Bien plus que l'équipe 2005-2006

Alexander Radulov n'a pas arrêté d'épater la galerie... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Alexander Radulov n'a pas arrêté d'épater la galerie lors de la saison 2005-2006. Et les partisans ne l'avaient pas oublié, vendredi soir, lors des cérémonies marquant le 20e anniversaire des Remparts 2.0.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Lorsque l'on s'attarde à la courte histoire des Remparts version 2.0, il est tout à fait normal d'avoir une première pensée pour la formation 2005-2006, les champions nationaux qui ont ramené la Coupe Memorial à Québec pour la première fois depuis l'époque en or des Lafleur, Richard, Savard et compagnie en 1971.

Elle était spéciale, cette équipe-là. Autant sur la patinoire qu'à l'extérieur. À commencer par l'infatigable Alexander Radulov, qui, à l'instar du lapin Energizer, n'a pas arrêté d'épater la galerie. De septembre à la mi-mai, il a tout balayé sur son passage.

Sacré meilleur joueur de la LHJMQ et de la LCH, ses 61 buts et 152 points de saison régulière et ses 21 buts et 55 points en séries brossent le portrait de ce qu'il a accompli sous les ordres de son mentor, chef d'orchestre et quelques fois tortionnaire Patrick Roy.

Saviez-vous que «Radu» n'a été blanchi qu'à deux reprises de la feuille de pointage pendant toute cette saison-là? Deux petites fois pendant le calendrier régulier. La première, le 21 octobre 2005, lors d'une défaite de 7-1 aux mains des Olympiques de Gatineau. La deuxième, le 17 mars 2006, lors d'une défaite de 2-1 en prolongation aux mains des Saguenéens de Chicoutimi. C'est tout. Des points dans 60 des 62 matchs de saison régulière dans les 23 matchs des séries et dans les 4 matchs du tournoi de la Coupe Memorial.

Malgré tout son talent, Radulov était drôlement bien entouré à Québec. À commencer par Roy et son adjoint Martin Laperrière. Puis par à peu près tous les spécimens de joueurs imaginables... ou inimaginables. Le ténébreux Mathieu Melanson; la recrue surdouée Angelo Esposito; l'arrière que personne ne voyait mais qui contrôlait tout, Marc-Édouard Vlasic; les rescapés de l'Océanic, Cédrick Desjardins et Michal Sersen; le marqueur Brent Aubin; le gardien Kevin Desfossés, qui a tenu le fort pendant la longue absence en saison de Desjardins; les Américains Andricopoulos, Ryan et Lavallee; le capitaine Simon Courcelles; le p'tit gars de la place, Maxime Lacroix et l'intrus du Saguenay, Félix Petit. Et le personnel de soutien combien précieux, les Sheppard, Robillard, Veilleux, Ouimet. Nous ne nous sommes pas ennuyés de l'hiver lors des longues balades d'autocar.

1998-1999, la saison perdue

Mais les Remparts de 2005-2006 ont bien failli ne pas être les premiers à ramener la Coupe Memorial en nos murs. Le club de 1998-1999 aurait dû les devancer. Des circonstances bien malheureuses, certaines incontrôlables, d'autres prévisibles, ont coûté cher cette saison-là.

Simon Gagné et Éric Chouinard étaient les têtes d'affiche. Tous deux des choix de première ronde quelques mois plus tôt, ils allaient connaître une campagne de rêve. Raymond Bolduc, qui a toujours su assembler des équipes compétitives, avait réuni une belle brochette de joueurs. Lui et les autres dirigeants des Remparts avaient même convaincu le Russe Maxim Balmochnykh de s'amener à Québec. On connaît la suite de l'histoire.

Les Diables rouges comptaient déjà sur deux Européens de fort calibre : l'arrière Dmitri Tolkunov et le Slovaque Juraj Kolnik. C'est ce dernier qu'il a fallu sacrifier pour faire de la place pour «Balmo». Le hic, c'est que ce dernier, malheureux dans le hockey nord-américain, a pris la poudre d'escampette pendant le Mondial junior aux Fêtes. Pourtant, six semaines plus tôt, il avait fait part de son désarroi à votre humble serviteur. Mais au lieu de s'occuper du problème, on s'est acharné sur le messager, niant que le jeune avait des problèmes. Puis, il est parti.

Autre problème : les transactions douteuses étaient encore permises à l'époque. Les Remparts allaient terminer premiers au classement général, mais un échange à sens unique entre Chicoutimi et Acadie-Bathurst allait changer le portrait de la ligue. En un temps, deux mouvements, Mathieu Benoît, Ramzi Abid, Marc Bouchard, Jean-Sébastien Trudelle et Jérôme Dupont passaient des Sags au Titan, qui ont également réussi à mettre le grappin sur Roberto Luongo des Foreurs.

Le dg Bolduc était furieux. Surtout qu'il était sur le point d'acquérir les services d'Abid. Imaginez Abid et Balmochnykh dans l'alignement des Remparts, plus Gagné, Chouinard, David Bernier, Martin Moïse, Tolkunov, Simon Tremblay, Martin Grenier, Daniel Archambault et Maxime Ouellet. Ils n'auraient pas perdu en demi-finale contre Bathurst. Mais c'est ça, le sport. On ne peut tout contrôler.

Un dernier mot sur Gagné et Chouinard. Un est tombé au bon endroit, l'autre au mauvais. On ne saura jamais ce qui se serait produit si les rôles avaient été inversés. Mais le fait demeure qu'au début de 2002, moins de quatre ans après la séance de repêchage 1998 de la LNH, Gagné évoluait sur le premier trio du Canada en compagnie de Joe Sakic et de Jarome Iginla aux Jeux de Salt Lake City pendant que Chouinard s'alignait pour les Citadelles de Québec de la LAH.

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