Un cauchemar à oublier pour Emily Batty

La spécialiste du cross-country Emily Batty sera sur... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La spécialiste du cross-country Emily Batty sera sur la ligne de départ dimanche matin à Mont-Sainte-Anne. Malgré son départ imminent pour Rio, elle n'a pas l'intention de faire de cadeau à ses adversaires.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Dans deux semaines, à Rio, Emily Batty pourra conjurer le mauvais sort, repousser plus loin dans sa mémoire cette malchance qui la hante encore un peu, quatre ans plus tard.

Aux Jeux olympiques de Londres, en 2012, la spécialiste du cross-country vit le cauchemar de tous les athlètes d'élite : elle subit une blessure à l'entraînement, trois jours avant sa course. Malgré cette fracture de la clavicule, l'Ontarienne prend le départ et s'en tire avec une plus qu'honorable 24e place. Mais elle visait une médaille.

«Je ne souhaite ça à aucun athlète», a-t-elle affirmé, vendredi après-midi. «Mais j'ai appris que je peux surmonter n'importe quoi. Courage et persévérance sont deux mots importants dans ma vie. Ma mère a survécu à un cancer il y a 12 ans. Je vois ce que ça prend pour traverser les moments difficiles. Je suis devenue une athlète plus forte à cause de ça. Je ne vois pas vraiment de frontières, de limites. Je vois des buts et le processus pour les atteindre», a expliqué la cycliste d'Oshawa à la fin d'un entraînement à Mont-Sainte-Anne, en marge du 26e Vélirium.

Après une telle mésaventure, on pourrait la croire craintive de participer à une course à quelques jours de la compétition de sa vie, aux JO de Rio. Il n'en est rien. La preuve : elle sera sur la ligne de départ dimanche matin, à Mont-Sainte-Anne, et compte bien faire sa marque dans cette épreuve de la Coupe du monde.

«Non, ça ne me trotte pas dans la tête. [...] Notre sport est très ardu. Et nous devons constamment repousser nos limites. C'est donc normal de se retrouver dans une situation où un accident est possible. On ne pense pas à ce qui pourrait mal tourner parce que ça limiterait notre performance. Il faut seulement se concentrer sur chaque course et la traiter selon son importance. C'est une Coupe du monde et je suis très excitée», a affirmé Batty.

Bon potentiel de podium

Comme pour la majorité de ses adversaires de la fin de semaine, le regard de Batty se tourne toutefois vers Rio. Forte d'une médaille de bronze aux derniers Championnats du monde, le 2 juillet, d'une médaille d'or aux Jeux panaméricains l'an dernier, la nouvelle championne canadienne représente un bon potentiel de podium.

«Une situation parfaite pour le Canada serait de ramener un bout de métal! Une médaille est ce pour quoi nous nous entraînons tous les jours», a dit Batty, incluant dans son commentaire l'autre Canadienne attendue au Brésil, son amie Catharine Pendrel, aussi un espoir de grande réussite.

Motivée, dans la meilleure forme de sa vie, Batty n'a encore jamais gagné une épreuve de la Coupe du monde, même si elle est neuvième au classement de 2016. Le Mont-Sainte-Anne servira-t-il de porte-bonheur à la femme de 28 ans? La réponse dimanche, à partir de 11h20.

Batty pourra sans doute compter sur plusieurs amateurs. L'an dernier, la Batty Army s'est faite très bruyante le long de la piste de Mont-Sainte-Anne, à l'image de la Genie Army d'Eugenie Bouchard. Batty avait terminé au quatrième rang. Sur Facebook, la petite blonde est suivie par plus de 160 000 personnes.

Domination britannique

La Britannique Rachel Atherton a dominé les qualifications de l'épreuve de descente, vendredi après-midi. La cycliste a complété le parcours de 2,9 kilomètres en 4:42, 12 secondes de mieux que sa plus proche poursuivante, sa compatriote Manon Carpenter. Aucune surprise, puisque les deux femmes dominent dans cet ordre le classement de la Coupe du monde. La native de Québec Vaea Verbeeck, résidente de North Vancouver, a pris le 10e rang de ces qualifications, à plus de 28 secondes de la meilleure. Elle est la troisième canadienne de ce classement après Miranda Miller (3e) et Georgia Astle (7e). Vingt femmes se retrouveront en finale, samedi à 13h.

Chez les hommes, l'Américain Aaron Gwin a été le plus rapide avec un temps de 3:59, près de quatre secondes d'avance sur le Britannique Danny Hart. Le meilleur Canadien, Mark Wallace, pointe au 23e rang. Les Québécois Hugo Langevin (78e) et Samuel Thibault (79e) en ont fait juste assez pour faire partie des 80 hommes qui s'élanceront samedi, à 14h.

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