C'était bien mal connaître Crosby

Après un début de saison laborieux, Sidney Crosby... (AFP, Matt Kincaid)

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Après un début de saison laborieux, Sidney Crosby fait taire ses détracteurs depuis qu'il a retrouvé son rythme au mois de novembre.

AFP, Matt Kincaid

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Dire qu'il y a quelques mois, on ne l'a pas invité au Match des étoiles de la LNH. Dire que plusieurs «informateurs» affirmaient sans gêne qu'il n'avait pas sa place au sein de la formation canadienne de la Coupe du monde. C'était bien mal connaître Sidney Crosby qui, sans faire trop de bruit, est de retour parmi l'élite. Et le voilà sacré première étoile du mois de mars dans le circuit Bettman

Patrick Kane est parti en peur avec les Blackhawks, l'automne dernier. Comme Jamie Benn et Tyler Seguin, le duo infernal des Stars de Dallas. Alex Ovechkin et ses Capitals ont tout labouré sur leur chemin, le Russe étant toujours le compteur le plus prolifique de la Ligue. Et les deux Joe de San Jose, Pavelski et Thornton, ont fait des Sharks l'une des belles surprises cette saison.

Pendant ce temps, Sid the Kid n'en menait pas large à Pittsburgh en début de saison. En fait, il est parti tout croche, un peu à l'image de sa fin de saison au printemps 2015. Crosby a dû attendre à son sixième match du calendrier régulier avant d'amasser son premier point. Il n'a marqué que deux buts à ses 18 premières sorties, n'a récolté que cinq points en octobre.

Et il y a le style de jeu préconisé par l'entraîneur-chef Mike Johnston qui ne faisait pas l'unanimité. Le dg Jim Rutherford était lui aussi sur la sellette après les acquisitions pas vraiment payantes de Phil Kessel et de Nick Bonino. Arriva ce qui devait arriver et Johnston, malgré une fiche de 15-10-3, a été congédié. S'amène alors Mike Sullivan qui connaît un départ couci-couça derrière le banc. Puis, le déclic. Les joueurs assimilent son système et depuis, tout baigne dans l'huile.

Atmosphère assainie

Crosby est celui qui semble avoir bénéficié le plus du changement de cap préconisé par Sullivan. Il a maintenant le droit de contrôler la rondelle. Et depuis le début de novembre, il est le deuxième meilleur marqueur de la LNH derrière Kane. Et le voilà installé au troisième rang des marqueurs pour la saison avec 32 buts et 79 points. Depuis le 1er janvier, il revendique 23 buts et 52 points. Quant aux Penguins, ils ont la deuxième meilleure fiche dans l'Est au cours de la même période, une victoire de moins que les Capitals, mais avec le même nombre de points.

L'arrivée de Sullivan a assaini l'atmosphère dans le vestiaire. Quelques observateurs vont aussi loin que comparer la situation à celle de 2009, quand on a congédié Michel Therrien pour installer Dan Bylsma derrière le banc. Quelques mois plus tard, Pittsburgh remportait la Coupe Stanley.

Évidemment, il ne faut pas partir en peur, même si les Penguins ne semblent plus vouloir perdre. Et c'est impressionnant de voir qu'ils le font sans les services d'Evgeny Malkin et d'Olli Maatta. Ils n'ont perdu qu'une seule fois à leurs 11 dernières sorties.

Marc-André Fleury, qui a remporté sa 35e victoire de la saison jeudi, se dresse tel un mur devant le filet. Et que dire de Kristopher Letang, le meilleur arrière de la LNH au cours des deux derniers mois, peu importe ce qu'en pensent les amateurs d'Erik Karlsson, à Ottawa?

Pour l'instant, Crosby s'amuse avec ses compagnons de trio Chris Kunitz et Patric Hornqvist. Quant à l'énigmatique Phil Kessel, il a marqué ses 24e et 25e buts jeudi. Nick Bonino et Carl Hagelin complètent son trio en l'absence de Malkin et ça roule, leur affaire.

Encore de l'essence?

Reste à voir si les Penguins jouent leur meilleur hockey trop rapidement. Les séries s'en viennent dans une dizaine de jours. Auront-ils encore de l'essence dans le réservoir pour compétitionner avec les Rangers, les Islanders et les Capitals de ce monde? Il faut se rappeler que depuis leur conquête de la Coupe Stanley en 2009, les Pens n'ont gagné que trois séries. Fleury traîne une réputation du gars qui s'effondre lorsque l'enjeu est important. On sera fixés d'ici la fin du mois. Jusque là, tous les espoirs sont permis.

Crosby fini? Ben voyons donc. Vous savez, il n'a que 28 ans...

Lutte sans merci dans l'Ouest

Si vous croyez la bagarre pour le positionnement en séries corsée dans l'Est, c'est encore plus intense à l'autre bout du continent. Avec entre six et quatre matchs à jouer, à peu près aucun des clubs de l'association de l'Ouest n'est assuré de son rang au classement.

Dallas et St. Louis se disputent le premier rang de la section Centrale pendant que les Blackhawks, en chute libre, tentent par tous les moyens de ne pas tomber parmi les quatrièmes as. Ni Nashville ni Minnesota n'ont dit leur dernier mot. Dans la section Pacifique, Los Angeles et Anaheim s'échangent la tête soir après soir pendant que les Sharks de San Jose aiguisent leurs dents en prévision d'une première ronde contre un de ses rivaux californiens.

De toute la bande, ce sont les Blues qui font flèche de tout bois avec cinq victoires de suite malgré plusieurs blessés qui sont cependant sur le point de revenir. Habituellement pourris en séries, les Blues sont-ils mûrs pour un long printemps?

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