Tour de l'Alberta: un cadeau de Noël pour Serge Arsenault

Serge Arsenault croit que les Grands Prix de... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Serge Arsenault croit que les Grands Prix de Québec et de Montréal ont été« le fer de lance» dans la décision de l'UCI d'approuver la présentation du Tour de l'Alberta.

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(Québec) «Pour moi c'est une bonne nouvelle. C'est presque un cadeau de Noël. Et bravo pour le cyclisme canadien.»

Serge Arsenault a réagi positivement à l'annonce de la présentation du Tour de l'Alberta en septembre. Il a indiqué que le succès des Grands Prix de Québec et de Montréal, une compétition de très haut niveau appréciée de tous, avait assurément joué un rôle dans la décision de l'UCI de présenter une nouvelle épreuve au Canada.

Il a rappelé qu'il y a cinq ou six ans, à la suite de mauvaises expériences, l'Union cycliste internationale et les équipes cyclistes étaient extrêmement méfiantes à l'endroit des groupes intéressés à organiser des compétitions en Amérique du Nord.

«Sans prétention, je dirais que les Grands Prix ont été le fer de lance dans la décision de l'UCI d'accorder une sanction au Tour de l'Alberta», a lancé le promoteur des deux courses disputées en sol québécois. «Et pour moi, cette décision est une très bonne nouvelle pour le cyclisme au Canada. Car c'est par les organisations et les compétitions qu'un sport peut se développer. C'est aussi une très bonne nouvelle pour le développement de nos jeunes coureurs.»

Pour appuyer ses dires, Arsenault a donné comme exemple l'explosion du nombre de coureurs québécois dans les équipes pro-continentales au cours des dernières années. La raison : le comité organisateur des Grands Prix ayant le choix d'inviter qui il voulait à ses deux courses en sol québécois, les formations ont compris qu'en alignant un coureur local, elles partaient avec une longueur d'avance quand venait le temps d'obtenir une «wild card».

«C'est certain que ça prend une qualité de coureur pour faire partie de ces équipes. Mais quand on voit les François Parisien, David Veilleux, David Boily, Dominique Rollin, etc., on se dit que ça commence à faire du monde sur le circuit mondial. Une force que l'on n'avait jamais eue avant parmi les grandes formations au monde.»

Arsenault a ajouté que ce qui le réjouissait finalement, c'était le fait que malgré les problèmes connus par le cyclisme au cours des dernières années à cause de toutes les histoires de dopage, celui-ci attirait encore beaucoup de monde et que les gens étaient prêts à y investir d'importantes sommes d'argent. «Ça prouve que le sport est rentable et qu'il offre des retombées garanties.»

Pas d'incidence sur la participation à Québec

De l'avis de Serge Arsenault, la présentation du Tour de l'Alberta du 3 au 8 septembre n'aura aucune incidence sur la participation de coureurs ou d'équipes aux Grands Prix de Québec et de Montréal. Il a expliqué que les deux compétitions n'avaient pas le même niveau, le programme double québécois faisant partie du Worldtour, le circuit le plus relevé. Il a ajouté en disant qu'il comparerait le Tour d'Alberta à une belle course du circuit junior, le plus haut niveau juste avant la Ligue nationale.

«Les gens de l'Alberta devront faire leurs classes avant d'obtenir une sanction Worldtour. Et tant qu'ils ne l'auront pas, le nombre d'équipes issues du groupe Worldtour ne pourra pas dépasser 50 % de la délégation totale qui prendra part à la compétition. Ils pourront donc accueillir des équipes pro-continentales américaines, des formations non Worldtour d'Europe, du Mexique ou de la Colombie et des coureurs canadiens. En comparaison, les formations du groupe Worldtour ont l'obligation de prendre part aux épreuves de Québec et de Montréal.»

Selon Arsenault, les organisateurs du Tour de l'Alberta devront faire face à un autre problème de taille. Leur épreuve sera présentée pendant la même période que le Tour d'Espagne. «Mais ils auront le temps de grandir et de gagner leurs lettres de noblesse. Et moi, je leur offre toute ma collaboration. Je ne suis pas en vase clos et je ne suis pas inquiet de notre position. Et je pense que nous sommes en mesure d'aider ces gens-là.»

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