Tom Boonen sauvé par... une fracture du crâne

Blessé à la tête lors d'une chute en... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Blessé à la tête lors d'une chute en octobre 2015, le Belge Tom Boonen revient de loin.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Au lieu de tenter sa chance pour une dernière fois au Grand Prix cycliste de Québec, Tom Boonen pourrait être dans le coma. Ou même mort.

«Parfois, les petites choses font de grandes différences. Ma fracture du crâne m'a sauvé la vie», a lâché Boonen, mercredi, en marge de la conférence de presse des favoris en vue de l'épreuve sur route de 201,6 km de ce vendredi.

Du haut de ses 6'4'', tête rasée, petite barbe, Boonen est du type affable, généreux de ses réponses. Le vétéran de 35 ans semble se la couler douce dans une tournée d'adieu au cyclisme professionnel, en route vers sa retraite annoncée d'avril prochain. Mais l'ancien champion du monde sur route et vainqueur de huit étapes de grands tours revient de loin.

En octobre 2015, au Tour d'Abou Dhabi, Boonen a subi une fracture du crâne. «J'ai été très chanceux. La rupture de l'os a permis au sang de s'écouler directement par mon oreille et d'ainsi éviter que la pression augmente trop sur mon cerveau. J'ai fait une commotion, mais deux jours après, j'étais pas mal correct.»

«J'ai réalisé seulement six mois plus tard à quel point ç'avait été sérieux quand le médecin de la fédération m'a expliqué que Stig Broeckx avait eu le même genre de blessure, mais pas de fracture. Stig est encore dans le coma.»

Broeckx s'est blessé fin mai, au Tour de Belgique. Les deux sont Belges et viennent de la même ville, Mol. Même si 10 ans d'âge les séparent, ils se connaissent très bien. «C'est là que j'ai pensé arrêter. Mais en même temps, je n'ai pas chuté dans un sprint endiablé. Je suis tombé à cause d'une pièce de métal sur la route. On roulait à 45, 50 km/h, pas plus. Rien d'exceptionnel.»

«Le plus souvent, les grosses chutes n'arrivent pas dans les sprints très rapides où ça joue du coude. Tu peux te faire frapper ici en traversant la rue», poursuit Boonen, pensif.

Le vétéran d'Etixx-Quick Step, équipe avec laquelle il court depuis 2003, a ainsi décidé à la fin du printemps qu'il se donnait encore une année de compétition au plus haut niveau, question de courir une dernière fois à 100 % de ses capacités ces fameuses classiques flandriennes qu'il affectionne tant.

De retour par amour

Outre trois titres du Tour des Flandres, il compte quatre victoires à Paris-Roubaix. Il y a fini deuxième cette année et c'est après Paris-Roubaix 2017 qu'il accrochera son vélo. «Je me suis levé un matin et tout était décidé. Je ne voulais pas m'en vouloir de ne pas avoir essayé une dernière fois», sourit-il.

Présent pour la première fois à Québec l'an passé «parce que ça rentrait bien dans l'horaire», il est revenu «parce que j'ai aimé la course et l'organisation». «J'avais explosé à 250 mètres de l'arrivée, mais je me sens un peu mieux cette fois-ci, alors j'aurai peut-être un résultat», se risque celui qui portera le numéro 72.

Le fruit assez mûr pour les É.-U. en 2017 ou 2018

Avec Québec et Montréal, un troisième Grand Prix cycliste du WorldTour devrait enfin voir le jour aux États-Unis en 2017. Ou peut-être plus 2018...

Le patron des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal (GPCQM) en parle depuis le début. Déjà en 2010, année de naissance des deux épreuves québécoises, Serge Arsenault estimait que «dans trois ans, c'est trop tard, dans deux ans, c'est faisable, dans un an, c'est rêver».

Mercredi, Arsenault a réitéré son «rêve de l'avoir en 2017, mais au plus tard en 2018». L'événement est «condamné à la croissance. Le statu quo est un recul», insiste le président des GPCQM.

«Le fruit est assez mûr pour le cueillir, mais s'il faut mettre la tomate dans un sac de papier pendant trois ou quatre heures pour qu'elle mûrisse un peu plus, on le fera. Le cyclisme est un sport conservateur, des fois relativement lent, mais là, on va changer de vitesse», indique Arsenault. «Faut absolument rendre beaucoup plus significative la présence de tout le peloton» de ce côté-ci de l'Atlantique.

Entre Portland et Washington

La seule date envisageable pour lui s'avère encore et toujours le lundi de la fête du Travail, donc en amorce de l'arrêt nord-américain. Boston n'est plus dans sa mire, comblée en offre sportive. Et oubliez New York. Trop gros.

Arsenault cherche entre Portland, dans le Maine, et Washington. On trouve Hartford, Philadelphie, Baltimore. Mais Arsenault dit aussi s'intéresser à la presqu'île de Cape Cod, dont le tour avoisine 260 km, ou encore une ville comme Plymouth, fondée en 1620.

Chose sûre, il faut rester sur la côte Est, pour les heures de grande écoute en France. Aussi «offrir un parcours difficile, qui ne sera pas qu'une mise en jambes pour Québec et Montréal». Des liens historique, touristique et économique avec le Québec sont aussi à privilégier.

Le marché américain demeure difficile à percer pour l'Union cycliste internationale, qui a promu le Tour de Californie au sein de son WorldTour pour l'an prochain. Ajoutons que la création d'un Grand Prix WorldTour aux États-Unis à la fête du Travail ferait très mal au Tour de l'Alberta, couru cette même fin de semaine.

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