L'intensité avec un grand «I»

Alexander Radulov n'a pas mis de temps à... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Alexander Radulov n'a pas mis de temps à faire taire ses détracteurs grâce à son talent et à son enthousiasme. Tout d'un coup, il est devenu la coqueluche de Montréal!

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<p>Kevin Johnston</p>

CHRONIQUE / Alexander Radulov n'aura mis que très peu de temps à faire changer la fausse perception que les journalistes et les amateurs de Montréal avaient de lui. Souvenez-vous des commentaires tous plus sarcastiques les uns que les autres lorsque Marc Bergevin l'a mis sous contrat pour 5,75 millions $ au début de juillet. Eh bien tout d'un coup, Radu est devenu la coqueluche de la métropole!

Bien sûr, quatre matchs ne font pas une saison. Mais c'est drôlement bien parti. Je vois encore ces analyses qui comparaient Radulov à l'énigmatique Alexander Semin, un coup de dés raté de Bergevin la saison dernière. Une expérience qui n'a duré que 15 matchs.

C'était bien mal connaître l'ancienne gloire des Remparts que de prononcer son nom dans la même phrase que le lymphatique Semin. Parce que Radulov n'a qu'une vitesse lorsqu'il saute sur la patinoire. Quand on lui fait confiance et, surtout, quand on lui fait sentir qu'il est apprécié, il devient le lapin Energizer.

C'est d'ailleurs ce qui frappe le plus Michel Therrien et ses nouveaux coéquipiers. «Nous savions tous qu'il était un joueur très talentueux», a déclaré l'entraîneur-chef du Canadien en début de saison. «Mais moi, ce qui m'impressionne le plus, ce sont ses habitudes de travail. Il est passionné par le hockey. Il file au maximum même lors des séances d'échauffement avant les matchs.»

Therrien a été encore plus élogieux envers son ailier droit après son premier et unique but de la campagne jusqu'à maintenant contre les Penguins de Pittsburgh et Marc-André Fleury, plus tôt cette semaine. «Seulement une poignée de joueurs peuvent réussir des jeux comme celui qu'il a fait sur son but», a-t-il analysé.

En fait, les seuls reproches qu'on peut lui faire, c'est de ne pas avoir plus de points après quatre matchs, lui qui ne revendique qu'un but. Et d'être le joueur le plus puni du club avec six pénalités mineures. Mettons ça sur le dos de son enthousiasme, mais il devra surveiller son bâton, véritable extension de ses deux bras.

D'ailleurs, ses bâtons, il les connaît comme ses 10 doigts parce qu'ils ne sont jamais bien loin. Il le faisait à l'époque des Remparts et, selon ce que j'ai pu apprendre, il continuerait son petit manège même dans le sacro-saint Centre Bell. Plus de deux heures avant chaque match, il se pointe en t-shirt et en caleçons longs, gougounes aux pieds, près du banc des joueurs. Il embarque doucement sur la patinoire avec un bâton et un paquet de rondelles et il s'amuse à les lancer dans un des buts. Une autre façon de brûler un peu de son hyperactivité.

À Montréal au rabais

Dommage qu'on ait perdu de vue Radulov pendant autant d'années. Son manque de maturité combiné à des hommes de hockey qui ne savaient pas comment l'apprivoiser l'ont sorti du meilleur circuit de hockey au monde. Plus vieux, vraisemblablement mieux équipé pour composer avec tout ce que la LNH impose sur un athlète, il s'est mis dans la tête qu'il avait sa place parmi les grands.

Selon des collègues russes, il aurait laissé au moins 7 millions $US sur la table du CSKA Moscou pour accepter l'offre de Marc Bergevin. C'est à Montréal qu'il voulait jouer, passant de l'organisation la plus prestigieuse de la Russie à la plus prestigieuse et médiatisée de la LNH. Et il s'amuse avec toute l'attention et semble adorer porter le bleu-blanc-rouge.

Contrairement à la croyance d'il y a quelques mois, il a été accepté à bras ouverts dans le vestiaire et, pour l'instant, on semble tolérer son enthousiasme. Un enthousiasme que l'on dit contagieux. Quand il saute sur la patinoire et roule à un train d'enfer pendant toute sa présence, même en revenant au banc, ses coéquipiers n'ont d'autre choix que d'emboîter le pas.

Quant aux points, ils vont finir par arriver. Faut juste que ses coéquipiers apprennent à jouer avec lui parce que bien souvent, ses passes arrivent si vite et de n'importe où qu'ils ont du mal à les contrôler. Mais les chances sont là. Les adversaires du Canadien n'ont qu'à bien se tenir...

Les débuts de Bobby Orr... il y a 50 ans

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Bobby Orr

Ça ne nous rajeunit pas, parce qu'à l'époque, il était l'idole du jeune défenseur que j'étais, mais lors de l'ouverture locale des Bruins de Boston, jeudi, on a fêté le 50e anniversaire des débuts de Bobby Orr dans la LNH. C'était à l'automne 1966 et le p'tit gars de Parry Sound (Ont.) allait révolutionner le rôle d'un arrière sur la patinoire avant que sa brillante carrière soit malheureusement écourtée par des blessures répétées aux genoux, résultat de son style qui le laissait vulnérable à des coups bas.

Pour souligner l'occasion, TSN et le chroniqueur Bob McKenzie ont réalisé une longue entrevue avec le célèbre numéro 4, maintenant conseiller de joueurs comme Connor McDavid, Taylor Hall, Aaron Ekblad, Jason Spezza, les frères Staal et même Tomas Plekanec, du Canadien. Il a confié qu'il n'aurait jamais été capable de survivre à toute la pression médiatique et les nouvelles technologies. «Je suis en admiration devant les jeunes d'aujourd'hui. Je ne sais pas comment ils font, à 18 et 19 ans, pour survivre à cette pression qui vient de partout. Leurs vies sont scrutées à la loupe, tout est instantané. J'étais tellement gêné à mes débuts que j'en figeais. Et il n'y avait que quelques journalistes de la presse écrite. Imaginez aujourd'hui.»

Orr s'est ensuite attardé à son premier match régulier dans la LNH, contre les Red Wings de Detroit. «Mon souvenir le plus imprégné, dont je me souviens le plus, c'est que je regardais aller une de mes passes, elle était belle, cette passe-là, quand subitement j'ai été renversé par une percutante mise en échec. Le temps de rassembler mes esprits et de lever la tête, Gordie Howe était déjà parti causer du grabuge ailleurs. À partir de là, j'ai toujours joué la tête haute. Je suis content que ce soit arrivé dès le premier match», a-t-il raconté en riant.

Et le hockey d'aujourd'hui? «Notre sport est en santé, jamais autant de jeunes joueurs de talent sont arrivés dans la Ligue en même temps. Depuis deux ou trois ans, c'est exceptionnel. Mais les joueurs sont plus gros, le sport est de plus en plus rapide. Le danger de blessures augmente. Selon moi, il faudrait réintroduire la ligne rouge. Le jeu serait alors ralenti un peu. Mon idée n'est pas très populaire, mais il faudrait l'essayer avant de la rejeter totalement.»

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