Les «rejets» débarquent en ville

Les États-Unis seront privés de nombreux attaquants de... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Les États-Unis seront privés de nombreux attaquants de qualité lors de la Coupe du monde de hockey. L'équipe américaine, dont l'attaque est souvent le point faible, aurait profité des qualités offensives d'un Jack Eichel (ci-dessus), qui aurait pu mieux faire que des gars comme Brandon Dubinsky ou James Van Reimsdyk.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Excusez le terme péjoratif, mais le mot rejets me semble approprié. Ne me méprenez pas, les joueurs d'Équipe Amérique du Nord et d'Équipe Europe qui vont participer à la Coupe du monde de hockey sont des athlètes d'exception. Mais le fait demeure qu'il a fallu leur créer de toutes pièces une formation afin qu'ils soient de l'aventure, un projet commun de la Ligue nationale de hockey et de l'Association des joueurs inventé expressément pour créer des revenus supplémentaires.

Ça fait mercantile, l'affaire. Nous sommes déjà submergés par les produits dérivés. Mais pour les amateurs de notre sport national, le produit devrait être intéressant. Suffit que les joueurs se présentent avec les bonnes intentions et l'affaire sera ketchup. Il fut un temps où du hockey à ce temps-ci de l'année n'était pas nécessairement une bonne idée parce que les camps servaient à se mettre en forme après un long été rempli de bonne bouffe et de tous ses à-côtés. Mais en ces temps modernes, les joueurs sont en forme exemplaire à l'année. L'attitude fera foi de tout.

Les gens de Québec auront la chance de voir parader en leurs murs Équipe Europe, puis Équipe Amérique du Nord, club formé des meilleurs joueurs de 23 ans et moins du Canada et des États-Unis. Les formations disputent d'ailleurs un match préparatoire au Centre Vidéotron, jeudi. Ça devrait nous donner du bon hockey.

Alors, pourquoi parler de «rejets»? Parce que pour s'assurer la présence de huit clubs performants, les organisateurs de la Coupe du monde ont tassé les habitués de l'Allemagne et de la Slovaquie qui avaient été des deux Coupes du monde précédentes. Pas question de Suisse non plus.

Alors que faire avec toutes ces vedettes européennes orphelines? On forme un club juste pour eux. On y retrouvera six Slovaques, cinq Allemands, quatre Danois et trois Suisses. Aussi un joueur de la Slovénie, de la France, de la Norvège, de l'Autriche et de l'Italie.

Dur sur l'orgueil de gars qui ont toujours eu leurs clubs sur la scène internationale et qui devront apprendre à jouer ensemble. Un Chara avec un Sbisa, un Kopitar avec un Zuccarello, un Josi avec un Streit, un Draisaitl avec un Tatar. C'est sûr qu'ils vont tous avoir une crotte sur le coeur et ils vont être dangereux en ronde préliminaire. Mais ils auront dans les pattes le Canada, les États-Unis et la République tchèque. Pas commode.

Quant à Équipe Amérique du Nord, assurément que les jeunes vont être beaux à voir aller. C'est juste la formule qui me fatigue. Je vous en ai déjà parlé dans cette chronique, je trouve aberrant que certains de ces jeunes, étiquetés en raison de leur âge, ne puissent défendre les couleurs de leurs pays respectifs. Sous une telle formule, Mario Lemieux, alors âgé de 21 ans, n'aurait pas marqué son but magique avec l'aide de Wayne Gretzky en 1987. Et notre ami Eric Lindros ni Brendan Shanahan n'auraient pu jouer pour le Canada en 1991.

À la lumière de l'alignement, ce sont les États-Unis qui sont le plus privés des éléments qui auraient certainement pu les aider. En attaque, souvent le point faible américain, les Jack Eichel, Brandon Saad et Johnny Gaudreau auraient sûrement pu mieux faire que des gars comme Brandon Dubinsky et James Van Reimsdyk ou même qu'un Ryan Kesler, qui ralentit avec l'âge. En défense, Seth Jones avait sûrement sa place sur Team USA à la place de son ex-coéquipier de Columbus Jack Johnson. Ou encore à la place d'Erik Johnson de l'Avalanche. Et est-ce que l'excellent Shayne Gostisbehere des Flyers aurait pour percer l'alignement américain?

Du côté du Canada, mettons que Connor McDavid aurait pu jouer sous l'unifolié. Les autres, les Aaron Ekblad, Ryan Nugent-Hopkins, Ryan Murray et Sean Monahan auront leur chance bientôt. Très bientôt.

Si les jeunes nord-américains et les Européens orphelins ont vraiment des choses à prouver au cours des prochaines semaines, nous aurons droit à du bon hockey. Ils n'ont rien à perdre... plutôt tout à gagner.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer