Que l'on en finisse une fois pour toutes

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Selon Bill Daly, le bras droit du commissaire de la LNH Gary Bettman, certains propriétaires ne sont pas convaincus qu'une expansion sera bénéfique à long terme pour la Ligue.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Il est grand temps qu'il connaisse son dénouement, ce processus d'expansion de la LNH. Les spéculations nous arrivent de partout et il se dit à peu près n'importe quoi. Le dossier soulève les passions, ce qui est tout à fait normal. J'ai juste hâte de savoir, de la bouche du cheval, si les Nordiques vont renaître. Point final. Après, on passera à autre chose.

Ce qui me fascine le plus dans cet épineux dossier, c'est le peu d'information qui filtre. Les journalistes les plus au fait, les Pierre LeBrun, Elliotte Friedman, Bob McKenzie, Darren Dreger et Chris Johnston sont unanimes à dire qu'ils n'ont jamais rien vu de la sorte. Motus et bouche cousue.

Ce que l'on sait, c'est que le comité exécutif du bureau des gouverneurs de la LNH, les neuf propriétaires les plus influents du circuit, se réunissent à New York en début de semaine prochaine pour brasser leurs dernières cartes et fignoler leurs recommandations concernant le fameux processus d'expansion. Des conclusions qui seront ensuite présentées aux autres propriétaires à Las Vegas - comme le hasard fait bien les choses - le 22 juin.

C'est à ce moment que l'on officialisera s'il y aura ou non expansion, si elle se fera avec un club ou avec deux clubs, ou si elle sera reportée à une date ultérieure. Je dis bien officialisera, car s'il y a du coulage d'infos, ça se fera à partir de la semaine prochaine.

Pourquoi seulement après que le comité exécutif aura pris sa décision la semaine prochaine? Parce qu'à partir de là, ça va jouer du coude. On dit que les 30 propriétaires seraient partagés, qu'il n'y a pas consensus. Qu'il y aurait un bon débat entre les bienfaits et les mauvais côtés d'une expansion. C'est Bill Daly lui-même qui a effleuré le sujet lors d'une entrevue à l'émission Hockey Central at Noon du réseau Sportsnet, jeudi.

«La grosse question que j'entends», a dit le bras droit de Gary Bettman, «c'est si une expansion sera bénéfique à long terme pour le bien-être de la Ligue et pour la valeur de l'investissement de nos propriétaires, de leurs équipes. C'est tout le contraire de notre dernière expansion, alors qu'à l'époque [quatre clubs ont été ajoutés entre 1998 et 2000], on ne pensait qu'à l'immédiat.

«Ce ne sont pas tous les propriétaires qui pensent comme ça, mais la plupart d'entre eux sont des gens d'affaires aguerris qui ont à coeur leur investissement», a ajouté Daly.«Oui, l'entrée d'argent neuf serait intéressante sur le coup. Mais à long terme, plus de clubs dans la Ligue signifierait un plus grand partage des ressources.»

Québec répond à tous les critères, mais...

Daly s'est ensuite attardé sur le dossier de Québec. Il a vanté la qualité de la présentation de Québecor, a dit que la Vieille Capitale répondait à tous les critères, autant du côté démographique que du côté de l'amphithéâtre et de la capacité du propriétaire à supporter une équipe. Mais, et il y a toujours un «mais», il s'est attardé à la situation économique au Canada, aux fluctuations de notre devise vis-à-vis celle du pays de l'Oncle Sam.

Et, comme son patron Gary Bettman, il s'est dit préoccupé par le déséquilibre des franchises Est-Ouest. Il a aussi répété que l'appétit des gouverneurs pour l'expansion n'était pas le même pour tout le monde, qu'il y aurait un bon débat.

Québecor garde le cap

Les déclarations de Brian Mulroney, président du conseil d'administration de Québecor, à La Presse jeudi ont refroidi les ardeurs des fervents du retour des Nordiques. L'ancien premier ministre a parlé de chances minces dans un proche avenir, sans toutefois écarter la possibilité d'une renaissance à plus long terme. Voulant sans doute redonner espoir aux inconditionnels, les gens de Québecor ont senti le besoin, vendredi, de déclarer que la compagnie gardait le cap et désirait toujours ramener la LNH à Québec.

Je sais, ça nous laisse tous sur notre appétit. Nous voulons savoir, que ce soit positif ou négatif. J'aimerais bien vous le dire, mais ma boule de cristal est plutôt floue sur le sujet. Oui, je pourrais spéculer. Mais comme je vous le dis depuis le début de l'aventure, en fin de compte, c'est une bande de richissimes propriétaires, pour la plupart Américains, qui auront le dernier mot. Avec comme chef d'orchestre Gary Bettman. Et c'est ça qui me fait le plus peur. J'espère juste me tromper sur leurs intentions.

Le feuilleton des Hurricanes

Peter Karmanos... (Archives AP) - image 3.0

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Peter Karmanos

Archives AP

Autant Gary Bettman que son bras droit Bill Daley ont minimisé les problèmes qui affectent présentement la famille Karmanos . Les deux dirigeants de la LNH ont répété lors d'entrevues séparées, jeudi, que c'était un conflit malheureux entre un père et ses fils qui n'affectait en rien les opérations quotidiennes des Hurricanes de la Caroline.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que Peter Karmanos, propriétaire des Hurricanes, entretient des liens houleux avec ses trois fils aînés issus de son premier mariage. Il a même congédié Jason, qui occupait un poste de direction chez les Hurricanes, il y a une couple d'années. Et voilà que Jason et ses frères Peter III et Nick poursuivent papa parce qu'il n'aurait pas respecté l'échéancier d'un remboursement d'un prêt de plus de 160 millions $ lié à une fiducie familiale. Le paternel détient 34 % de la fiducie, ses fils 21,6 % chacun.

Selon le quotidien News Observer de Raleigh, Peter Karmanos aurait emprunté plus de 353 millions $ depuis 1999 en se servant de la fiducie comme garantie pour suffire à la gestion des Hurricanes. Les sommes auraient toujours été remboursées sauf pour celles qui concernent le litige actuel.

Bettman a déclaré que les Hurricanes étaient en Caroline pour y demeurer malgré le tumulte familial, qu'il y avait certes des améliorations à apporter côté marketing et implication communautaire, mais que les problèmes familiaux des Karmanos ne présageaient aucunement un déménagement vers d'autres cieux. Entre les lignes, on aimerait bien voir de nouveaux proprios locaux se manifester. Donc, pas de relocalisation à Québec. Du moins, pas pour l'instant.

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