de leur forme entre 28 et 32 ans. Mais déjà, vendredi à Québec et dimanche à Montréal, bon nombre de spectateurs scanderont leurs noms en bordure du parcours. La victoire, ce sera pour plus tard.

Drouin s'ajoute

Outre Duchesne et Houle, quatre autres Québécois participeront au Grand Prix cycliste de Québec au sein d'une formation canadienne. Les vétérans Bruno Langlois et Guillaume Boivin mèneront une jeune formation comptant David Drouin et Nicolas Masbourian dans ses rangs.

Drouin, de la Beauce, a été ajouté pour remplacer Ryan Roth. Six des huit coureurs de cette équipe canadienne évoluent en saison sous les ordres de l'ancien champion canadien Gord Fraser au sein de l'équipe professionnelle de développement Silber.

Le MSA dans le top 3 de la carrière de Hesjedal

Ryder Hesjedal courra ses dernières courses professionnelles en sol canadien, à Québec et à Montréal. À 35 ans, le cycliste de Victoria (C.-B.) a décidé de mettre le point final à sa fructueuse carrière sur deux roues. Aux côtés de sa victoire au classement général du Giro d'Italie en 2012 et de ses bonnes performances au Tour de France, dont cinquième en 2010, il range parmi les meilleurs moments de sa carrière sa médaille d'argent au Mont-Sainte-Anne, chez les juniors, aux Championnats du monde de vélo de montagne de 1998.

«Il faut vraiment avoir faim pour survivre dans ce sport. Je pourrai encore aller pédaler et me brûler les jambes, mais je n'aurai plus la pression des résultats que j'ai depuis presque 20 ans», a expliqué Hesjedal, mercredi. Il demeure le seul Canadien vainqueur d'un grand tour cycliste. Sa dernière course devrait être le Tour de Lombardie, le 1er octobre, en Italie. En 2013, il avait admis avoir consommé des produits dopants en début de carrière.

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