Peter Sagan, sprinteur et séducteur

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Drôle et décontracté, Peter Sagan a aussi un physique avantageux qui ne nuit pas à sa popularité.

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Pierrick Yvon
Agence France-Presse
Cherbourg

Samedi, il se disait heureux de sa troisième place, alors que la victoire sur le Tour de France le fuyait depuis 2013. Dimanche, Peter Sagan a enfin changé de marche sur le podium, mais il a gardé son naturel.

Cherchera-t-il en priorité à conserver le maillot jaune endossé pour la première fois de sa carrière, après sa victoire dans la deuxième étape? «Non, mon but est d'arriver à Paris et de faire la fête», réplique le champion du monde.

Le Slovaque a du répondant, même dans un anglais limité. Jeudi, il avait déjà assuré le spectacle lors de ses premières apparitions :

d'abord lors de la conférence de presse de sa formation, Tinkoff («J'ai des couilles encore plus grosses que l'an passé»), puis lors de la présentation des équipes.

Au présentateur qui lui demandait de présenter au public les membres de son équipe, le boute-en-train a répondu : «Je ne connais pas leurs noms!» et a déclenché l'hilarité générale.

La panoplie charismatique de Sagan est complète : drôle et décontracté, le champion du monde a aussi un physique avantageux qui ne nuit pas à sa popularité.

Acrobate

Mais le coureur aux longs cheveux et aux yeux bleus plaît aussi pour sa capacité à prendre du recul : «Je prends ce que la vie me donne, je crois en mon destin.»

Un optimiste qui avait bien besoin de relativiser ses places d'honneur sur le Tour 2015, qui l'ont fait passer pour un éternel second digne du Français Raymond Poulidor : cinq places de 2e, deux places de 3e, trois places de 4e pour aucune victoire d'étape!

Soit un total impressionnant de 16 deuxièmes places lors de ses quatre premières participations (2012-2015).

Le Slovaque n'avait plus gagné dans la Grande Boucle depuis 2013, un an après une première participation lors de laquelle il avait crevé l'écran (trois victoires d'étape). Le maillot vert du classement à points qu'il détient en continu depuis 2012 venait cependant récompenser son exceptionnelle régularité.

D'autres seraient devenus fous, mais Sagan est avant tout un hédoniste. «Pour supporter les sacrifices que l'on fait, il n'y a rien de tel que prendre du plaisir sur le vélo.»

Son flegme paye. À 26 ans, et malgré ces deux années de disette sur le Tour, le palmarès du Slovaque s'est sérieusement étoffé. Sacré champion du monde en septembre à Richmond (États-Unis), le natif de Zilina a accéléré en remportant au printemps deux classiques belges, Gand-Wevelgem et surtout le Tour des Flandres. Seul bémol, il a laissé le titre de champion de Slovaquie, qu'il détenait en continu depuis 2011, à... son frère aîné Juraj.

Acrobate du vélo, Sagan est aussi un spécialiste du vélo de montagne et pourrait bien agrandir sa vitrine à trophées de ce côté-là : il envisage de porter haut les couleurs slovaques aux Jeux olympiques de Rio (5 au 21 août).

Alberto Contador à terre de nouveau

Alberto Contador est tombé pour la deuxième fois en deux jours, dimanche, dans le Tour de France, qui commence mal pour l'Espagnol, l'un des favoris au départ.

Attardé à l'arrivée de Cherbourg (61e de l'étape), Contador affiche un retard de 48 secondes par rapport au tenant, le Britannique Chris Froome.

Le Madrilène a expliqué après la course les circonstances de sa chute, survenue après une soixantaine de kilomètres : «J'ai chuté derrière Tony Martin, qui a perdu le contrôle du guidon. J'étais juste derrière.»

Dans le final jugé en montée, le double vainqueur du Tour (2007, 2009), visiblement amoindri, a lâché prise par rapport aux premiers.

«Je savais que je devais tenter de revenir devant au plus vite pour perdre le moins de temps possible. J'ai tenté de tout donner pour minimiser la perte mais elle est quand même très grande», a estimé Contador.

«Le problème n'est pas seulement le retard, c'est aussi la réaction de mon corps. Et il est très touché», a ajouté le Castillan. «Mais bon, on va voir l'évolution jour après jour. Déjà, ce serait bien de ne plus avoir de chute. On va voir comment je vais être en fin de semaine dans les Pyrénées.» 

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