L'énigmatique section Pacifique

Les Kings de Los Angeles ont remporté la... (AP, Gene J. Puskar)

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Les Kings de Los Angeles ont remporté la Coupe Stanley en 2012 et en 2014, puis ont raté les séries en 2014-2015 malgré la faiblesse de la section Pacifique. Leur bouillant entraîneur-chef Darryl Sutter s'est assuré que ça ne se reproduise pas cette saison.

AP, Gene J. Puskar

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Les rares visites des clubs de l'association de l'Ouest, comme celle des Kings au Centre Bell, jeudi, nous amène à jeter un rare regard sur ces équipes que l'on ne voit pas assez souvent. Si Los Angeles semble avoir retrouvé sa place parmi l'élite de la Ligue nationale, les autres équipes de la section Pacifique soulèvent beaucoup d'interrogations.

Les Kings, nous les connaissons en raison de leurs succès passés... et pour leur virage à 180 degrés la saison dernière. Champions de la Coupe Stanley en 2012 et en 2014 malgré des qualifications tardives pour le bal printanier, ils ont mis la pédale un peu douce pendant le calendrier régulier 2014-2015. Et malgré le fait qu'ils évoluent dans la section la plus faible de la LNH, ils ont raté les séries.

Une erreur qu'ils ne répéteront pas cet hiver, parole de leur bouillant entraîneur-chef Darryl Sutter. Pas du genre à mâcher les mots, il s'est fait très clair avec ses protégés, qui avaient dû composer avec un paquet de problèmes hors glace l'an passé. Ils semblent avoir compris le message parce qu'ils connaissent leur meilleur début de campagne depuis belle lurette.

Va pour les Kings, mais c'est le reste de la gang de la Pacifique qui n'est pas facile à suivre. Les Coyotes de l'Arizona étaient partis en peur en début de saison, mais leurs meilleurs éléments sont trop jeunes. Et voilà qu'ils viennent de perdre leur gardien Mike Smith pour une longue période. Aussi bien dire que les carottes sont cuites sous le soleil du chaud désert.

Quant aux Canucks et aux Ducks, ils ne sont jamais parvenus à se mettre en marche et ça n'augure pas bien. À Vancouver, c'est un long processus de reconstruction qui s'amorce. Et à Anaheim, voilà que Bruce Boudreau vient de dégommer Ryan Getzlaf, qui change de trio.

Deux espoirs en Alberta

Le seul espoir de la section mal-aimée se trouve en Alberta. Deux espoirs, devrais-je dire. Les Oilers étaient partis tout croche et quand ils ont perdu les services du surdoué Connor McDavid, ça s'annonçait laborieux. Mais alors qu'on les croyait morts et enterrés, ils ont «collé» six matchs sans défaite.

C'est signe qu'il y a peut-être de meilleurs jours à venir à Edmonton, malgré tout. Ils flirtent avec une fiche de ,500, ce qui peut être considéré comme une victoire en soi. Il va quand même falloir que le dg Peter Chiarelli jongle avec son alignement s'il veut passer à autre chose.

Ce qui nous amène aux Flames, le club de l'heure dans la LNH. Club fétiche des médias canadiens le printemps dernier, la troupe de Calgary avait surpris la planète hockey avec un alignement jeune en attaque et une défensive de cols bleus. On voyait donc gros pour eux cette année, surtout dans une section aussi faible que la Pacifique. L'ajout d'un arrière à l'avenir prometteur en Dougie Hamilton, acquis des Bruins, et d'un attaquant comme Michael Frolik enthousiasmait leurs inconditionnels partisans.

Un désastreux début saison a toutefois vite effacé tout le bon travail accompli par Bob Hartley. À un point tel qu'à la fin de novembre, on colportait que son message ne passait plus. De la foutaise, selon moi. À un moment donné, il faut que les joueurs se regardent dans le miroir.

Et c'est ce qu'ils doivent avoir fait après la deuxième période du match du 1er décembre. Tirant de l'arrière 0-3 aux mains des Stars de Dallas, ils sont revenus avec trois buts sans riposte et l'ont finalement remporté en tirs de barrage. Depuis, ils n'ont pas perdu. Jeudi, ils ont gagné leur septième match de suite contre... Dallas.

Est-ce qu'ils peuvent maintenir la cadence? Probablement pas. Comme dirait l'autre, ils ne sont pas gros. Mais ils ont du coeur, et ça compte pour beaucoup. Ils marquent beaucoup de buts, ce qui donne un peu de corde à leurs gardiens qui ont connu leur part de hauts et de bas - plus de bas -, jusqu'à maintenant. Karri Ramo, qui a fait un stage de remise en forme dans la Ligue américaine après quelques problèmes devant le but, revendique une fiche de 11-5-1 depuis son rappel. À suivre...

Une fiche de ,500 suffit

Mais le fait demeure qu'avant les matchs de vendredi, six des sept clubs de la section Centrale avaient une meilleure fiche que le club de deuxième position dans la section Pacifique. Malheureux pour les bons clubs de la Centrale dans la formule actuelle de classement pour les séries. Dans chaque association, les trois meilleurs clubs de chaque section se classent automatiquement. Deux autres clubs, les quatrième et cinquième as, ceux qui ont le plus de points parmi les exclus, se classent aussi.

Donc pas surprenant que cinq des huit clubs classés dans l'Ouest proviennent de la Centrale. À l'inverse, comme il y a trois places garanties dans la Pacifique, un club n'a besoin que d'une fiche de ,500 pour passer. Voilà pourquoi il faudrait repenser cette fichue de formule. À moins de disputer un calendrier vraiment équilibré.

La résurrection de l'Avalanche

Il n'y a pas si longtemps, l'Avalanche du Colorado était déjà décompté. Les observateurs voyaient difficilement les protégés de Patrick Roy revenir dans la course pour les séries dans la compétitive section Centrale. Mais le vent tourne à Denver. Peut-être pas à Denver même, parce que l'Avalanche a une meilleure fiche à l'étranger qu'à la maison, mais ça s'en vient.

En battant les Islanders, jeudi, l'Avalanche remportait sa quatrième victoire de suite et revendiquait une fiche de 7-3-0 à ses 10 dernières sorties. Encore plus intéressant : la fiche parfaite lors du dernier voyage avec des victoires successives à Nashville, à St. Louis et à Chicago, tous des adversaires de section. Pour le moment, l'Avalanche est à trois points des Predators et d'une place en séries. Pas si mal, n'est-ce pas?

Plus intéressant encore, c'est l'attitude de Roy qui semble avoir changé. Depuis son arrivée au Colorado, il prône un rythme rapide, du jeu axé sur l'attaque. Il a toujours répété qu'il adorait voir ses joueurs donner un bon spectacle, être divertissants. Or selon les collègues de Denver, il aurait rassemblé ses joueurs avant le match de jeudi et leur aurait dit : «Les patisans viennent ici avant tout pour vous voir gagner. Ils veulent un bon spectacle, mais ils veulent des victoires.»

On semble plus conscient de sa défensive chez l'Avalanche. Et il y a bien sûr le gardien Semyon Varlamov qui semble avoir retrouvé ses moyens d'il y a deux saisons alors qu'il avait mené son club au championnat de section.

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