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Le traitement servi à Chris Froome ramène Eddy Merckx dans le passé

Eddy Merckx est venu à Québec pour assister... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Eddy Merckx est venu à Québec pour assister à la compétition de natation de sa petite-fille.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Plus de 30 ans après sa dernière visite au Québec, Eddy Merckx est de passage dans la capitale, cette semaine, pour encourager sa petite-fille dans une compétition de natation. Le Soleil n'allait pas manquer l'occasion de parler au quintuple champion du Tour de France du traitement réservé par le public français au récent champion, Chris Froome, qui rappelle trop bien sa propre expérience.

Oubliez Paris, Québec prend des airs de Mecque du vélo par les temps qui courent. À une dizaine de jours du passage dans la région du grand Bernard Hinault, président d'honneur du Granfondo Garneau-Québecor 2015, c'est Eddy Merckx qui arpente les rues du Vieux-Québec. Ou plutôt celles de Sainte-Foy. 

Le légendaire Belge passe une partie de la semaine au PEPS de l'Université Laval pour encourager la jeune Axana, 14 ans, aux Championnats canadiens de natation groupe d'âge. C'est que le fils d'Eddy, Axel Merckx, lui aussi  cycliste retraité, est marié à une Canadienne et vit désormais en Colombie-Britannique.

S'il y en a un qui peut comprendre ce qu'a vécu l'Anglais Chris Froome, aspergé d'urine par un partisan en pleine étape du Tour de France, il y a deux semaines, c'est bien Eddy Merckx. «En 1975, j'ai reçu un coup de poing dans le ventre en pleine course de la part d'un spectateur», se souvient celui que ses adversaires surnommaient le «Cannibale». Détenteur du maillot jaune au moment de l'incident, Merckx avait par la suite échappé son avance. «Ça m'a coûté ma sixième victoire au Tour de France.»

Ce genre de comportement est plutôt unique aux Français, des fanatiques de cyclisme, souligne-t-il. Certains ont de la difficulté à supporter le succès de cyclistes étrangers. «Étant Belge, j'ai eu droit au même traitement que Froome pendant plusieurs années. Même que je ne suis pas allé au Tour de France en 1973 parce que je serais devenu le premier étranger à gagner cinq années consécutives. Il y avait trop de tension.» 

Merckx reconnaît que le scepticisme du public est normal après les scandales qui ont ébranlé le cyclisme ces dernières années, mais il croit que la presse est à blâmer pour les récents débordements. «L'histoire de watts et d'électricité, c'est n'importe quoi», lance-t-il à propos du reportage de la revue Stade 2, qui a mis le feu aux poudres en statuant que la puissance générée par Froome cette année n'avait d'égale que celle générée par des dopés condamnés comme Lance Armstrong et Jan Ullrich. 

Sport propre

Même s'il avoue ne pas s'expliquer comment Armstrong a pu déjouer les tests antidopage pendant tant d'années, Eddy Merckx assure que son sport est plus propre que jamais. «C'est malheureux que le cyclisme ait si mauvaise réputation parce que je pense qu'actuellement, c'est un des sports qui est le plus pur. Avec le passeport biologique, les coureurs sont bien conscients que s'ils trichent, ils seront épinglés. Je suis certain que le peloton actuel est propre.»

Le Belge demeure convaincu que le vélo de route retrouvera ses lettres de noblesse. «Quand on voit le nombre de spectateurs au Tour de France, au Tour de Flandres, au Giro d'Italie et la couverture mondiale des grands réseaux, ça montre qu'il y a encore un grand intérêt pour le sport.»

Souvenirs d'un pays froid

Le dernier passage d'Eddy Merckx au Québec remontait à 1984, et le Belge en avait gardé un souvenir plutôt... froid!

«La ville est très belle, mais la dernière fois qu'on était venus, c'était l'hiver. Il faisait glacial. C'est plus confortable cette semaine.»

Le légendaire cycliste est toutefois devenu un habitué de l'Ouest canadien depuis que son fils Axel s'y est installé avec sa femme et ses deux filles.

Eddy Merckx n'est pas encore un véritable retraité, s'occupant depuis des années de l'organisation du Tour du Qatar, mais il s'efforce de suivre de près les prouesses sportives de ses petits-enfants. Il est très fier de la participation d'Axana aux Championnats nationaux de natation, cette semaine.

«À 14 ans, c'est la première fois qu'elle se qualifie, c'est un moment spécial.»

Si Axana a choisi la piscine, ses cousins sont plutôt des adeptes de hockey sur gazon, souligne le grand-père. Pas de relève dans le cyclisme à l'horizon, donc. «Mais ils sont tous très forts en endurance, on se demande de qui ils tiennent», lance Merckx, sourire en coin.

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