Vélo de compétition: un fabricant québécois à l'avant-plan

Durant les 10 jours où Thomas Voeckler portait... (Photothèque Le Soleil)

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Durant les 10 jours où Thomas Voeckler portait le maillot jaune du  Tour de France, l'an dernier, les amateurs de cyclisme du monde entier apercevaient les logos de Louis Garneau.

Photothèque Le Soleil

(Québec) Pas évident pour les produits québécois de se frayer un chemin dans la jungle des fabricants de pièces et d'accessoires haut de gamme du vélo de compétition. En 2011, l'entrepreneur Louis Garneau a réussi un exploit de taille : placer ses produits à l'avant-plan du cyclisme de haute performance.

Toute la planète vélo l'a remarqué. En juillet, Thomas Voeckler, la sensation locale du dernier Tour de France, a exhibé jour après jour ses produits Louis Garneau. Pour le fabricant québécois de casques, de lunettes, de maillots, de souliers et d'autres accessoires, c'était du jamais-vu.

Durant les 10 jours où Thomas Voeckler portait fièrement le maillot jaune de meneur, les amateurs de cyclisme du monde entier apercevaient les logos de Louis Garneau.

Coup de pub inespéré? Pour l'homme d'affaires, c'était avant tout le fruit de 15 ans de démarche. «Il faut faire sa place. Ça prend des contacts. Il faut être branché dans le milieu. Ce n'est pas n'importe quelle personne qui peut arriver et dire : "Je commandite une équipe." À moins de mettre un montant incroyable.»

Louis Garneau tente depuis 1996 de se tailler une place dans l'univers de la commandite chez les professionnels. Pour les équipementiers, c'est le nerf de la guerre.

«C'est comme si quelqu'un prétend que ses produits de hockey sont très bons, mais ils ne sont pas dans la Ligue nationale. Je suis sûr que pour les jeunes ou la population, ça serait dur à croire.»

Crédibilité

Depuis le formidable Tour de France de Thomas Voeckler, le téléphone ne dérougit pas. «Ça nous a donné un sacré coup de crédibilité, affirme Louis Garneau. Pour nous, c'est désormais un point de non-retour. Nous sommes obligés d'être là à chaque année. Je ne vois pas le temps où l'on va se retirer d'une équipe. C'est un passage obligatoire.»

Louis Garneau s'en tient pour l'instant à la commandite de vêtements et de casques. La consécration serait toutefois de fournir un vélo québécois à un coureur d'une équipe pro.

«On s'est fait un plan dans l'entreprise, et on veut tenter notre coup en 2014 au Tour de France», avance-t-il. Aucun fabricant de vélos québécois dans l'histoire n'a jamais réussi cet exploit.

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