Tour de France: Cavendish, papa gâté!

  • Un paysage à couper le souffle lors da la première étape du Tour de France à Utah Beach.<strong></strong> (AP, Christophe Ena)

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    Un paysage à couper le souffle lors da la première étape du Tour de France à Utah Beach.

    AP, Christophe Ena

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  • Les coureurs au début de l'épreuve. (AFP, Kenzo Tribouillard)

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    Les coureurs au début de l'épreuve.

    AFP, Kenzo Tribouillard

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  • Des fans colorés du Tour de France. (AFP, Kenzo Tribouillard)

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    Des fans colorés du Tour de France.

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  • Mark Cavendish gagnant de la première étape du Tour de France. (AP, Christophe Ena)

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    Mark Cavendish gagnant de la première étape du Tour de France.

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  • Mark Cavendish au fil d'arrivée. (AP, Peter Dejong)

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    Mark Cavendish au fil d'arrivée.

    AP, Peter Dejong

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  • Quelques-uns des policiers affectés au Tour de France. (AP, Peter Dejong)

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    Quelques-uns des policiers affectés au Tour de France.

    AP, Peter Dejong

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  • Dure journée pour l'Espagnol Alberto Contador. (AP, Jerome Prevost)

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    Dure journée pour l'Espagnol Alberto Contador.

    AP, Jerome Prevost

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  • Les coureurs du Tour de France en action. (AFP, Kenzo Tribouillard)

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    Les coureurs du Tour de France en action.

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  • D'autres fans enthousiastes! (AFP, Kenzo Tribouillard)

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    D'autres fans enthousiastes!

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Agence France-Presse
Utah Beach

Ces derniers mois, on voyait plus souvent Mark Cavendish, friand des réseaux sociaux, en photo avec ses enfants que sur la plus haute marche d'un podium. Mais le Britannique a prouvé samedi qu'il n'était pas encore un heureux papa à la retraite, en remportant la première étape du Tour de France à Utah Beach (ouest de la France).

Il avait fait du maillot jaune l'un de ses trois objectifs de l'année, avec les jeux Olympiques et les Mondiaux. Il l'a endossé après une bataille au sprint devant le gotha mondial, les Allemands Marcel Kittel (2e) et André Greipel (4e) et le Slovaque Peter Sagan (3e).

«Je voulais ce maillot! J'avais une seule possibilité, je ne pouvais pas échouer», a triomphé le natif de l'île de Man. Huit ans après son premier succès sur le Tour. Deux ans après avoir manqué une première opportunité devant sa famille, à Harrogate (Angleterre), à cause d'une prise de risques inconsidérée qui l'avait amené à terre.

À 31 ans, Cavendish a montré à ses grands rivaux du sprint, Greipel, Kittel et Sagan, qu'il était toujours le roi de la spécialité. Ses 27 victoires d'étape dans la Grande Boucle donnent le tournis. Au palmarès des vainqueurs d'étape sur le Tour, «Cav», troisième, se rapproche des deux premiers, deux semi-dieux du cyclisme : le Belge Eddy Merckx (34 succès) et le Français Bernard Hinault (28).

De quoi comprendre l'agacement du coureur lorsqu'on lui parle toujours d'un duel Greipel-Kittel. «Ce dont les gens parlent m'importe peu, mon job est de gagner des courses». Ou encore quand on lui demande ce que ça fait de gagner un sprint qui réunit les meilleurs sprinteurs du monde. «J'ai gagné un sprint massif, je suis là pour ça, sinon je resterais à la maison».

Cavendish était repassé au second plan ces derniers mois : une victoire d'étape et au classement général au Tour du Qatar, une dans le Tour de Croatie et une dans le Tour de Californie, cela faisait presque maigre pour ce boulimique de triomphes sur la ligne.

Courir pour les enfants sud-africains

Battu la fin de semaine dernière lors de l'épreuve en ligne des championnats de Grande-Bretagne, Cavendish pouvait sembler sur le déclin, d'autant qu'il était passé à l'intersaison d'une équipe de premier plan (Etixx) à une équipe moins huppée (Dimension Data).

Il a d'ailleurs mis en valeur sa formation sud-africaine après sa victoire. «J'en suis fier, et aussi pour l'équipe Dimension Data. Nous courons dans cette équipe aussi pour une cause, pour que 5000 enfants puissent recevoir un vélo afin d'aller à l'école.»

Les enfants, un sujet cher au Britannique : Cavendish est un véritable papa poule, et ne s'en cache pas. Sur les réseaux sociaux, il s'affiche en effet en famille avec sa fille, née en 2012, et son fils, né en 2015, à la plage, au restaurant, déguisé pour Halloween...

Note : Le Québécois Antoine Duchesne a terminé la journée au 70e rang.

Des plaies pour Contador

Alberto Contador... (AFP, Kenzo Tribouillard) - image 2.0

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Alberto Contador

AFP, Kenzo Tribouillard

L'Espagnol Alberto Contador, qui a chuté 107 kilomètres après le coup d'envoi du Mont-Saint-Michel, a déploré des écorchures sur tout le côté droit de son corps, «du mollet jusqu'à l'épaule», après l'arrivée samedi de la première étape du Tour de France, à Utah Beach.

«Ce n'est pas la meilleure façon de commencer le Tour», a déclaré le double vainqueur de l'épreuve (2007, 2009). «Mais, au moins, je ne suis pas forcé de rentrer à la maison. J'espère passer les jours qui viennent et récupérer avant les montagnes. Il y a des positions dans lesquelles mon épaule m'inquiète mais je veux rester optimiste et récupérer.»

Le Madrilène de l'équipe Tinkoff a expliqué les circonstances de l'accident. «Il y avait beaucoup de tension parce que nous nous battions pour être devant. Le vent soufflait fort et nous étions très prudents dans les virages. D'autres ont pu s'en sortir mais nous avons glissé, certains derrière moi aussi».

Contador, qui a bénéficié ensuite du ralentissement de la course à la demande du Suisse Fabian Cancellara, a rallié l'arrivée au sein du peloton, en 86e position. Il a été classé dans le même temps que ses concurrents directs pour le classement général. 

Ces derniers mois, on voyait plus souvent Mark... (AFP, Lionel Bonaventure) - image 3.0

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AFP, Lionel Bonaventure

L'échappée traditionnelle a réuni cette fois cinq coureurs qui ont ouvert la route dès le départ. Les premiers attaquants, l'Australien Leigh Howard, le Tchèque Jan Barta et l'Allemand Paul Voss, ont été rejoints par le «local» Anthony Delaplace et l'Américain Alex Howes, après une chasse menée pendant près d'une heure.

Deux habitués de la première échappée du Tour, Delaplace (en 2012) et Barta (en 2015), ont participé à ce «coup», paré aisément par le peloton. L'écart a plafonné à moins de quatre minutes et les équipes de Kittel et Greipel ont contrôlé la situation. Les derniers rescapés, Delaplace et Howes, aussi combatifs qu'obstinés, n'ont été repris qu'à l'entrée des cinq derniers kilomètres.

Dimanche, le final en côte de la deuxième étape, 183 kilomètres entre Saint-Lô et Cherbourg (ouest de la France), avantage les puncheurs.

Le sommet de la côte de la Glacerie, un mur de 1900 mètres (à 6,5 %) comportant un passage à 14 %, est situé à 1500 mètres de la ligne. Après un court replat descendant, les 700 derniers mètres en montée moins prononcée (5,7 %), conduisent à l'arrivée.

Des cicatrices en souvenir de 2015

Le Tour 2015 lui a laissé une plaque à vie dans les cervicales et des cicatrices. Victime d'une chute spectaculaire, le Français William Bonnet (FDJ, photo) prend «peut-être un peu plus de marge» depuis son grave accident, «mais quand tu es dedans, tu n'y penses plus».

Il y a un an, le 6 juillet, lors de la 3e étape entre Anvers et Huy, en Belgique, sur une longue ligne droite, Bonnet, au milieu du peloton lancé à pleine vitesse, accroche la roue arrière du coureur placé devant lui et glisse. C'est une hécatombe : une douzaine d'hommes finissent à terre. Les images de Bonnet défiguré, le visage tuméfié et les jambes en sang, marquent durablement ce Tour. Traumatisme crânien et vertèbre cervicale fracturée, il se rétablit en quatre mois pour retrouver la compétition le 17 février, au départ du Tour de l'Algarve.

«Je n'ai plus rien, tout va bien. Je n'y repense pas souvent.» Plus rien, pour Bonnet, ce sont «une plaque à vie dans les cervicales, des cicatrices de l'opération, des marques de brûlure».

Bonnet, 34 ans, est l'un des plus expérimentés du peloton, vainqueur d'une étape sur Paris-Nice (2010). Si le traumatisme est derrière lui, il y a évidemment un avant et un après. «Cela n'a pas forcément changé ma façon de courir, mais je prends peut-être un peu plus de marge par rapport à ceux qui me précèdent.»

«Les premières courses [après son retour], j'étais en retrait du peloton, je traînais derrière, je me mettais un peu plus en sécurité, mais quand tu es dedans, tu n'y penses plus. Quand tu es dans l'effort, tu t'oublies.»

La fatalité l'emporte dans le peloton. «Les accidents, ça arrive. Personne n'est à l'abri. Même dans les meilleures dispositions, même derrière, on peut tomber», relativise Bonnet. 

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