Le temps de bouger à Edmonton

Connor McDavid a vite prouvé qu'il est en... (La Presse Canadienne, Jason Franson)

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Connor McDavid a vite prouvé qu'il est en mesure de répondre aux attentes.

La Presse Canadienne, Jason Franson

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Les joueurs des Oilers se sont mis à jouer de la musique, ceux du Canadien ont délaissé le hockey inspiré pour se mettre à danser.

En un rien de temps, les jeunes du nord de l'Alberta avaient comblé un déficit de 0-3, jeudi, pour se sauver avec une victoire de 4-3. Pas si mal, les kids. Ne reste plus qu'à le faire sur une base régulière. Ce qui est pas mal plus difficile à faire qu'à dire.

Du talent brut, il y en a plein le vestiaire à Edmonton. Brut, mais surtout jeune. Très jeune. Au moins un joueur de 23 ans ou moins a récolté un point sur 25 des 28 buts marqués par les Oilers jusqu'à maintenant, cette saison. Au moins un point sur les 16 derniers buts marqués par le club au cours des cinq dernières rencontres.

Et lorsque l'on parle de talent, le prodige Connor McDavid vient en tête de liste. Après 11 matchs, l'Ontarien de 18 ans totalise déjà 12 points, dont 5 buts. Mine de rien, même s'il se retrouve au sein d'une équipe qui souffre encore de douleurs de croissance, il est cinquième meilleur marqueur dans toute la Ligue nationale de hockey.

Il n'y a pas à douter qu'il va répondre aux attentes. Dans un proche avenir, il n'y aura pas de limites à ce qu'il pourra faire sur une patinoire. Dire qu'il ne pourra représenter le Canada lors de la Coupe du monde parce qu'il sera trop jeune...

Le plus réjouissant pour les dirigeants des Oilers, c'est que McDavid n'est pas le seul bon jeune. Parce que l'équipe est si mauvaise depuis si longtemps, elle a emmagasiné les bons choix de repêchage. Le hic, c'est que la multitude d'espoirs de premier plan n'a toujours pas appris à gagner. Une situation que le dg fraîchement débarqué de Boston, Peter Chiarelli, devra corriger au plus vite. Et je parie qu'une soirée comme celle de jeudi contre le Tricolore va l'inspirer. Et lui montrer que le temps est venu de bouger à Edmonton.

Ça fait quelques années qu'on le dit - et c'est encore plus vrai aujourd'hui - qu'il faut laisser partir quelques bons jeunes pour aller chercher des vétérans capables de faire passer les Oilers à un autre niveau. Jeudi, ce sont les espoirs camouflés qui ont fait la différence. Trois gars récemment rappelés du club-école de la Ligue américaine à Bakerfield. Leon Draisaitl, premier choix de 2014 (3e au total) que nous avons connu au tournoi de la Coupe Memorial de mai à Québec alors qu'il défendait les couleurs de Kelowna, a marqué deux fois. L'arrière Darnell Nurse, qui a joué avec l'aplomb qui avait fait de lui le meilleur défenseur de l'équipe nationale junior. Et Brandon Davidson.

De voir trois joueurs qui n'ont pas commencé la saison avec le grand club s'affirmer comme ils l'ont fait pourrait permettre à Chiarelli de finalement transiger pour colmater les brèches évidentes à la ligne bleue. Avec les Taylor Hall, Nail Yakupov, Ryan Nugent-Hopkins, Jordan Eberle (qui n'a pas encore joué cet automne, mais qui devrait revenir sous peu), Griffin Reinhart et Justin Schultz, les Oilers ont tout simplement trop de bons jeunes. À un moment donné, il faut faire des choix avant qu'il soit trop tard.

L'exemple des Nordiques

Les plus vieux comme moi ont vécu l'exemple des Nordiques. Pendant peut-être un ou deux ans de trop, Pierre Pagé avait trop hésité à se départir de quelques-uns de ses bons jeunes. Et il en avait beaucoup. Sakic, Sundin, Nolan, Kovalenko, Fiset, Rucinski, Ricci, Leschyshyn, Foote, Simon pour ne nommer que ceux-là, plus les Forsberg, Deadmarsh, Thibault et Corbet qui se pointaient à l'horizon.

Il aura fallu l'arrivée du fonceur Pierre Lacroix, qui a fait un mini ménage, pour propulser les Nordiques-Avalanche à l'autre niveau. D'abord en laissant partir Mats Sundin pour Wendel Clark, ce qui a amené un dynamisme différent lors de la dernière campagne à Québec. L'automne suivant, à Denver, Clark faisait place à Claude Lemieux. Puis, Owen Nolan a été sacrifié pour le quart-arrière Sandis Ozolinsh. Et bien sûr, Jocelyn Thibault, Martin Rucinsky et Andrei Kovalenko ont fait place à Patrick Roy et à Mike Keane. Quelques années plus tard, c'était au tour d'Adam Deadmarsh et d'Aaron Miller d'être échangés pour un autre arrière étoile, Rob Blake.

Qui partira et qui restera à Edmonton? Quel vétéran de premier plan viendra épauler Connor McDavid? Tout ce qui est sûr, c'est que Peter Chiarelli doit bouger. Et la chance qu'il a, c'est que les Oilers évoluent dans la division la plus faible de la LNH, la Pacifique. Avec quelques éléments de plus, il sera facile de se glisser parmi les trois premiers de la division et s'assurer d'une place en séries. À partir de là, tout est possible...

Le style Bruce Boudreau (anglais)

Directions opposées pour les Kings et les Ducks

Les deux clubs de Los Angeles sont partis dans des directions opposées. Et contraires à celles de l'an dernier alors que les Ducks avaient bien failli se glisser en finale de la Coupe Stanley et que les Kings avaient raté les séries après avoir enlevé le championnat la saison précédente.

Cette fois-ci, Anaheim tarde à se mettre en marche malgré le statut de favori. L'entraîneur-chef Bruce Boudreau est sur le siège éjectable et son prochain match, dimanche, oppose sa bande aux puissants Predators de Nashville, qui n'ont perdu qu'une fois. Un Boudreau qui ne sait plus quoi dire, lui qui n'est pourtant pas du genre à garder le silence. A-t-il fait un faux pas dans le vestiaire pour «perdre sa chambre»? A-t-il été trop dur avec ses joueurs, le défaut qu'on lui trouvait à Washington? On a des preuves sur vidéo de ses dérapages chez les Capitals. À suivre dans les prochains jours.

Pendant ce temps, les Kings viennent de coller six victoires après avoir perdu leurs trois premiers matchs. Darryl Sutter semble avoir trouvé les combinaisons gagnantes en attaque, jumelant Milan Lucic à Jeff Carter et à Tyler Toffoli. Lucic avait commencé la campagne en compagnie de Anze Kopitar et de Marian Gaborik et ça n'avait rien donné de concluant. Avec Carter et Toffoli, il forme le trio de l'heure dans la LNH. Les Kings ressemblent actuellement au club qui avait remporté la Coupe Stanley en 2012 et en 2014.

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