Les jongleries estivales de Yzerman

Le dg du Lightning Steve Yzerman a du... (AP, Paul Sancya)

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Le dg du Lightning Steve Yzerman a du pain sur la planche. A-t-il les moyens de verser à Steven Stamkos 10 millions $ ou plus par saison en sachant que Ondrej Palat (18), Jonathan Drouin (27) et Nikita Kucherov (86), entre autres, passeront à la caisse au cours des deux prochains étés?

AP, Paul Sancya

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / On les oublie un peu, ceux-là. Finalistes de la Coupe Stanley la saison dernière, défaits en six matchs de façon très honorable par les Blackhawks de Chicago, les joueurs du Lightning de Tampa Bay sont devenus les premiers à passer au deuxième tour du bal printanier en éliminant les coriaces Red Wings de Detroit.

Un beau p'tit club que le Lightning. Une formation qui ne fait pas beaucoup de bruit et qui a su se débrouiller sans les services de deux de ses meilleurs éléments : le franc-tireur Steven Stamkos et l'arrière Anton Stralman. Pas si mal dans les circonstances. D'autres ont pris la relève, ont su hausser leur jeu après des saisons pas toujours à la hauteur. Et la carte cachée nommée Jonathan Drouin a démontré qu'il avait sa place dans les deux premiers trios du club.

Il y a beaucoup d'excitation sur la côte ouest de la Floride. Le Lightning avait besoin d'une série rapidement conclue pour refaire le plein, plusieurs joueurs étant surtaxés. Et voilà que Stralman, qui a subi une fracture à une jambe dans le dernier droit du calendrier régulier, pourrait effectuer un retour en deuxième ronde.

Encore plus important aux yeux des amateurs de Tampa Bay, c'est la possibilité d'une première série toute floridienne si les Panthers réussissent à se défaire des Islanders de New York. Ce serait effectivement du bonbon sous les palmiers.

Le Lightning est bien géré

Le Lightning se veut l'une des organisations les mieux gérées du circuit Bettman. Autant du côté affaires et communautaires que du côté hockey. Quand le richissime Jeffrey Vinik a acheté le club en 2010, les controversés proprios prédécents, Oren Koules et Len Barrie, étaient sur le point de tout gâcher. Vinik s'est impliqué dès le départ, y a mis beaucoup d'argent après l'acquisition à rabais et depuis quatre ans, c'est salle comble là-bas.

Vinik s'est aussi organisé pour placer des personnes compétentes à la barre du département de hockey. À commencer par le dg Steve Yzerman, qui a commencé son aventure avec Guy Boucher derrière le banc avant de le remplacer par Jon Cooper. Les deux hommes semblent savoir où ils s'en vont. Mais c'est cependant au cours des prochains mois qu'ils seront vraiment mis à l'épreuve.

Parce que Yzerman a du pain sur la planche. Surtout dans la gestion de la masse salariale. Il risque d'y avoir des grincements de dents et le premier nom qui vient en tête est celui de Stamkos. À 26 ans, il arrive au sommet de son art. Machine à marquer des buts, il se veut une denrée rare dans la LNH de nos jours. Ses problèmes de santé (opéré pour un caillot de sang près d'une épaule) lui font rater les séries, lui qui devient joueur autonome le 1er juillet. A-t-on le moyen de lui verser 10 millions $ ou plus par saison? C'est la question.

Surtout que d'autres joueurs qui traînent actuellement le club sont prêts à passer à la caisse. Nikita Kucherov devient joueur autonome avec compensation, lui qui n'est payé que 711 666 $ actuellement. Nul doute que sa rémunération va tripler ou quadrupler. Cédric Paquette (633 333 $) et Alex Kilhorn (2 550 000 $) doivent aussi négocier de nouvelles ententes. Et plusieurs autres, dont les Johnson, Palat, Boyle, Condra et le mal aimé Drouin devraient aussi passer à la caisse au terme de la campagne 2016-2017.

Sans compter l'arrière Victor Hedman (4 500 000 $) et le gardien vedette Ben Bishop (5 950 000 $) qui deviennent joueurs autonomes sans compensation en 2017. Si expansion il y a, Yzerman pourra espérer refiler un gros contrat ou deux aux nouveaux arrivants, mais le fait demeure qu'il aura beaucoup de joueurs à contenter avec très peu d'argent disponible. C'est pourquoi il y a autant de suspense autour de l'avenir de Stamkos. Verser le un septième de ta masse salariale à un seul joueur aura ses conséquences. L'excellence se paie... et cause aussi son lot de maux de tête.

L'avantage de la patinoire n'existe plus

Alex Pietrangelo... (Archives AFP) - image 3.0

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Alex Pietrangelo

Archives AFP

Il n'y a pas si longtemps, l'avantage de la patinoire était ce qu'il y avait de plus important. À la lumière de ce qui se trame depuis le début des éliminatoires ce printemps, on peut se demander s'il y a vraiment un avantage à jouer sur sa patinoire en séries.

Avant les duels de vendredi, la moitié des matchs du premier tour ont été gagnés par le club visiteur. Vous avez bien lu, 17 des 34 matchs ont été remportés par les visiteurs. Dont quatre des cinq rencontres de la guerre de tranchées entre les Blackhawks de Chicago et les Blues de St. Louis. Quelle série, celle-là. Toutes des victoires par un but, dont deux en prolongation. Et plus ça va, plus ça devient divertissant.

Le match de jeudi, gagné en cinquième période par les Hawks, était un délice à regarder. Mais dur pour les nerfs. Il faisait bon de voir Patrick Kane sortir de sa coquille pour marquer le spectaculaire but décisif en deuxième prolongation. Mais Chicago ne l'a pas eue facile, leur gardien Corey Crawford leur permettant de survivre avant de l'emporter. Et que dire de la sortie de Duncan Keith, qui a visiblement retrouvé sa vitesse de croisière après sa suspension de six matchs. Il a passé 42 des 83 minutes du match sur la glace, jouant avec tout l'aplomb qu'on lui connaît. Deux autres arrières, son coéquipier Brent Seabrook, une présence physique indéniable, et Alex Pietrangelo (Blues), le meilleur des siens, ont quant à eux joué près de 40 minutes. Chapeau.

Reste maintenant à voir comment les deux clubs vont se comporter à Chicago, samedi soir. Baveux sur les bords, Pietrangelo ne s'est pas gêné pour mettre la table. «Ça va être plaisant d'aller gagner ça à Chicago», a-t-il déclaré à un groupe de collègues après la rencontre de jeudi. C'est notre plan de match. Ils ont le dos au mur.» Parions que les dirigeants des Hawks vont afficher ses paroles sur le babillard dans le vestiaire!

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