Le Canada... et les autres

L'entraîneur-chef Mike Babcock, le défenseur Jake Muzzin, et... (La Presse canadienne, Sean Kilpatrick)

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L'entraîneur-chef Mike Babcock, le défenseur Jake Muzzin, et le reste de la formation canadienne amorceront leur marche vers le titre mondial en affrontant la République tchèque samedi soir.

La Presse canadienne, Sean Kilpatrick

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / La planète hockey est débarquée à Toronto, ville que plusieurs, les habitants du coin en tête, considèrent comme la Mecque de notre sport national. Un bon coup pour la Ville reine, parce que la Coupe du monde, à la lumière de la plupart des matchs préparatoires, s'annonce plutôt relevée. Avec bien sûr le pays hôte en pole position. L'intrigue se met en branle samedi après-midi.

Lorsque les meilleurs des meilleurs hockeyeurs sont confrontés les uns aux autres en compétition internationale depuis les Jeux de Vancouver, le Canada trouve le moyen de se démarquer. Les matchs sont serrés, mais les Canadiens trouvent toujours le petit quelque chose de plus qui fait la différence. Le talent en tête de liste, bien entendu.

En fait, et quelques collègues l'ont mentionné avec justesse tout au long de la dernière semaine, le Canada n'a pas à trouver un moyen de gagner la Coupe du monde, mais plutôt trouver un moyen de ne pas la perdre.

Heureusement que la formule du présent tournoi lui donne un peu de lattitude, parce que les représentants de l'unifolié se retrouvent dans le groupe A en compagnie d'Équipe Europe, de la République tchèque et des États-Unis. Et comme les deux meilleurs de chaque groupe passent au tour suivant, il ne devrait pas y avoir de problème. Le Canada et les États-Unis devraient être des demi-finales qui vont les opposer aux deux meilleurs qui vont sortir du groupe B formé par la Suède, la Finlande, la Russie et Équipe Amérique du Nord. Ça va batailler pas à peu près dans ce quatuor-là. Un coup de dés pour savoir qui va en sortir.

Ce qui frappe chez le Canada, c'est la profondeur. À toutes les positions. Les hommes de Mike Babcock font peur. Même sans Duncan Keith à la ligne bleue, même sans le duo des Stars Jamie Benn et Tyler Seguin à l'attaque. Doughty, Weber, Vlasic et Burns sont des murailles en défensive et Carey Price semble avoir retrouvé sa touche. S'il fléchit, Braden Holtby dira présent. En attaque, Crosby, Stamkos, Tavares, Bergeron, Marchand, Couture, Duchesne, Getzlaf, Perry et le vieux Thornton vont assaillir le territoire adverse sans relâche. Les Américains ont tenté de les brasser, ça n'a fonctionné qu'une fois. Le Canada n'a tout simplement pas de faiblesses.

Des lacunes chez les adversaires

Tous les autres clubs ont des lacunes. Les États-Unis n'ont pas la force de frappe offensive du Canada; la Finlande va travailler comme à l'habitude, mais va manquer de ressources; la Suède a une bonne défensive, mais compte beaucoup de blessés à l'attaque; et les Russes, très dangereux en attaque, n'ont personne pour remettre la rondelle aux Ovechkin, Malkin, Panarin, Kucherov, Tarasenko et Kuznetsov. Et la Russie est le seul pays dont le gardien soulève des doutes.

Reste les deux clubs «inventés» : Équipe Amérique du Nord, de jeunes marchands de vitesse qui manquent d'expérience et d'arrières, et Équipe Europe, un club qui joue de mieux en mieux, mais qui soulève un tas d'interrogations.

Il ne devrait pas y avoir de matchs à sens unique dans ce tournoi, justement en raison de la présence de tous ces gardiens de classe mondiale. Price (Canada), Quick (États-Unis), Lundqvist (Suède), Rinne (Finlande), Halak (Europe) et Murray (Amérique du Nord) vont tous avoir leur mot à dire au cours des deux prochaines semaines. Si je n'ai pas mentionné le Russe Bobrovsky, c'est qu'il ne valait pas la peine de l'inclure parmi les gardiens de classe mondiale. Est-ce assez clair?!?

Le Canada sera de la finale deux de trois disputée à compter du 27 septembre. Mais je suis embêté de prédire son adversaire, tellement ça va être serré dans l'autre groupe. Les Américains, vainqueurs de la Coupe du monde 1996 au tout nouveau Centre Molson (maintenant Bell) sous mes yeux, voudront certes y être. Mais les quatre clubs de l'autre groupe ont, selon moi, une chance quasi égale d'y être eux aussi.

Une vraie coupe du monde en 1996

D'ailleurs, parlant de cette Coupe du monde 1996, elle fut réellement un événement mondial. Deux groupes au départ : la division nord-américaine avec le Canada, les États-Unis, la Russie et la Slovaquie qui a joué ses matchs un peu partout de ce côté-ci de l'Atlantique (Ottawa, Philadelphie, Vancouver, New York et Montréal). Puis, le groupe européen formé de la Suède, la Finlande, l'Allemagne et la République tchèque. Leurs matchs de ronde préliminaire ont été joués en Europe et les trois meilleurs (Suède, Finlande, Allemagne) ont traversé l'océan pour se joindre aux trois meilleurs nord-américains (Canada, États-Unis, Russie).

Après les quarts de finale et les demi-finales, Canadiens et Américains ont joué trois matchs l'un contre l'autre. Le dernier s'est terminé par une victoire de 5-2 des États-Unis, qui ont marqué quatre buts dans les trois dernières minutes de jeu contre Curtis Joseph pendant que Mike Richter multipliait les arrêts miraculeux à l'autre bout de la patinoire. Oui, on avait préféré Joseph, un ami de la gang à Gretzky, à Patrick Roy qui est demeuré tranquillement à la maison, lui qui venait de remporter le Coupe Stanley et le trophée Conn Smythe...

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