Quand Price se met à frapper

En plus de blanchir les Rangers jeudi, Carey... (La Presse, Bernard Brault)

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En plus de blanchir les Rangers jeudi, Carey Price en a profité pour savourer une petite vengeance contre Chris Kreider.

La Presse, Bernard Brault

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) CHRONIQUE / Carey Price s'est de nouveau surpassé face aux Rangers de New York, jeudi. Ses arrêts spectaculaires, notamment aux dépens de Derek Stepan et de Rick Nash, se retrouveront sans doute parmi les faits saillants de la semaine. Mais le jeu qui résume le plus quel genre de compétiteur est vraiment le 31 du Canadien, c'est lorsqu'il a mis en échec Chris Kreider tôt en troisième période.

Le même Kreider qui l'avait sorti des séries au printemps 2014. Lors du premier match de la finale de l'Est, l'attaquant des Rangers qui traîne la réputation de forcer la note dans le rectangle des gardiens, avait fait une longue glissade vers la cage de Price, le blessant sérieusement à un genou.

Après le match, jeudi, le gardien a plaidé l'ignorance. «Je ne savais pas que c'était lui. Je venais de faire une passe et, en me retournant, je suis tombé face à un joueur.» Mais lorsqu'on analyse la reprise vidéo qui a une vue de derrière le but, on se rend compte que Price aurait pu éviter son adversaire. Qu'il l'a bien vu venir! Et qu'après l'avoir mis en échec, il s'est arrêté pour le fixer longuement avant de retourner devant son but.

Price a ajouté que Kreider était tombé à la renverse après le choc «parce que je ne suis pas un poids plume». Ça, on le lui concède. À 6'3'' et tout près de 220 livres, il a le gabarit d'un défenseur. Mais au bout du compte, la tendance veut qu'un gardien allumé comme Price sait toujours ce qui se trame autour de lui. Les gars de son calibre ont les sens aiguisés, ont des yeux derrière la tête. Il en devait une à Kreider, peut-être deux ou trois, même, et il a vu la chance de marquer un point.

Le meilleur joueur de toute la LNH la saison dernière a déclaré à l'aube du camp d'entraînement qu'il pourrait faire encore mieux que l'an passé. Plusieurs observateurs avaient alors souri. Mais Price connaît un début de campagne à la hauteur des attentes. Il est le meneur incontesté de cette équipe, celui qui donne le ton devant le but. Et maintenant avec ses épaules.

La mise en échec de Price sur Kreider

Meilleur club

Encore plus important, Price a un meilleur club devant lui. Le Canadien a connu une superbe saison en 2014-2015. Mais il lui manquait quelque chose alors que plusieurs joueurs semblaient chercher leur place au sein de l'alignement.

Il n'y a pas eu énormément de changements pendant l'été. Marc Bergevin et Michel Therrien ont juste effectué quelques ajustements. Pacioretty capitaine, Galchenyuk au centre, Desharnais rétrogradé au troisième trio, Petry intégré au quatuor d'arrières, Fleischmann obtenu pour rien pour donner de la profondeur. Rien de majeur, mais combien efficace!

Et voilà que l'on prolonge le contrat de Tomas Plekanec pour deux ans, contrat qui venait à échéance à la fin de la présente campagne. Tout le monde va être de bonne humeur. Faudra cependant songer à renégocier celui de Price un de ces quatre, car à

6,5 millions $ par année pour les trois prochaines saisons, c'est nettement insuffisant.

Pour l'instant, le Canadien marque en moyenne trois buts par match et n'en accorde qu'un par sortie. Après 82 rencontres l'année dernière, Montréal avait marqué en moyenne 2,7 buts par match et en avait accordé en moyenne 2,3. De quoi réjouir les dirigeants qui aimeraient cependant voir l'attaque massive en donner plus.

Le trio de l'heure, actuellement, c'est celui composé de Desharnais, Weise et Fleischmann. Pas si mal pour une troisième unité. Desharnais récolte des points dans un rôle plus effacé, ce qui donne davantage de munitions à Michel Therrien.

Pacioretty, Gallagher et Plekanec font le travail, Galchenyuk et Eller aussi. Il y a juste l'énigmatique Semin qui commence déjà à réchauffer le banc qui fait sourciller son entraîneur-chef, qui ne se gêne pas pour le remplacer à l'occasion sur le deuxième trio. Semin n'a pas coûté cher, mais après cinq matchs, il ne vaut pas cher. À suivre dans son cas. Faudra voir ce qui pourrait se produire si jamais Zack Kassian revenait dans l'entourage de l'équipe à sa sortie de cure. Mais ça risque de prendre du temps.

Le prochain test du Canadien a lieu samedi, au Centre Bell. Les Red Wings de Detroit, qui s'en tirent pas trop mal dans l'ère post-Babcock, s'amènent en ville. Invaincus en trois sorties avant d'affronter les Hurricanes de la Caroline hier soir, les Wings n'ont rien changé de leurs habitudes sous la férule de leur nouvel entraîneur-chef Jeff Blashill, un gars de la famille, comme on dit. 

Le Tricolore sera avantagé par le calendrier, leur adversaire ayant joué la veille. Mais comme on dit, c'est sur la glace que ça se joue. Personne ne va gagner tous ses matchs cet hiver. Alors pendant que le plaisir dure, il faut en profiter. Parité exige, tout le monde peut battre n'importe qui dans le circuit Bettman. À moins que Carey Price ne décide le contraire...

Claude Larochelle a été intronisé au Temple de... (Photothèque Le Soleil) - image 4.0

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Claude Larochelle a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1989.

Photothèque Le Soleil

Je me souviens de M. Larochelle

Je ne l'ai jamais appelé Claude. Dans mon livre à moi, c'était M. Larochelle. On parle beaucoup de lui depuis quelques semaines, depuis l'annonce par les gens de la Ville de Québec et des dirigeants de Québecor, opérateurs du Centre Vidéotron, que l'animateur Marc Simoneau et le chroniqueur Albert Ladouceur seraient immortalisés dans le nouvel amphithéâtre de Québec.

Bien content pour Marc et pour mon ami Albert, ils ont accompli leur travail avec beaucoup d'aplomb au fil des ans. Mais M. Larochelle ne mérite pas de sombrer dans l'oubli. Pas un homme de son envergure, pas un homme de son talent, pas un homme qui a marqué le journalisme sportif de Québec, du Québec et bien au-delà de nos frontières. N'est-il pas le seul de chez nous à avoir sa niche au Temple de la renommée du hockey? Je suis passé par le Panthéon à Toronto la semaine dernière et j'ai revu sa plaque bien en évidence dans le grand hall des intronisés. C'est en 1989 qu'il y a fait son entrée. Ça m'a donné des frissons de voir l'hommage au récipiendaire du Elmer Ferguson Memorial Award, nom que l'on donne au trophée réservé aux journalistes de la presse écrite.

M. Larochelle nous a quittés trop tôt à la suite d'un dur combat avec le cancer. Mais je n'oublierai pas celui qui m'a embauché au Soleil, qui m'a conseillé et encadré lorsque je me suis retrouvé à la couverture des Nordiques. Je me souviens de M. Larochelle et je souhaite de tout coeur que l'on se souvienne de ce qu'il a fait pour la communauté sportive de Québec en lui trouvant aussi une place dans le Centre Vidéotron. Une place à la hauteur de ce qu'il a été.

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