Le printemps des Sharks

Menés par Joe Thornton et Joe Pavelski, les... (AFP, Sean M. Haffey)

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Menés par Joe Thornton et Joe Pavelski, les Sharks de San Jose vont venir à bout des Penguins de Pittsburgh en six matchs.

AFP, Sean M. Haffey

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / La finale de la Coupe Stanley qui se met en branle lundi sera rafraîchissante, divertissante. D'un côté, un club bâti pour le rigoureux calendrier régulier de l'association de l'Ouest, de l'autre, un club qui s'est réinventé en deuxième moitié de saison et qui a réussi à sortir les meilleurs de l'association de l'Est. Ça va filer à vive allure, mais en fin de compte, les Sharks de San Jose vont être trop forts pour les Penguins de Pittsburgh.

Ce n'est pas banal ce que ces deux équipes-là ont accompli cette saison. On vous raconte l'histoire des Sharks depuis le début des éliminatoires, eux qui avaient tellement de choses à se faire pardonner. Tour à tour, ils ont éliminé leur bête noire les Kings de Los Angeles, les dangereux Predators de Nashville et les Blues de St. Louis, qui venaient de se taper les Blackhawks de Chicago et les Stars de Dallas.

Et San Jose n'y est pas allé de main morte avec les Blues, qu'ils ont malmenés pendant cinq des six matchs de la série finale de l'Ouest. Expérimentés, imposants physiquement, habiles et rapides, les Sharks ont de plus l'avantage de pouvoir utiliser tous leurs joueurs tellement ils ont une belle profondeur au sein de l'alignement.

Pas si mal pour un club qui a raté les séries la saison dernière. Critiqués plus souvent qu'autrement, les vétérans Joe Thornton, Patrick Marleau et Joe Pavelski rient dans leur barbe aujourd'hui. Littéralement. Même s'il leur reste encore quatre matchs à gagner, c'est un peu leur consécration ce printemps. Ils ont fait fi de l'usure du temps et ils montrent le chemin à leurs plus jeunes coéquipiers.

Chapeau au directeur général Doug Wilson, qui n'a pas paniqué après nombre de campagnes décevantes. Le noyau est resté le même, Logan Couture, Brent Burns et Marc-Édouard Vlasic complétant à merveille le travail des trois vieux. C'est le travail de Wilson l'été dernier qui a procuré les ingrédients manquants. Une transaction qui a amené le gardien Martin Jones et la signature de trois joueurs autonomes : Joel Ward, Paul Martin et Joonas Donskoi.

Mettons que ça donne de bonnes munitions à un entraîneur-chef de première année, Peter DeBoer, qui débarque dans une deuxième finale en cinq ans après avoir fait de même avec les Devils du New Jersey en 2012.

Attente interminable pour Crosby et Malkin

Les Penguins ne sont pas piqués des vers eux non plus et ils méritent d'être où ils sont après avoir éliminé les Rangers de New York, les grands favoris les Capitals de Washington et le Lightning de Tampa Bay, ces derniers malheureusement touchés durement par les blessures à des joueurs-clés. Après des années de déception, Pittsburgh est de retour en finale. L'attente aura été interminable pour Sidney Crosby et Evgeni Malkin, mais les voilà.

C'est un remarquable revirement de situation après un chagement d'entraîneur-chef à la mi-décembre qui a fait la différence chez les Penguins. Mike Sullivan a donné un souffle nouveau à sa bande, qui a recommencé à batailler avec son arme favorite, la vitesse.

Et à Pittsburgh aussi, le dg Jim Rutherford a su ajouter des ingrédients qui rapportent gros. Phil Kessel, Nick Bonino et Carl Hagelin, tous acquis lors de transactions, forment l'un des trios les plus efficaces depuis le début des séries. Et l'arrivée de jeunes du club-école de Wilkes-Barrie, Conan Sheary, Bryan Rust et le gardien Matt Murray a redonné de l'énergie aux Chris Kunitz, Matt Cullen et compagnie. Sans compter la contribution de Kristopher Letang qui passe près de 30 minutes sur la glace à chaque match. Il ne reçoit jamais assez de crédit, celui-là.

Il n'en demeure pas moins que l'alignement des Sharks est mieux ficelé pour aller à la guerre. Je répète souvent qu'ils sont gros, qu'ils prennent beaucoup de place sur la patinoire. Et encore plus impressionnant, c'est qu'ils sont aussi rapides que les «petits» clubs de l'Est. C'est là que ça se joue. Les clubs de l'Ouest ont ce don de vous épuiser avec leur style agressif, leur échec avant inlassable. Et au moindre relâchement, ils vous font mal.

Kessel connaît de superbes séries, mais il n'aime pas se faire secouer le pommier. Il va trouver dans son chemin un dénommé Vlasic, qui a su sortir de leur plan de match les Tarasenko, Stastny, Johansen, Weber, Kopitar et Toffoli. Probablement le meilleur arrière défensif de toute la LNH, Vlasic récolte enfin tous les honneurs qui lui sont dus.

Je donne quelques matchs aux Penguins, mais je donne la série aux Sharks. En six!

La finale en vitesse

  • Les Sharks et les Penguins ne se sont affrontés qu'à 35 reprises en saison régulière depuis l'entrée de San Jose dans la LNH, en 1991. Les Sharks ont un léger avantage, leur fiche étant de 18-12-2 (plus trois matchs nuls) avant que les règles de prolongation et de tirs de barrage n'entrent en vigueur. Sur leurs 18 victoires, une a été acquise en prolongation et trois en fusillade. Ce qui explique la fiche de face-à-face des Penguins de 14-14-4, plus les trois nulles.
  • Les deux clubs ont divisé les honneurs de leur série aller-retour cette saison. Une victoire de 3-1 des Sharks à Pittsburgh le 23 novembre et une victoire de 5-1 des Penguins à San Jose le 1er décembre.
  • L'entraîneur-chef des Penguins Mike Sullivan a disputé des portions de trois saisons avec les Sharks de San Jose entre 1991 et 1994. Joueur de centre plutôt défensif, il a marqué 16 buts et totalisé 37 points en 171 matchs. Il était coéquipier de l'actuel dg des Sharks, Doug Wilson.
  • Joe Thornton (Boston) et Patrick Marleau (San Jose) ont été les deux premiers choix au total de la séance de repêchage de 1997 de la LNH qui se déroulait cette année-là, beau hasard, à Pittsburgh. J'y étais à l'époque pour Le Soleil. Les Sharks avaient eu une bonne séance de repêchage, car ils avaient également choisi l'excellent arrière Scott Hannan avec leur autre choix de premier tour, 23e au total. Le Canadien avait eu la main moins heureuse en choisissant Jason Ward avec le 11e choix, tout juste avant Ottawa qui avait mis le grappin sur Marian Hossa. 

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