Pas de révolution en vue

Si les Penguins de Sidney Crosby ont complètement... (AP, Marcio Jose Sanchez)

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Si les Penguins de Sidney Crosby ont complètement dominé la finale, c'est qu'ils ont retrouvé un club vidé devant eux. Après des rondes âprement gagnées face à Los Angeles, à Nashville et à St. Louis, des séries très robustes, les Sharks étaient brûlés.

AP, Marcio Jose Sanchez

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Les Penguins de Pittsburgh sont champions. Impressionnants dans la deuxième moitié du calendrier régulier et encore plus flamboyants en séries éliminatoires, Sidney Crosby et sa bande n'ont pas volé la Coupe Stanley avec leur club porté sur la vitesse, sur le désir de posséder la rondelle, sur la cohésion et le respect du plan de match. Mais n'allez pas croire que les 29, bientôt 30, autres clubs de la LNH vont modeler leur avenir sur celui des Penguins.

Même si j'avais sacré Pittsburgh champion de la section Métropolitaine lors de mes prédictions présaison au début d'octobre, je ne donnais pas cher de leur peau en séries. Mais c'est ça, le jeu des prédictions. Faut en rire plutôt que d'en pleurer. Les Penguins sont comme tombés dans une zone, ont bénéficié d'astres bien alignés. Tout est tombé à son mieux, exactement au bon moment.

L'entraîneur-chef Mike Sullivan a su convaincre les vedettes du club de prendre les commandes tous ensemble et les Crosby, Malkin, Kessel et Letang n'en demandaient pas tant. Avec trois trios capables de générer de l'attaque, avec un jeune gardien en Matt Murray qui dominait la Ligue américaine depuis quelques années et qui avait le goût de se faire un nom au niveau supérieur et avec des produits du club-école, les Sheary, Rust, Dumoulin et Kuhnhackl qui ne rêvaient que de jouer avec les grands, voilà une équipe négligée qui gagne le gros trophée.

Les Penguins ont travaillé fort, mais ils ont aussi été chanceux. S'ils ont complètement dominé la finale, c'est qu'ils ont retrouvé un club vidé devant eux. Après des rondes âprement gagnées face à Los Angeles, à Nashville et à St. Louis, des séries robustes au possible, les Sharks étaient brûlés. Ne possédant pas la profondeur de Pittsburgh, les protégés de Peter DeBoer n'ont pu rivaliser.

Pittsburgh n'est pas le meilleur club de la LNH

Je demeure persuadé que la finale aurait pris une tournure différente si Chicago ou Los Angeles avaient pu s'y glisser. Même St. Louis. Des clubs qui auraient pu rivaliser sans difficulté côté vitesse avec les Penguins. Des clubs qui les auraient probablement battus.

Vous me direz que je ne suis pas honnête en faisant une telle affirmation et vous avez raison. Les Hawks, les Kings, les Blues n'étaient pas en finale. Les Penguins et les Sharks y étaient, Pittsburgh a gagné. C'est de ça qu'il faut se souvenir. La Coupe Stanley appartient aux Penguins.

Mais la raison pour laquelle on ne commencera pas à calquer l'alignement de Pittsburgh, c'est que ce n'est pas le meilleur club de la LNH. Un point c'est tout. Si vous vous souvenez, plusieurs avaient fait l'erreur de calquer la stratégie des Bruins de Boston après que ces derniers eurent écarté les plus «scientifiques» Canucks de Vancouver en 2011. Mal leur en pris.

Parce que dans le hockey d'aujourd'hui, le hockey de la parité de Gary Bettman, ça prend un juste mélange de tout. Habileté, de bons meneurs, attaque capable de marquer, solide défensive forte sur la relance et bon gardien. C'est ce qui a fait gagner Pittsburgh en finale. La mauvaise nouvelle pour les adversaires de Sid et compagnie, c'est que l'alignement des Penguins devrait être identique la saison prochaine. Mais ils ont maintenant une cible dans le dos. Les stratégies de Mike Sullivan vont être décortiquées, il n'y aura plus de surprises.

C'est pourquoi je vous le dis tout de suite, il va y avoir un nouveau champion de la Coupe Stanley le printemps prochain. Un nouveau «ancien» comme Chicago ou Los Angeles? Ou un nouveau «nouveau» comme les Blues, les Capitals ou le Lightning? À l'an prochain!

Vieille recette ou nouvelle approche?

Randy Carlyle... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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Randy Carlyle

Archives, Associated Press

On parle beaucoup de parité dans la Ligue nationale. Sur la patinoire, du moins. Parce qu'aux deuxièmes étages des 30 clubs du circuit Bettman, la vision de gestion se veut une tout autre affaire. 

Regardez ce qui se passe dans l'embauche des entraîneurs. Certaines organisations optent pour du vieux, préfèrent vivre dans le passé, tandis que d'autres cherchent une nouvelle vision, une nouvelle approche. 

Plusieurs ont sourcillé lorsque les Ducks d'Anaheim ont annoncé l'embauche de Randy Carlyle (photo), lui qui avait été congédié par la même formation en 2011. Ça rappelle le retour de Michel Therrien à Montréal en 2012 après son départ en 2003. Le Wild du Minnesota a préféré un autre vétéran en Bruce Boudreau. À l'autre bout du spectre, John Hynes au New Jersey, Dave Hakstol à Philadelphie et Jeff Blashill à Detroit ont tous su s'affirmer à leur saison recrue. 

Et voilà que les Flames embauchent Glen Gulutzan, adjoint à Vancouver après avoir failli à la tâche à Dallas. Personne ne se souvient de lui là-bas. Entre les vieux et les nouveaux, il y a des cas comme Guy Boucher qui s'amène à Ottawa. Et regardez ce que Mike Sullivan vient d'accomplir à Pittsburgh. Y a-t-il une recette meilleure qu'une autre? 

En fin de compte, ce sont les joueurs qui décident. Et aussi les directeurs généraux. Pas de personnel, pas de résultats. Regardez Mike Babcock à Toronto. Celui que plusieurs considèrent le meilleur de son métier a terminé dernier au classement général!

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