Combat épique de recrues en vue

Jack Eichel (à gauche)... (AP)

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Jack Eichel (à gauche)

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<p>Kevin Johnston</p>

(Québec) Connor McDavid ou Jack Eichel? Eichel ou McDavid? Peu importe comment on tourne la question, la réponse ne sera connue qu'en avril 2016. Ce sera le combat d'une génération pour le trophée Calder, une bagarre qui s'annonce aussi palpitante que la dernière du genre opposant les super recrues Sidney Crosby et Alex Ovechkin en 2005-2006.

Ça fait déjà un bon bout de temps que l'on compare Connor McDavid et Jack Eichel, des joueurs de centre à peu près du même gabarit qui ont dominé partout où ils sont passés. Le premier, un Canadien issu du hockey junior majeur, le second, un Américain issu du hockey universitaire de son pays. Tous deux ont été sacrés les meilleurs joueurs de leurs circuits respectifs malgré leur jeune âge. Tous deux ont déjà prouvé qu'ils pouvaient plus que tenir leur bout avec les grands de la Ligue nationale de hockey lors de leurs premiers matchs préparatoires. Tous deux sont prêts à participer à la relance de leurs formations moribondes respectives.

Jusqu'à maintenant, c'est McDavid qui a eu le dessus. Premier choix au total de la dernière séance de repêchage de la LNH des Oilers d'Edmonton, il a également mis la main sur la médaille d'or lors du dernier Mondial junior. Eichel, deuxième choix au total par les Sabres de Buffalo, n'a pas réussi à mener les États-Unis sur le podium lors du Mondial junior, les Américains devant se contenter du cinquième rang.

Tout ça est cependant chose du passé. Les jeunes sont maintenant des professionnels, et les attentes sont encore plus élevées. À Edmonton, on espère que McDavid sera l'ingrédient qui manquait pour faire lever le gâteau. Absents des séries depuis leur dernier passage en 2006, les Oilers ont tout changé au deuxième étage et derrière le banc. L'arrivée de McDavid, du moins pour l'instant, a ramené un peu de vie dans le vestiaire déjà rempli de beaux espoirs qui ne sont pas parvenus à redonner au club ses lettres de noblesse des années 80.

L'entrée en scène de McDavid tombe pile à tous les points de vue. Nul doute qu'il aura un impact sur la patinoire. Mais il y a aussi le côté affaires qu'il faut soigner. Quand les Oilers ont gagné la loterie qui leur a permis de sélectionner au premier rang, ils ont vraiment gagné le gros lot. Le nouvel amphithéâtre sera prêt l'automne prochain dans la capitale de l'Alberta et il faudra le remplir. Nul doute que McDavid s'en occupera.

Eichel bien encadré

Même chose du côté de Buffalo où on avait besoin de solides fondations pour relancer l'équipe qui a terminé au dernier rang du classement général et qui a généré le moins d'attaque dans toute la LNH au cours des deux dernières campagnes. Les Sabres aussi ont procédé à des changements à leur personnel derrière le banc alors que l'ex des Penguins Dan Bylsma s'amène comme entraîneur-chef.

Histoire de faciliter la transition de Eichel entre le hockey universitaire et les pros, Ryan O'Reilly arrive du Colorado et sera le centre numéro un de la formation du nord-ouest de l'État de New York. Un autre attaquant d'impact, le controversé Evander Kane, lui enlèvera également de la pression. Bien encadré sur la patinoire, il le sera tout autant à l'extérieur de la glace en demeurant avec Matt Moulson et sa famille.

Au terme de la saison 2005-2006, c'est Ovechkin qui avait soulevé le trophée Calder grâce à ses 52 buts et 54 mentions d'aide et 106 points. Il avait pris le troisième rang des meilleurs marqueurs de la LNH. Crosby, un an plus jeune, avait terminé au sixième rang des marqueurs avec 39 buts, 63 aides et 102 points.

Ovechkin et Crosby avaient fait leurs débuts ensemble parce qu'il n'y avait pas eu de hockey la saison précédente en raison d'un lockout. D'ailleurs le Globe and Mail a récemment fait état des meilleures recrues cette année-là, une campagne qui combinait deux cuvées. Outre les prodiges des Capitals et des Penguins, on y retrouvait les jeunes Jeff Carter, Mike Richards, Zach Parise, Duncan Keith, Brent Seabrook, Thomas Vanek, Ryan Getzlaf et Corey Perry pour ne nommer que ceux-là.

Est-ce que McDavid et Eichel vont connaître autant de succès que Ovechkin et que Crosby à leur première saison sous la grande tente? Probablement qu'ils ne récolteront pas autant de points que les deux supervedettes, les buts étant de plus en plus difficiles à marquer dans la LNH. Mais à la lumière de ce que l'on voit depuis le début des camps d'entraînement, ils vont donner du bon hockey à leurs partisans. Une bouffée d'air frais pour deux équipes qui en avaient grandement besoin.

Toutes voiles dehors!

Bonne entrevue du collègue Pierre LeBrun d'ESPN/TSN/RDS avec Patrick Roy et avec Joe Sakic de l'Avalanche du Colorado plus tôt cette semaine. Entrevue au cours de laquelle Roy et Sakic ont affirmé que, malgré les contre-performances de la dernière saison, la formation de Denver allait demeurer fidèle à son identité d'équipe basée avant tout sur l'attaque.

Rafraîchissant d'entendre Roy dire qu'il n'était pas un grand fan de la nouvelle mode des statistiques avancées. «J'en prends et j'en laisse», a-t-il confié à LeBrun. «Je crois que ces statistiques avancées sont bonnes pour vous les journalistes. Ça vous donne la raison pour laquelle, selon vous, l'Avalanche ne connaît pas de succès. Oui, nous aimerions être en possession de la rondelle plus longtemps. Oui, nous aimerions passer moins de temps dans notre territoire. Mais il faut également prendre en considération quel genre de club nous voulons aligner.

«Quand ton club est basé sur l'attaque, qu'il aime se porter en attaque, qu'il préconise une transition rapide, c'est normal que tes joueurs ne soient pas toujours en possession de la rondelle. Nous ne sommes pas le genre de club qui va faire la roue [cycle] en territoire adverse. Nous allons foncer au but, mettre la rondelle rapidement sur le but adverse. Nous sommes comme ça. Nous allons jouer comme ça.»

Même son de cloche du côté de Sakic. «Nous voulons un club qui va maintenir un rythme de jeu très rapide, très relevé, a-t-il expliqué. Oui, c'est important de gagner. Mais nous sommes également dans le monde du divertissement. Vous voulez que ça bouge, que ça soit créatif. Regardez aller les Blackhawks de Chicago. Ça va vite, ça bouge. C'est ce que nous voulons.»

Ça, et le retour en force des MacKinnon, Duchesne, Landeskog et compagnie...

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