Affaibli, Raphaël Gagné perd son titre canadien

Récemment ennuyé par une sinusite, Raphaël Gagné n'a... (Photo fournie par Raphaël Gagné)

Agrandir

Récemment ennuyé par une sinusite, Raphaël Gagné n'a pu performer à son plein potentiel, samedi. Le cycliste se concentre maintenant sur sa préparation en vue des Jeux de Rio.

Photo fournie par Raphaël Gagné

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Quatrième samedi à Baie-Saint-Paul, Raphaël Gagné a vu l'Ontarien Derek Zandstra lui ravir le titre de champion canadien de vélo de montagne cross-country.

À un mois de sa course aux Jeux olympiques de Rio, l'athlète de Québec n'est toutefois pas inquiet de ce résultat qu'il juge lui-même «pas excellent». Ennuyé par une sinusite dans les dernières semaines, forcé de prendre des antibiotiques, il admet ne pas avoir été à 100 % lors de cette course, tenue le jour de son 29e anniversaire au centre de plein air Le Genévrier.

«Considérant la situation dans laquelle j'étais, c'est une bonne course, a évalué Gagné. J'ai donné mon 100 %, mais c'était le 100 % d'un gars qui était à 80 ou 90 %.» Ses ennuis de santé expliquent aussi sa décevante 54e place lors des Mondiaux du 3 juillet, où «ça a très, très mal été».

Léandre Bouchard (Alma) a pris le deuxième rang de l'épreuve de 29,5 km, samedi, 42 secondes derrière Zandstra (1h33:22). Pour le nouveau champion, il s'agit sans doute d'une petite revanche : il y a quelques semaines, on lui a préféré les deux Québécois pour les JO. Il n'y a pas eu de surprise dans le cas de Gagné, champion canadien en 2015, mais la lutte entre Bouchard et Zandstra était plus serrée pour cette place tant convoitée.

Ce point de repère ultime dans la saison de Bouchard et Gagné change sans doute un peu la donne. Ce dernier n'a jamais caché tout mettre en oeuvre pour atteindre le sommet de sa forme le 21août, journée de sa course à Rio. En toute logique, les Championnats canadiens et la Coupe du monde au Mont-Sainte-Anne, dans trois semaines, ne sont donc pas ses priorités. «Si on faisait le contraire, on se le ferait reprocher», a-t-il souligné samedi. D'ici le Vélirium, disputé devant les siens, il compte profiter de «trois bonnes semaines» d'entraînement.

Rivalité amicale

Chez les femmes, aucune surprise : l'Ontarienne Emily Batty a remporté l'épreuve. Troisième aux derniers Mondiaux, elle a complété le parcours de 23,6 km en 1h28:35. Derrière elle, deux bonnes amies : la Britanno-Colombienne Sandra Walter et l'Abitibienne Cindy Montambault. «Ça aurait été le fun de la battre», a déclaré la Québécoise, 36e aux Championnats du monde, en parlant de Walter. «Aussitôt que le départ est donné, on n'est plus des amies», a rigolé la cycliste de 33 ans.

En tête pendant les premières minutes de la course, Montambault (Val-d'Or) a rapidement été doublée par Batty et Walter. Mais elle a su bien résister aux coureuses derrière elle, dont plusieurs au potentiel suffisant pour le podium. Dont Rebecca Beaumont (Alma), cinquième au final.

Travailleuse dans les mines dans sa vie civile, Montambault profite d'une pause - et d'une commandite- de son employeur pour les quatre prochaines années. D'ici les Jeux olympiques de Tokyo en 2020, donc.

La championne en titre Catharine Pendrel, cinquième aux Mondiaux de juillet, avait choisi de faire l'impasse sur la course de Baie-Saint-Paul afin de se concentrer sur son entraînement en vue des Jeux olympiques. Batty l'accompagnera à Rio.

Dans le volet féminin du U23, l'Almatoise Catherine Fleury a mené la course de bout en bout pour remporter son premier championnat canadien.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer