Le petit McDavid a bien grandi!

En 2009, Connor McDavid et l'Express de York-Simcoe... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

En 2009, Connor McDavid et l'Express de York-Simcoe avaient atteint la finale AA du Tournoi international pee-wee de Québec. On le voit ici contre le gardien Gabriel Parent, des petits Remparts, lors de la demi-finale.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Dire qu'il n'y a pas tout à fait sept ans, il virevoltait sur la patinoire du Colisée Pepsi. Connor McDavid venait de fêter ses 12 ans lorsqu'il a mené l'Express de York-Simcoe à la finale AA du Tournoi international pee-wee de Québec en 2009. C'était l'année du 50anniversaire du plus gros événement de hockey mineur au monde et le surdoué avait eu l'occasion d'y côtoyer les plus grandes vedettes de son sport de prédilection l'ayant précédé en nos murs.

McDavid avait quitté la Vieille Capitale les larmes aux yeux. Il avait marqué lors de la rencontre ultime, mais l'Express avait finalement perdu 4-3 aux mains des puissants Blues de St. Louis, dirigés par l'ex-arrière étoile de la LNH Al MacInnis. Dévasté par la défaite, il avait cependant apprécié l'expérience vécue chez nous et avait rapporté quelques souvenirs à la maison.

Dont une photo de lui en compagnie de Mario Lemieux tout près d'un vestiaire dans les catacombes du vieux Colisée. C'est son père Brian, qui dirigeait l'équipe de York-Simcoe cette année-là, qui a raconté l'histoire de la photo au collègue Gare Joyce, de Sportsnet.

Il semble que tout juste avant l'un des matchs de l'Express, le grand 66 a été assailli par une meute de chasseurs d'autographes à sa sortie d'un vestiaire voisin, celui des petits Penguins de Pittsburgh. Témoin de la scène, papa McDavid a suggéré à son fils d'en profiter pour se faire photographier en compagnie de la légende. Mais Connor ne voulait rien savoir, déclarant qu'il devait se préparer pour son match. On voit de quel bois il se chauffait, même à 12 ans.

Insistant, Brian McDavid n'a pas lâché le morceau jusqu'à ce qu'il empoigne son fils dans ses bras, le soulève et le plante aux côtés de Lemieux. Avec comme résultat une belle photo du grand Lemieux qui sourit et le petit McDavid qui fait la baboune. Disons que le jeune n'a pas trop changé, parce qu'il n'aime pas plus se faire prendre en photo aujourd'hui.

Et ses entrevues ne sont pas les plus animées non plus. Mais chez lui, l'expression «parler par ses gestes» a toute sa signification. Parce que diable qu'il est bon sur la glace.

Le jeu des comparaisons

En fait, il faut se demander jusqu'où McDavid peut aller. Tous s'attendaient à le voir mettre la main sur le trophée Calder remis à la recrue par excellence du circuit Bettman. À ses 13 premiers matchs du calendrier régulier, il avait bien paru, amassant 12 points. Lentement mais sûrement, il s'acclimatait à la vitesse d'exécution de la LNH. Mais boum! Le 3 novembre, il chute lourdement dans la bande et subit une fracture de la clavicule gauche.

Pendant sa convalescence, qui lui a fait rater 37 matchs, on l'avait un peu oublié. Et les Oilers, qui avaient eux aussi montré de belles choses en début de saison, avaient retrouvé leur niche habituelle dans le bas du classement général. Mais dès son retour au jeu après la pause du Match des étoiles, il a explosé. Jumelé à Jordan Eberle, le revoilà qui fait la manchette à presque toutes ses sorties. L'autre membre du trio, Benoit Pouliot, profite des habiletés des deux jeunes et il s'en sort pas si mal lui non plus.

Vrai, il y a eu ce léger passage à vide à Montréal et à Brooklyn. Faut le dire, les Oilers ne sont pas encore la puissance qu'ils vont devenir. Mais à ses six matchs depuis son retour au jeu, McDavid totalise 12 points. Il en revendique maintenant 24 en 19 rencontres. Et le jeu des comparaisons est commencé.

Parmi les joueurs vedettes actifs, Patrick Kane avait récolté 22 points à ses 19 premiers matchs dans la LNH. Alex Ovechkin et Sidney Crosby, recrues la même année en 2005-2006, avaient réussi 21 points à leurs 19 premières sorties. Ça vaut ce que ça vaut. Un collègue de Toronto s'amusait à tweeter qu'à son 19e match en carrière, Wayne Gretzky avait réussi une soirée de quatre points (2-2) contre les Maple Leafs. À son 19match en carrière, jeudi, McDavid amassait cinq points (2-3) contre... les Leafs!

Les Capitals n'arrêtent pas

C'est vraiment l'année des Capitals de Washington. Ce club-là continue de rouler allègrement, la pédale au plancher. Les hommes de Barry Trotz ont engrangé leur 40e victoire en prenant la mesure du Wild, jeudi. Ils ont atteint le plateau des 40 gains à seulement leur 53e match, les plus rapides à le faire dans toute l'histoire de la LNH (selon la firme Elias Stats). Ce qui n'est pas banal.

Bien connu pour ses stratégies plutôt défensives, Trotz a su inculquer une responsabilité aux deux bouts de patinoire à ses joueurs. Pas surprenant qu'avec le gardien Braden Holtby en prime, les Caps revendiquent la meilleure moyenne de buts contre, n'en ayant accordé que 121.

Mais à l'autre bout de la patinoire, c'est aussi étincelant. Avant les matchs de vendredi, seuls les Kings avaient marqué plus de buts que les Caps, 180 contre 178. Seuls en tête du classement général, les Caps ont 14 points d'avance sur leurs plus proches poursuivants dans l'Est, les Panthers de la Floride, et huit points d'avance sur les meilleurs dans l'Ouest, les Blackhawks de Chicago, qui ont cependant disputé cinq matchs de plus. Impressionnant.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer