Les mains liées par Price

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Au départ, Price devait rater à peu près six semaines. Voilà que l'on repousse son retour après la pause des Étoiles.

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Il sera intéressant de voir comment va manoeuvrer Marc Bergevin maintenant que le Canadien sera privé des services de Carey Price jusqu'en février. La logique voudrait que le directeur général de la formation montréalaise s'en tienne au statu quo. Sauf que depuis quelques jours, ses vis-à-vis de la LNH ont la bougeotte.

Les insuccès du Tricolore au cours des six dernières semaines font bien des mécontents dans la nation bleu-blanc-rouge. Plusieurs inconditionnels réclament des changements majeurs. Pas des à-côtés comme Tokarski pour Friberg. Mais Bergevin n'est pas dupe. Acclamé comme un grand bâtisseur pendant la séquence heureuse de son club en octobre et en novembre, voilà que certains le clouent au pilori et le tiennent responsable des revers à répétition. Faut se calmer.

Et Bergevin a une belle excuse pour se calmer. Le Canadien joue sans son meilleur joueur depuis le 25 novembre. Au départ, Price devait rater à peu près six semaines. Voilà que l'on repousse son retour après la pause des Étoiles. Une décision réfléchie pour le revoir au sommet de son art, parce qu'après l'éreintant calendrier de décembre, il ne reste plus au Canadien que huit matchs à disputer en janvier.

Alors j'imagine que Bergevin et les autres membres de son état-major vont attendre le retour du meilleur gardien au monde avant de virer l'alignement à l'envers. Ça ne prend pas grand-chose pour remettre un club sur les rails. Si tous les pions sont à la bonne place, l'harmonie revient vite sur la patinoire.

Le sentiment d'urgence de gagner est normal. La parité est telle dans la LNH qu'une longue série d'insuccès peut te sortir d'une place en séries. Et comme les clubs de tête ont déjà commencé à peaufiner leurs alignements, ça ajoute au stress. Mais Bergevin est comme pris entre l'arbre et l'écorce, justement parce qu'il n'a pas tous ses éléments. Et qu'il n'a pas nécessairement de monnaie d'échange pour faire une transaction à la Johansen-Jones comme celle complétée entre Columbus et Nashville cette semaine.

Il est plutôt rare de nos jours de voir deux clubs s'échanger des jeunes aussi talentueux et voués à de si longues carrières. Mais Ryan Johansen, prototype idéal du centre numéro 1, ne faisait plus l'affaire chez les Blue Jackets et l'arrivée de John Tortorella à Columbus a comme précipité le changement d'air. Pendant ce temps, Seth Jones faisait bien l'affaire chez les Predators. Mais la présence d'arrières comme Weber, Josi, Ekholm et Ellis à la ligne bleue et le trou au centre rendaient la transaction idéale pour les deux clubs. Le temps nous dira qui aura eu le dessus, mais pour l'instant, c'est pas mal égal.

Vincent Lecavalier et Luke Schenn vont combler des petits trous à Los Angeles, où les Kings reluquent une troisième Coupe Stanley au cours des cinq dernières saisons. Et Mike Richards devrait faire de même à Washington, le meilleur club pour l'instant dans l'Est. Des mouvements de personnel qui n'ont pas coûté très cher.

Le Canadien devrait donc être en mode attente jusqu'à ce que Price revienne en santé. S'il est là en pleine forme avant la fin de la période des transactions, Bergevin sera tenté de jouer avec son alignement pour espérer rivaliser avec les Capitals, les Kings, les Blackhawks et les Stars de ce monde. C'est pas mal clair qu'il y a des trous dans les deux premiers trios. Sinon, ça ne lui servira absolument à rien de faire le ménage avant la fin de la saison. Parce que sans Price, le CH ne sera pas compétitif, point à la ligne.

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Jonathan Drouin

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Et si Drouin allait rejoindre MacKinnon?

Le dossier Jonathan Drouin fait couler beaucoup d'encre depuis que son conseiller Allan Walsh a laissé filtrer qu'il avait demandé au Lightning de Tampa Bay d'échanger son client. Les amateurs du Canadien aimeraient le voir débarquer à Montréal, mais je doute que Marc Bergevin ait le goût de payer le prix demandé. Et on doute aussi que le dg Steve Yzerman ait le goût d'envoyer un jeune aussi prometteur à un adversaire de l'Est.

Selon les collègues qui sont près du dossier, les Blues de St. Louis auraient une longueur d'avance. Yzerman et son adjoint Pat Verbeek auraient assisté à plusieurs matchs des Blues dernièrement. Mais Verbeek a également passé plusieurs jours à Denver cette semaine. Est-ce que Drouin pourrait rejoindre son pote Nathan MacKinnon avec qui il a aidé les Mooseheads de Halifax à remporter la Coupe Memorial en 2013? Appelé à commenter la situation par un journaliste du Denver Post, Patrick Roy, qui a affronté les deux surdoués alors qu'il dirigeait les Remparts, a dit ceci : «Je crois que le Lightning tente de le [Drouin] mouler à l'image du club comme ils ont fait avec [Ondrej] Palat et [Alex] Killorn. Les Red Wings agissaient de la sorte quand [Steve] Yzerman était à Detroit. Nous, on fait la même chose avec Nikita Zadorov et avec Chris Bigras.»

On a appris pendant ses années chez les Remparts que quand Roy laissait tomber des noms, il laissait filtrer des indices. Est-ce que Zadorov et/ou Bigras seraient assez pour amener Drouin avec l'Avalanche? Pas sûr. Et de toute manière, on a besoin d'arrières au Colorado, pas d'un autre jeune attaquant. À moins que le prix soit le bon...

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