Coupe du monde de cross-country: être la «meilleure du jour»

«Je venais de commencer l'université. J'avais presque 18 ans et on est montés... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «Je venais de commencer l'université. J'avais presque 18 ans et on est montés du Nouveau-Brunswick dans un minibus Volkswagen pour venir voir les Championnats du monde au Mont-Sainte-Anne. C'est là que j'ai vu Gunn-Rita gagner l'argent, et elle est encore aussi forte. C'était un tout nouveau monde pour moi! J'étais très loin de penser que je pourrais un jour courir à ce niveau.»

Dix-sept ans plus tard, non seulement Catharine Pendrel a atteint la Coupe du monde de cross-country, mais elle y trône parmi les meilleures. Le maillot arc-en-ciel de l'Union cycliste internationale (UCI) qu'elle portera durant l'épreuve de dimanche témoigne de son second sacre comme championne du monde, l'automne dernier, après celui de 2011.

Depuis toujours, les chances de médaille en vélo de montagne aux Jeux olympiques résident du côté féminin. Pendrel s'inscrit dans la lignée des meilleures vététistes canadiennes avec Alison Sydor et Marie-Hélène Prémont. Et voilà que l'Ontarienne Emily Batty, de huit ans sa cadette, la talonne.

Pendrel vient de gagner le championnat canadien, à Saint-Félicien, avec Batty deuxième. Une semaine avant, Batty avait eu le dessus sur Pendrel aux Jeux panaméricains. L'an dernier, aux Jeux du Commonwealth, Pendrel et Batty avaient aussi fait un et deux.

«Je ne pense pas qu'elle ait déjà fini devant moi en Coupe du monde, ou peut-être une fois en Afrique du Sud en 2012», précise l'aînée du duo. «Emily progresse dans sa carrière et on va encore voir de belles choses de sa part dans le futur.»

«On a une très bonne relation, assure Pendrel. On se respecte vraiment comme compétitrices et on peut apprendre beaucoup du style de l'autre en piste. Elle est une personne amusante à côtoyer.»

Derniers JO

À 34 ans, elle confirme que les Jeux olympiques de Rio, dans un an, seront ses troisièmes et derniers. Surprenante quatrième à Pékin, en 2004, alors que toute l'attention était rivée sur Prémont, Pendrel a dû se contenter du neuvième rang à Londres, en 2012.

Cette saison, elle obtient des résultats constants. «Mais j'attends encore LE résultat vraiment bon. J'ai fini troisième, quatrième et troisième lors des trois Coupes du monde jusqu'ici, alors j'aimerais vraiment être première ou deuxième.» Médaillée d'argent au Mont-Sainte-Anne l'an dernier, elle y cumule cinq podiums en carrière, dont trois victoires.

Et son maillot de championne du monde lui «rappelle [qu'elle peut] être la meilleure du jour, sans avoir besoin d'être la meilleure chaque jour», se répète-t-elle. La défense de sa couronne se fera dans la principauté d'Andorre, le 5 septembre. La dernière étape importante du calendrier aura lieu sur le parcours olympique brésilien, une compétition test tenue le 11 octobre.

Pendrel a maintenant fait de Kamloops, en Colombie-Britannique, son chez-soi. Mais chaque été ses parents viennent de Harvey Station, non loin de Frédéricton, pour la voir se produire à Québec.

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