L'héritage de Jean-Yves Labonté assuré

Philippe Labrecque, Jean-Yves Labonté et David Veilleux lors... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Philippe Labrecque, Jean-Yves Labonté et David Veilleux lors du point de presse de jeudi annonçant la tenue de la Classique Jean-Yves Labonté qui aura lieu à Lévis dans le secteur de Saint-Nicolas le 11 juillet.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) L'héritage de Jean-Yves Labonté semble assuré. Une compétition cycliste portera désormais son nom. De plus, un jeune homme de 19 ans compte suivre ses traces comme organisateur de courses dans la grande région de Québec.

La Classique Jean-Yves Labonté se déroulera à Lévis le 11 juillet. Plusieurs des meilleurs cyclistes québécois des catégories junior, senior et maître y pédaleront en boucle sur un circuit routier de 9,3 kilomètres, dans le secteur Saint-Nicolas.

Philippe Labrecque a organisé cette compétition. L'ex-cycliste n'a pas encore 20 ans, mais c'est lui que Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, a contacté pour mettre sur pied cette nouvelle course.

Labrecque n'a pas hésité, lui qui a déjà couru sous les ordres de Labonté. Ce dernier se sait condamné. Il souffre d'insuffisance rénale causée par le diabète et réside désormais à l'hôpital Jeffery Hale.

À l'image de son mentor, Labrecque a fait vite. Il ne lui a fallu qu'un mois pour tout préparer. «J'ai travaillé fort», lance le jeune homme de Thetford Mines, qui est directeur sportif des juniors dans l'équipe La Vie Sportive, l'ancienne formation de Labonté. Les deux hommes gardent d'ailleurs un contact étroit.

«On s'appelle tout le temps», dit Labrecque. «Je prends la relève de certains trucs que Jean-Yves faisait. Alors maintenant, je vais organiser des courses en plus de m'occuper des jeunes», explique celui qui commencera des études en économie à l'Université McGill, cet automne.

Labrecque a d'ailleurs profité des conseils de Labonté pour ses débuts comme organisateur. Malgré sa santé chancelante, le «parrain» du cyclisme à Québec a participé à l'élaboration de cette course, sans savoir qu'elle porterait son nom.

«Philippe est un petit gars très intelligent et dynamique. Je lui ai dit : "J'aimerais ça que tu prennes ma relève"», a raconté l'homme de 77 ans vendredi en marge de la conférence de presse, à l'hôtel de ville de Lévis.

C'est Louis Barbeau qui a décidé que l'épreuve porterait son nom, a dit Labonté. «Je suis très honoré de ça. Et ça se produit à un endroit où j'ai fait beaucoup de courses», explique l'ancien entraîneur, reconnu pour avoir organisé entre 700 et 800 compétitions pendant sa carrière dans le cyclisme.

Deux boucles pour les anciens

David Veilleux, Hugo Houle et Antoine Duchesne, trois des plus grandes vedettes du vélo québécois, seront ambassadeurs de la Classique. «Quand je les ai approchés, leur réponse a été immédiate. Il n'y a eu aucune hésitation», raconte Louis Barbeau, en parlant des trois cyclistes qui ont bien connu Labonté.

«Il le mérite», dit Veilleux, seul Québécois à avoir complété le Tour de France (2013). «C'est une icône. Tout le monde connaît Jean-Yves dans le milieu du cyclisme québécois.» Veilleux compte d'ailleurs faire la course si son horaire le lui permet. Et ce, même si «j'ai pas les jambes d'antan».

Si sa forme fait défaut, Veilleux pourra se rabattre sur le tour hommage, un parcours de 18,6 km (deux boucles) auquel sont conviés les anciens coureurs qui ont connu Jean-Yves Labonté au fil des ans.

Veilleux ne voit pas Hesjedalen jaune

Trois anciens gagnants seront les principaux cyclistes à surveiller lors du Tour de France 2015, selon David Veilleux. Le jeune retraité du vélo, qui a participé à la Grande Boucle en 2013, estime que le maillot jaune sera porté par Alberto Contador (2007 et 2009), Chris Froome (2013) ou Vincenzo Nibali (2014) en fin de parcours du Tour, qui débute demain. En ce qui concerne le Canadien Ryder Hesjedal, Veilleux le voit plus remporter une étape que porter le maillot jaune sur les Champs-Élysées. Même s'il a quitté la compétition, l'athlète de Cap-Rouge suit encore de près les prouesses de ses anciens adversaires. «J'ai arrêté parce que les sacrifices étaient difficiles à faire, mais j'ai encore la passion», dit celui qui est désormais ingénieur chez Devinci, compagnie qui fabrique des vélos.

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