Surprise à prévoir au GP cycliste de Québec

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(Québec) Si l'on se fie à deux des favoris rencontrés mardi par la presse québécoise, il pourrait y avoir une surprise à l'occasion du Grand Prix cycliste de Québec, vendredi.

Affectés par une longue saison et ses nombreux déplacements, autant Peter Sagan que Julian Alaphilippe ont relativisé leurs chances de victoires lors de l'épreuve de 201,6 kilomètres du UCI World Tour disputée dans les rues du Vieux-Québec et des plaines d'Abraham.

Leader de la formation Tinkoff, Sagan s'amène dans son maillot arc-en-ciel de champion du monde. Gagnant à Montréal en 2013, quintuple vainqueur du maillot vert (points) au Tour de France, meneur du classement mondial, il n'a toutefois fait qu'une course sur route depuis la Grande Boucle, course abandonnée en raison d'une infection virale, le 28 août.

Il venait tout juste de participer à l'épreuve de vélo de montagne aux Jeux olympiques, où il a pris le 35e rang malgré une crevaison.

Bref, il ignore lui-même dans quelle condition il se trouve cette semaine, à Québec. «Je ne sais pas quoi vous dire maintenant [...]», a lancé le cycliste slovaque à la longue chevelure, à l'aéroport de Québec. «Avec tout le voyagement, j'ai été malade à Plouay [Bretagne], c'est pourquoi je n'ai pas terminé la course. J'ai été malade dans la dernière semaine. Je me suis entraîné un peu. [...] Je ne sais pas à quoi m'attendre. Je ne suis pas dans ma meilleure condition. Je dois rester positif, mais aussi les pieds sur terre. C'est sûr que je ne suis pas le favori ici. Si vous preniez un pari, sur qui placeriez-vous votre argent?»

Le Français Julian Alaphilippe (Etixx-Quick Step) reconnaît aussi traîner un peu de la patte. Côté forme physique, «c'est un peu plus compliqué, a-t-il dit. J'ai du mal à retrouver les conditions. J'ai couru la semaine dernière au Grand Prix de Fourmies [40e]. La course de Québec est un peu la continuité de la reprise, donc on verra bien.»

La condition physique des cyclistes pourrait donc jouer un rôle-clé dans la course de vendredi. Et comme plusieurs des favoris ont donné le grand coup pour le Tour de France ou les Jeux olympiques, un outsider risque fort de jouer les trouble-fêtes. «Ça va bien bagarrer, je pense», a lancé Alaphilippe, quatrième à Rio.

Bardet confiant

Le vice-champion du Tour de France, Romain Bardet (AG2R La Mondiale), semble toutefois plus confiant de pouvoir marquer un grand coup à Québec vendredi, ou encore à Montréal dimanche. «Je suis très motivé. Je me suis préparé sérieusement en août pour être prêt pour Québec dès vendredi.»

La course de Montréal, plus longue, plus ardue, sied davantage au style de Bardet. Mais contrairement aux années passées, le cycliste de 25 ans compte utiliser l'épreuve dans la Vieille Capitale pour autre chose qu'une simple préparation. «Cette année, j'aimerais aussi pouvoir décrocher un petit résultat dès Québec», a-t-il lancé en souriant.

Inactif depuis la course de Rio, donc depuis plus d'un mois, Bardet reconnaît faire à Québec un saut dans l'inconnu. «On est un petit peu dans le flou. Mais on a une bonne équipe ici. On a un local, Hugo Houle, qui est aussi très motivé. Il y a une bonne émulation au sein du groupe», a-t-il conclu.

Lancement d'une nouvelle technologie

Le président des Grands Prix cyclistes de Québec... - image 3.0

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Le président des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal, Serge Arsenault

Les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal (GPCQM) serviront à lancer une nouvelle technologie qui permettra aux amateurs de vélo de suivre en temps réel les données biométriques des coureurs : vitesse, cadence, puissance, fréquence cardiaque, etc.

Groupe Serdy, l'entreprise qui organise les GPCQM, a mis sur pied cette innovation. «Il est important que le cyclisme sorte de son archaïsme et puisse joindre les grands dans ce qu'on appelle une diffusion moderne pour la télé, le téléphone, pour tous les moyens de communication qu'on a actuellement», a expliqué le président des GPCQM, Serge Arsenault, dont le fils Sébastien est président et chef de la direction du Groupe Serdy.

Il a certes fallu convaincre les équipes, faire tomber leurs craintes. Finalement, le groupe Velon, composé de 11 formations professionnelles, a dit oui au projet. Résultat : 104 cyclistes en piste au Québec participeront à cette nouvelle aventure. Dont ceux de l'équipe nationale du Canada.

Les données seront disponibles pendant la diffusion de la course, sur les ondes de TVA Sports et sur le site Web des Grands Prix cyclistes (www.gpcqm.ca).

«C'est un grand pas vers l'avenir. [...] Le fait d'avoir à la télé, à chaque tour, les données biométriques des grands coureurs va nous aider, je pense, à faire comprendre les efforts de ces gens», a indiqué Arsenault.

Groupe Serdy souhaite céder son invention au monde cycliste pour un dollar, a révélé Arsenault. Afin que toutes les courses puissent utiliser cette technologie. «Il faut que le cyclisme comprenne qu'on doit franchir une marche très importante vers le modernisme en oubliant de dire "tout pour moi". On est à l'heure du partage, on est à l'heure du partenariat...»

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