Gee et Rachel Atherton: la descente dans le sang

Gee et Rachel Atherton visent un doublé familial... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Gee et Rachel Atherton visent un doublé familial à la Coupe du monde de descente du Mont-Sainte-Anne. Il est champion du monde en titre, comme en témoigne son maillot arc-en-ciel de l'UCI, et elle mène le classement mondial.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Les Atherton règnent sur le monde de la descente en vélo de montagne. Avec deux titres de champion du monde chacun, Rachel et Gee font office de famille royale. L'accent british ne les rend que plus monarchiques.

«Ma première fois au Mont-Sainte-Anne, il y a plus de 10 ans, ça a été toute une expérience. La piste était tellement différente, tellement plus difficile que celles que j'avais courues avant!» se rappelle Gee Atherton, champion du monde en titre et du Royaume-Uni, aussi sixième au classement de la Coupe du monde. Deuxièmes places et solides chutes émaillent ses visites dans la région de Québec.

«C'est très différent de ce qu'on voit en Europe. C'est très vieille école, une piste "pour hommes", épeurante!» enchaîne Rachel, qui doit deux de ses 24 victoires en Coupe du monde au parcours de la Côte-de-Beaupré. Avec un troisième triomphe, samedi, cela lui ferait quatre victoires consécutives sur le circuit de la Coupe du monde et consoliderait sa position au sommet du classement.

Élevés dans le sud de l'Angleterre, ils sont partis s'établir dans le nord du Pays de Galles pour le vélo, il y a une dizaine d'années. «Au milieu de nulle part», s'esclaffe Rachel. Avec leur frère aîné, Dan, qui a couru en descente et est maintenant en enduro. Cette fin de semaine, il roule au Colorado. Mais Dan est avant tout le bâtisseur de piste.

Dont cette espèce de grand château de terre et de roches construit entre les collines galloises et les moutons. Terrain de jeu parfait pour ces princes et princesse de Galles de la descente. Voilà que Red Bull s'y intéresse et y tient dorénavant une compétition sur invitation du plus haut niveau, la Hotline.

«On ne passe tant de temps que ça à la maison. On est pas mal toute l'année sur la route pour les courses. Mais quand on s'y retrouve ensemble, on est bien», fait valoir Gee, de son vrai nom George. Leurs parents? Trop nerveux pour le vélo.

Vivant en Grande-Bretagne, par la force des choses, ils sont devenus spécialistes des pistes boueuses. Mais tous deux souhaitent que l'étape de Coupe du monde du MSA, dont les qualifications se tiennent vendredi et les finales samedi, ne soit pas entrecoupée d'orages, comme jeudi après-midi. Question d'être juste pour tout le monde.

La descente aux JO

À quand la descente aux Jeux olympiques? «Ce serait difficile», freine Gee. «Notre sport grandit très vite sans les Jeux. Ça devient quelque chose de nouveau, de plus gros et de mieux chaque année. Trop l'encadrer risquerait de nuire à son essence.»

«Et les gens sont surpris, mais on gagne mieux notre vie que plusieurs athlètes olympiques», révèle Rachel. «Les Jeux olympiques, c'est bon pour les médias généralistes. Mais la descente possède sa propre vie.»

Les Anglais excellent dans le cyclisme sous toutes ses formes. Outre plusieurs descendeurs d'élite, hommes et femmes, Chris Froome vient de gagner un deuxième Tour de France en trois ans et Liam Phillips a été couronné champion du monde de BMX en 2013, discipline où les Atherton ont fait leurs premières armes.

***

Samuel Thibault... - image 2.0

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Samuel Thibault

Thibault au poste, Verbeeck blessée

Cette fois, Samuel Thibault ne compte pas rater les finales de samedi par un rang, comme l'an dernier. Le descendeur de 22 ans de Chambly a passé l'hiver à North Vancouver et est devenu, en mai, au Mont-Tremblant, le premier Québécois à gagner une manche de la Coupe Canada depuis 2009. Le gaillard de 6' 3'' vise une place parmi les 80 plus rapides vendredi, ce qu'il n'a pas réussi en deux Coupes du monde cette saison, puis de percer le top 50 en finale, samedi. Septième du volet féminin l'an dernier, Vaea Verbeeck, originaire de Granby, soigne une triple fracture du poignet subie début juin. Son plâtre a été retiré lundi.

La seule descendeuse du Québec en lice est Audrée Vaillancourt (Montréal). Trois hommes élites concourent, Thibault, Hugo Langevin (Bromont) et Philippe Ricard (Bromont), ainsi que deux juniors, Félix Leclerc (Montréal) et Liam Rourke (Rawdon). 

***

Trois chevilles cassées plus tard

Steve Smith était au Mont-Sainte-Anne, l'an dernier, mais n'avait pu défendre sa victoire de 2013. Le natif de Cassidy, en Colombie-Britannique, s'était cassé une cheville à l'entraînement, deuxième de trois fractures de la cheville en 12 mois - une fois la gauche, deux la droite! Figure de proue de la descente au Canada, l'athlète de 25 ans est de retour en piste. «Je sais que je vais revenir où j'étais. L'objectif est de retrouver mon sommet au Championnat du monde, en septembre», explique le seul descendeur canadien à avoir triomphé au MSA.

Il se dit assez à l'aise pour affronter le parcours de 2,9 km à des vitesses pouvant atteindre 70 km/h. Quant au manque de relève au pays dans sa discipline, il déplore la faible organisation aux niveaux inférieurs. «Je suis allé au championnat canadien à Kamloops [Sun Peaks] et j'ai été déçu du parcours. Entre ça et la Coupe du monde, la marche est trop haute.» 

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